BIODIVERSITÉ EN DANGER DANS LE PÉRIGORD VERT … suite …

Voici la réponse de Fabrice CHATEAU, Directeur du PNR Périgord Limousin à notre courriel intitulé « Biodiversité en danger dans le Périgord Vert »

Voici également la réponse de VIAPL à sa réponse…

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Réponse de Fabrice CHATEAU :

Monsieur le Président,

J’ai bien reçu votre message et je vous en remercie.

Pour l’instant le PNR n’a pas été consulté sur ces projets, la procédure veut que, en tant que « personne publique associé » l’Etat sollicite  l’avis du PNR.

Attaché à lutter contre une crise majeure d’extinction de la biodiversité et à faire face au  défi énergétique et climatique qui va bouleverser la planète,  le PNR  prendra  les responsabilités qui lui  incombent au regard de ces enjeux.

Bien cordialement.

Fabrice CHATEAU
Directeur

Maison du Parc – La Barde – 24450 La Coquille
Tél : 05 53 55 36 00 – Fax : 05 53 55 36 01
www.pnr-perigord-limousin.fr

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Réponse de VIAPL :

De
Christian CLAIR
Président de VIAPL
à
Fabrice CHATEAU
Directeur du PNR Périgord Limousin
 
Monsieur Le Directeur,
 
Au nom de tous les membres de VIAPL, je vous remercie d’avoir répondu à mon courrier du 23 mai intitulé « Biodiversité en danger dans le Périgord Vert ».
 
Les membres de VIAPL sont eux aussi très attachés à lutter contre cette crise majeure de la biodiversité et à faire face au défi énergétique et climatique qui va bouleverser notre planète. Une de nos divergences avec vous vient de ce que vous puissiez considérer l’implantation d’éoliennes industrielles géantes comme une solution possible au défi énergétique et climatique alors qu’après une étude la plus objective possible et la plus complète possible, nous sommes parvenus à la conclusion que l’éolien n’est, pour une poignée d' »écolo-businessmen », que le moyen de gagner beaucoup d’argent aux frais des contribuables.
 
En effet, vous (ou en tous cas, si ce n’est pas vous personnellement, c’est au moins le fait de deux élus du Parc qui sont aussi maires de deux communes, à savoir Bernard Vauriac et Pascal Méchineau), soutenez l’implantation d’aérogénérateurs gigantesques qui vont de toute façon avoir un impact plus que néfaste sur la biodiversité – les promoteurs éoliens demandent en effet de véritables « permis de tuer des espèces protégées » – biodiversité à laquelle le PNRPL se dit par ailleurs très attaché, et dans le même temps, vous organisez des ateliers participatifs sur le paysage alors que des éoliennes industrielles géantes de 200m de haut vont plutôt défigurer le paysage du PNR (ainsi qu’une simple maquette à l’échelle permet de s’en rendre compte). Positions et agissements du PNR pour le moins paradoxaux et ambigus.
 
Regrettant que le Parc ait pu admettre l’idée de laisser construire dans son environnement privilégié des machines industrielles gigantesques (de 200m de haut !) qui ne feront que détruire sa biodiversité et ses paysages sans pour autant produire une quelconque énergie rentable, les adhérents de VIAPL et les nombreux pétitionnaires révoltés contre ces projets éoliens monstrueux restent très attentifs aux décisions et aux orientations prises par le Parc quant à ces projets.
 
Puisse ce courrier vous donner l’envie de vous documenter plus avant sur ce qu’il faut bien appeler « le scandale d’État de l’énergie éolienne » (ne serait-ce qu’en référence au dernier rapport de la Cour des Comptes).
 
Bien cordialement à vous,
 
Christian CLAIR, pour tous les membres de VIAPL
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à suivre…

OUI LES INFRA-SONS SONT DANGEREUX POUR LA SANTÉ !…

Pour celles et ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore eu la possibilité de visionner cette conférence fort instructive sur les infrasons.

De quoi répondre aux promoteurs éoliens quand ils nous disent que les éoliennes ne sont absolument pas dangereuses pour la santé !…

(NB : Cette conférence est déjà sur le site de VIAPL mais en anglais uniquement – dans la rubrique « Articles en anglais » (English Posts) en date du 13-02-2018)

Cliquez sur le lien ci-dessous :

Santé et infra-sons par le Pr. Mariana Alves-Pereira – stop eolien 02

Bonne conférence…en un peu moins d’une heure, vous comprendrez pourquoi les éoliennes (et toutes les machines qui produisent des infra-sons) sont néfastes pour la santé…

BIODIVERSITÉ EN DANGER DANS LE PÉRIGORD VERT !…

 

Voici le courriel que VIAPL vient d’envoyer au député Jean-Pierre Cubertafon, au sénateur Bernard Cazeau, au président du PNR Bernard Vauriac, au directeur du PNR Fabrice Chateau, au président de la  LPO Aquitaine, au président de l’Agence Régionale Biodiversité de Nouvelle Aquitaine.

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Christian CLAIR
Président de l’Association VIAPL
Bonjour,
A l’heure où le monde s’inquiète de la disparition des oiseaux, de la menace et du danger qui pèse sur la biodiversité, des projets éoliens sont en cours dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin.
Le plus avancé, intitulé « Projet éolien de la Queue d’Âne », présenté par la Société Abo Wind (« Ferme éolienne de la Queue d’Âne ») situé en plein Périgord Vert sur les communes de Saint Jory de Chalais et de Saint Saud Lacoussière, prévoit au départ l’implantation de 4 aérogénérateurs de 200m de haut, ce nombre pouvant atteindre, à terme, une trentaine de ces machines industrielles géantes. Ce projet impacte fortement aussi les villages et hameaux voisins et notamment la commune de Miallet.
Un second projet est en cours sur la commune de Milhac de Nontron.
 
Ces deux projets sont situés dans un couloir important de migration, comme nous pouvons d’ailleurs le constater chaque année de visu. Une réserve ornithologique située sur le plan d’eau de Miallet, important lieu de repos pour les oiseaux migrateurs et important lieu aussi pour la nidification et la reproduction des oiseaux sédentaires, invite les promeneurs à respecter ce site tout en les sensibilisant aux différentes espèces de l’avifaune.
 
Dans ce contexte, voici les intitulés des deux dossiers que dépose, entre autres, en Préfecture, la société Abo WInd afin d’obtenir l’autorisation de mettre son projet à exécution :
– « Demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées » (Dossier de 122 pages),
–  « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération, ou la dégradation de sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » (Imprimés Cerfa N° 13 614*01 – voir pièce jointe à ce courrier)
 
N’est-il pas paradoxal de pouvoir faire de telles demandes dans un Parc Naturel Régional (où figurent aussi des zones classées Natura 2000) qui doit être, par définition, le garant de la protection et de la conservation de sa biodiversité et de ses paysages ?
 
Aussi, l’association VIAPL (« Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin ») s’inquiète-t-elle fortement pour l’avenir de la biodiversité dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin.
Nous sommes conscients de la nécessité de recourir aux énergies renouvelables, à la condition qu’elles respectent le territoire et sa biodiversité.

 

Nous vous demandons expressément de nous donner votre point de vue sur le sujet crucial qu’est l’avenir de la biodiversité dans le Parc Naturel Régional Périgord Limousin, et plus largement la Dordogne et la nouvelle Aquitaine si, à chaque demande d’implantation d’éoliennes industrielles géantes, des autorisations d’éradiquer des espèces protégées peuvent être délivrées.

 

Dans l’attente de votre réponse, cordialement.
 
Pour VIAPL, Christian CLAIR.
Document joint en pièce jointe :

RÉPONSE REMARQUABLE DE LA LPO DORDOGNE À NOTRE COURRIER DU 14 MAI.

Comme suite à notre courriel du 14 mai à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) de la Dordogne, voici la réponse que nous venons de recevoir.

Nous attendons à présent la réponse de la LPO Aquitaine.

Bonne lecture…

(Pour plus de compréhension, nous avons retranscrit le courriel de VIAPL sous la réponse de la LPO)

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Bonjour,

Je vous propose d’envoyer votre mail au CA de la LPO à l’adresse suivante : president@lpoaquitaine.org.

Cordialement,

Amandine

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Le 14/05/2018 à 15:27, Association VIAPL a écrit :

Bonjour,

A l’heure où la disparition des oiseaux est un sujet inquiétant, un projet de construction d’aérogénérateurs de 200m de haut est en cours dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin et plus spécifiquement dans le Périgord vert.

Ce projet initié par le promoteur Abowind concerne les communes de St Jory de Chalais, St Saud Lacoussière, avec un impact important sur les communes avoisinantes dont Miallet.

Il y est prévu 4 aérogénérateurs mais si nous lisons bien le dossier, cela pourra aller jusqu’à 30 aérogénérateurs de 200m de haut.

Nous sommes situés dans un couloir important de migrations, ce que nous pouvons constater de visu chaque année.

A Miallet, sur le plan d’eau, une réserve ornithologique a été créée.
Des panneaux invitent les promeneurs à faire connaissance avec les différentes espèces d’oiseaux qui, chaque année, viennent y faire une halte, se reposer, lors de leur migration.

Des aérogénérateurs de 200m de haut, cela veut dire destruction de zones de chasse, de nidification et donc de reproduction pour l’avifaune.

De plus, il nous semble paradoxal d’installer des machines industrielles dans un parc naturel régional, lieu qui normalement doit protéger la bio-diversité.

Nous vous mettons en pièce jointe la « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation de sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » par Abowind.
Nous considérons que cela revient à demander une autorisation de tuer.

En tant qu’association VIAPL, « Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin », nous vous demandons votre point de vue quant à l’impact destructeur de ce projet d’implantation d’éoliennes industrielles gigantesques sur l’avifaune et la bio-diversité.

Merci de nous répondre.

Cordialement,

Pour VIAPL, Marie CLAIR, Secrétaire Adjointe

 

ÉOLIENNES ET BIODIVERSITÉ : L’INCOMPATIBILITÉ TOTALE !…

Au moment où Nicolas Hulot prononce un discours appelant à sauver la biodiversité, il s’apprête, dans le même temps, avec Sébastien Lecornu, à déposer un projet de loi visant à favoriser encore plus et plus rapidement les promoteurs éoliens et leurs projets d’implantation d’éoliennes industrielles gigantesques (plus de 200m de haut !) sur tout le territoire français.

VIAPL trouve important de rappeler que ces mêmes promoteurs éoliens font aussi partie des grands destructeurs de la biodiversité…

Comprenne donc qui pourra l’attitude pour le moins ambiguë de Nicolas Hulot !…

En illustration de nos propos, vous trouverez, en cliquant sur les liens ci-dessous, dans le cadre du Projet éolien dit de la Queue d’Âne (projet de la société Abo Wind, situé en Dordogne, sur les communes de Saint Saud Lacoussière et Saint Jory de Chalais), leurs « Dossier de demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées ».

 

Lien N°1 : Les imprimés « Cerfa » de demande de dérogation remplis par Abo Wind

Dossier Abo Wind – Demande de dérogation pour destruction d’espèces animales protégées

 

Lien N°2 : Le dossier d’Abo Wind pour justifier de sa demande de dérogation (122 pages) :

Dossier Abo Wind de la Queue d’Ane – Demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées

 

Bonne lecture…

Lettre de VIAPL à la Responsable du service « Milieux naturels et biodiversité » du Conseil Départemental.

Il faut battre le fer tant qu’il est chaud…La disparition des oiseaux étant actuellement un sujet alarmant, après la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO ; voir article du 14-05-2018), VIAPL écrit au Conseil Départemental…d’autres courriers suivront…

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Courriel de VIAPL à
La Responsable du Service Milieux naturels et biodiversité
Conseil Départemental de la Dordogne

Madame,

Au moment où le monde s’inquiète de la disparition des oiseaux, de la menace qui pèse sur la biodiversité, deux projets d’implantation d’éoliennes industrielles géantes (200m de haut) sont en cours dans le Périgord Vert.
Le plus avancé, intitulé « Projet éolien de la Queue d’Âne », présenté par la Société Abo Wind ( » Ferme éolienne de la Queue d’Âne « ) situé sur les communes de Saint Jory de Chalais et de Saint Saud Lacoussière, prévoit au départ l’implantation de 4 aérogénérateurs, ce nombre pouvant atteindre, à terme, une trentaine de ces machines industrielles. Ce projet impacte fortement aussi les villages et hameaux voisins et notamment la commune de Miallet.
Un second projet est en cours sur la commune de Milhac de Nontron.
Ces projets sont situés dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin, en plein, notamment, sur un couloir migratoire important de l’avifaune.

En pièce jointe, vous trouverez, la « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » déposée par la société Abo Wind. L’intitulé de cette demande parle de lui-même.

En tant qu’association VIAPL, « Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin », nous sommes conscients de la nécessité, à notre époque, de recourir aux énergies renouvelables. Notre association défend l’idée que l’éolien n’est pas la réponse adaptée à notre territoire et que d’autres solutions sont possibles. Faisant référence à la « Motion relative au développement de l’énergie éolienne en Dordogne », motion adoptée par le Conseil Départemental en janvier 2017, nous aimerions connaître votre point de vue quant à l’impact que de tels projets peuvent avoir sur la conservation et la protection de la biodiversité au sein du Parc Naturel Régional du Périgord Limousin. 

Merci de nous répondre,

Cordialement

Pour VIAPL, Christian CLAIR.

 

VRAIMENT RARISSIME !!! ??? …

 Pas si rarissime que cela !…
A voir (ou revoir) notre article de janvier 2018 (ce n’est pas si vieux…) intitulé « Une éolienne de 62m de haut mise au sol par le vent »… C’était à Bouin en Vendée…

Rarissime : une hélice d’une éolienne arrachée à Dio-et-Valquières

EXCLUSIF. L’incident -car l’hypothèse d’un sabotage est exclue par les gendarmes chargés de l’enquête- est rarissime : une hélice -on dit aussi un rotor ou une pale- s’est complètement brisée sur l’une des sept éoliennes du parc implanté sur le site isolé de Lou Pioch, à Dio-et-Valquières, une petite commune rurale située au sud-ouest de Lodève, entre le lac du Salagou et Bédarieux, dans les hauts cantons de l’Hérault.

Selon nos informations, l’incident serait survenu ces derniers jours et n’aurait pas été repéré immédiatement, vu que ce parc éolien est implanté dans une zone montagneuse reculée. Un orage de pluie et de grêle avec de violentes rafales de vent ayant pu atteindre les 120 km/h, voire les 150 km/h aurait frappé cette zone, ce qui peut expliquer que cette hélice de 12 tonnes ait été tordue et brisée.

À moins qu’un impact de foudre ait eu raison de l’hélice. Les investigations techniques sont en cours, mais aucun impact de foudre n’a été relevé.

Ce type d’éolienne ne se construit plus

Reste qu’il n’est pas exclu que ce rotor ait subi une avarie technique, avant l’orage et le vent fort qui a entraîné la destruction a forte vitesse. L’enquête qui est ouverte devrait faire la lumière sur cet incident, qui n’arrive qu’une fois sur 10’000 cas. Avec une grande difficulté : aucune date de remplacement n’est pour l’heure prévue pour cette hélice endommagée et pour cause : ce type d’éoliennes -Ecotecina 74- ne se construit plus et leurs fabrications sont d’origine espagnole.

Ces sept machines alimentées par le vent sont en production depuis mars 2006, sur ce site des hauts cantons de l’Hérault. La durée de vie de ce modèle qui a été endommagé est de 20 à 23 ans maximum. Une confirmation : l’arrachage du rotor d’une éolienne est une première dans les parcs de l’Hérault. À Dio-et-Valquières, c’est la Holding Dio Énergie qui gère le parc, dont la maintenance est assurée par le groupe Alstom Energie.

Deux nouveaux permis de construire refusés

Cet incident rarissime sur des éoliennes survient alors que le tribunal administratif de Montpellier vient de refuser le projet d’implantation de deux nouveaux parcs dans la commune de Dio-et-Valquières. Par deux jugements du 5 avril dernier, le tribunal administratif de Montpellier a, en effet rejeté les recours dirigés contre deux arrêtés du 4 avril 2016 par lesquels le préfet de l’Hérault avait refusé de délivrer un permis de construire de deux parcs de cinq éoliennes et de quatre aéro-générateurs.

Les juges estiment que le préfet de l’Hérault a, de bon droit, refusé ce projet, en se fondant légalement sur l’article L.122-9 du code de l’urbanisme qui prévoit que, « les documents et décisions relatifs à l’occupation des sols comportent les dispositions propres à préserver les espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel montagnard ».

Les juges relèvent ainsi que les zones d’implantation des deux projets sont incluses dans le territoire de chasse de l’aigle royal et font donc partie intégrante de son domaine vital, ainsi que de celui de l’aigle de Bonelli, qui est une espèce en danger et faisant l’objet d’une protection maximale. Il considère en outre que les projets portent une atteinte effective à plusieurs espèces de chauve-souris, avec un risque avéré de mortalité.

Le jugement retient également que les deux projets seraient visibles depuis le site classé du Salagou, la vallée de l’Orb et visibles simultanément avec la chapelle de Saint-Amans, inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

>> Le reportage vidéo d’Anthony Montardy

Une des hélices de cette éolienne brisée : rarissime. Photo Léo Daniel pour Métropolitain.
Un des trois rotors a été arraché. Photo Anthony Montardy. Métropolitain.
Le chantier est interdit au public sur le site où l’incident s’est produit. Photo AM. Métropolitain.

TRÈS CHÈRES ÉOLIENNES !…

Un article (du site « LeRevenu » qui fait le point sur la politique française en matière d’éoliennes et autres énergies dites renouvelables…

(Cliquez sur les liens en couleur pour plus d’informations).

 

Sommes-nous déjà dans le mur !?

https://www.lerevenu.com/placements/economie/energies-renouvelables-une-politique-francaise-incoherente

Énergies renouvelables : une politique française incohérente

un parc éolien

Retrouvez le détail de l’enquête sur les politiques publiques de soutien au développement des énergies renouvelables de la Cour des comptes. (cc Fredfuncky)
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La Cour des comptes a mené une enquête sur les politiques publiques de soutien au développement des énergies renouvelables. Une analyse pointue et précise qui explique les raisons de la dérive budgétaire. Extraits.

Publié le mois dernier, un rapport de la Cour des Comptes fait le bilan des politiques publiques françaises de soutien au développement des énergies renouvelables sur la période allant de 2012 à 2017.
Ce document analyse notamment les dépenses engagées par l’État au nom de la lutte contre le dérèglement climatique.

Objectifs ambitieux

D’emblée, le sommaire de ce rapport d’une centaine de pages, donne un aperçu du problème : «des objectifs particulièrement ambitieux… des résultats notables mais en deçà des objectifs affichés… un soutien financier très élevé et déséquilibré… un volume global des charges de soutien à venir mal anticipé… une absence de transparence des engagements budgétaires…».
Mais quels sont donc ces objectifs particulièrement ambitieux dont parle la Cour des Comptes ?
Écrit comme il se doit dans un style empreint de la retenue la plus élémentaire, les Sages de la rue Cambon évoquent le zèle français au regard des ambitions plus mesurées de l’Union Européenne : «les objectifs nationaux fixés pour 2030 sont ainsi supérieurs de cinq points à la cible définie l’échelle de l’Union» note le rapport.
Autrement dit, le France vise un objectif de 32% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie à l’horizon 2030 contre 27% pour l’Union Européenne.
Cette ambition interroge. La France, contrairement à d’autres pays européens, et notamment l’Allemagne avec ses centrales électriques au charbon et au lignite, est déjà bien placée dans la lutte contre les émissions polluantes grâce à son parc de centrales nucléaires.
«Les objectifs français en matière d’énergies renouvelables (EnR) électriques sont d’autant plus ambitieux que la France se distingue parmi ses voisins européens par la place qu’occupent déjà les sources d’énergies non carbonées dans son mix énergétique (98%). Cette situation place la France dans une situation singulière par rapport à la plupart de ses voisins pour qui le développement des EnR répondait d’abord à une volonté de décarboner leurs mix énergétiques (Royaume-Uni, Espagne, Allemagne)» explique le rapport de la Cour des Comptes.
Celle-ci assène un premier uppercut : «Ainsi, compte tenu de son profil énergétique peu carboné, si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2. De ce fait, la place consacrée aux énergies renouvelables électriques dans la stratégie française répond à un autre objectif de politique énergétique, consistant à substituer les énergies renouvelables à l’énergie de source nucléaire».
«Si cet objectif ne présidait pas à la stratégie fixée pour 2020, à la suite des travaux du Grenelle de l’Environnement, il figure explicitement dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 qui fixe un objectif de 40% d’énergies renouvelables dans la production électrique d’ici 2030, accolé à l’engagement de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% à horizon 2025» rajoute-t-elle.

L’enjeu est double

En filigrane, la Cour des Comptes fait allusion à la promesse de campagne de François Hollande de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique national : «J’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% à l’horizon 2025, en garantissant la sûreté maximale des installations et en poursuivant la modernisation de notre industrie nucléaire» indiquait la brochure du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.
Selon la Cour des Comptes, la France se retrouve alors avec un double objectif, climatique et énergétique.
Du coup, on ne sait plus très bien si le développement des énergies renouvelables sert à lutter contre le changement climatique ou à se substituer à la production nucléaire.
«Faute de cohérence, la crédibilité de l’intégration des EnR à la politique de l’énergie française s’est trouvée remise en cause par cet exercice de programmation conduit en 2016. Les acteurs du monde de l’énergie -même au sein des administrations intéressées- sont nombreux à ne pas avoir cru dans les objectifs et la trajectoire définis par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce faisant, cet outil a failli à l’objectif qu’il s’était donné, celui d’offrir un cadre prévisible et consolidé de l’évolution de la politique énergétique jusqu’en 2023» poursuit le rapport.

Des dépenses colossales

Dans ses recommandations, la Cour des Comptes en appelle à davantage de cohérence : «Il conviendrait donc, à l’occasion de la révision de la PPE en 2018, de définir une stratégie énergétique cohérente entre les objectifs de production d’EnR et l’objectif de réduction de la part de l’énergie nucléaire dans le mix».
Elle note par ailleurs que le tissu industriel français a peu profité du développement des énergies renouvelables toujours en raison du manque de clarification et de cohérence de la politique énergétique du pays : «Ce bilan industriel décevant doit être mis en regard des moyens considérables qui sont consacrés au développement des énergies renouvelables, en particulier aux EnR électriques».
Selon le rapport, la somme des dépenses publiques de soutien aux énergies renouvelables est estimée à 5,3 milliards d’euros rien que pour l’année 2016. «Cette mobilisation financière va connaître une progression forte : si la France réalise la trajectoire qu’elle s’est fixée, les dépenses relatives aux EnR électriques pourraient ainsi atteindre 7,5 milliards d’euros en 2023» alerte la Cour des Comptes.

Mais pourquoi en sommes-nous arrivés là, avec des finances exsangues !?

Peut-être un début d’explication…
. Mais le pari réside dans l’affirmation d’abaisser la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité, ce qui, de l’avis de beaucoup d’experts, implique la fermeture d’une vingtaine de réacteurs qu’il faudra remplacer par de nouvelles sources d’énergies, notamment renouvelables, alors même que, en 2014, la contribution au service public de l’électricité a augmenté de  plus de 10 %  et que l’on voit mal l’Etat, très endetté, se priver de la CSPE destinée à financer l’essor des énergies vertes, via le rachat subventionné du kilowattheure (KWh) éolien ou solaire. Le maintien du parc nucléaire reste donc la clé de voûte du financement des énergies renouvelables, ce qui explique, au‐delà  des problèmes politico‐écologiques, la renonciation à la fermeture des centrales de plus de 40 ans. Autrement dit, pour respecter à la fois le plafond de la capacité de production nucléaire à  son niveau actuel, et la diminution de la part du nucléaire dans notre production énergétique, il faudra un essor sans précédent des énergies renouvelables, et une réussite totale de l’efficacité énergétique, tout cela dans un contexte de pénurie budgétaire…On voit bien la difficulté de ces choix, et le rapport Quelle France dans 10 ans, remis par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP)  se démarque des options du projet de loi en  affirmant que s’ « il est aujourd’hui largement admis que le nucléaire constitue une énergie de transition appelée à céder graduellement la place aux énergies renouvelables au fur et à mesure que celles‐ci gagneront en maturité », il recommande la prolongation de vie des centrales « comme une source d’économies non négligeable ».

« L’Allemagne est rétive à financer les États qui n’auraient pas achevé certaines réformes ou réduit leur endettement . »

 

ÉOLIENNES ET AUGMENTATION DU PRIX DES CARBURANTS !…

Et les prix n’ont pas fini de grimper…

 

Pourquoi les prix montent à la pompe

Consommation


Le prix du litre de gazole a augmenté d'environ 36% depuis début 2016

L’augmentation des taxes

C’est la principale cause de la hausse des prix à la pompe, les taxes constituant environ les deux tiers du prix final payé par le consommateur.Elles représentent 64 % sur le prix du super sans plomb 95, sans elles le prix du super serait de 0,54 € le litre… Les marges brutes qui couvrent quant à elle les coûts de raffinage et de distribution plus les bénéfices des sociétés pétrolières, évoluent ces dernières années entre 0,15 € et 0,20 € par litre de carburant
Le gouvernement a donc décidé d’accélérer la convergence du prix du gazole et celui du super sans plomb, dans une légitime logique écologique.
DES ÉNERGIES RENOUVELABLES DÉSORMAIS FINANCÉES PAR LES ÉNERGIES FOSSILES
Depuis 2015, le financement des énergies renouvelables électriques et gazières est assuré par le compte d’affectation spéciale « transition énergétique » (CAS TE).
 Ce compte était jusqu’à présent principalement abondé par une fraction de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN), de la taxe intérieure sur les houilles, lignites et cokes (TICC) et de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) .
 Le développement des énergies renouvelables, qui sont pour l’heure essentiellement électriques, était donc principalement financé par ceux qui les consommaient. La nouvelle loi de finances pour 2017 a transformé la philosophie du dispositif. Comptablement, les consommateurs d’électricité et de gaz ne financent donc plus directement les énergies renouvelables à travers le compte d’affectation spéciale « transition énergétique ». En revanche, il est désormais abondé par une part beaucoup plus importante de la TICPE
La répartition est désormais la suivante avec des recettes en augmentation :
 Une fraction de la TICPE : 39,75 % soit 6 900 M€ ; Une fraction de la TICC : 9,09 % soit 1 M€. Pour les consommateurs d’électricité, cela signifie que la hausse des soutiens financiers aux énergies renouvelables ne sera plus financée par la TICFE (ex-CSPE), qui est stabilisée à 22,5 €/MWh pour 2017.
Parallèlement, la loi de finances a entériné la hausse du niveau de la contribution climat-énergie (fixée en 2015 par la trajectoire carbone) à 30,5 €/tCO2 pour 2017. Pour rappel, celle-ci permet de taxer les énergies fossiles proportionnellement à leurs niveaux d’émissions de CO2 (principe du pollueur-payeur ) et est intégrée aux taxes intérieures sur la consommation d’énergies fossiles (TICGN, TICC, TICPE).


 

LETTRE DE VIAPL À LA LIGUE DE PROTECTION DES OISEAUX (LPO) DE DORDOGNE.

Copie du courriel que VIAPL vient d’envoyer à la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) de Dordogne.

Avec en pièces jointes :

La « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation de sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » faite par Abo Wind pour le projet de la Queue d’Ane (Saint Saud Lacoussière – Saint Jory de Chalais).

Un article du 22-04-2018 du « Populaire du Centre » intitulé « L’hécatombe des oiseaux de nos campagnes s’accélère en Limousin »

Bonne lecture.

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Bonjour,

A l’heure où la disparition des oiseaux est un sujet inquiétant, un projet de construction d’aérogénérateurs de 200m de haut est en cours dans le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin et plus spécifiquement dans le Périgord vert.

Ce projet initié par le promoteur Abowind concerne les communes de St Jory de Chalais, St Saud Lacoussière, avec un impact important sur les communes avoisinantes dont Miallet.

Il y est prévu 4 aérogénérateurs mais si nous lisons bien le dossier, cela pourra aller jusqu’à 30 aérogénérateurs de 200m de haut.

Nous sommes situés dans un couloir important de migrations, ce que nous pouvons constater de visu chaque année.

A Miallet, sur le plan d’eau, une réserve ornithologique a été créée.
Des panneaux invitent les promeneurs à faire connaissance avec les différentes espèces d’oiseaux qui, chaque année, viennent y faire une halte, se reposer, lors de leur migration.

Des aérogénérateurs de 200m de haut, cela veut dire destruction de zones de chasse, de nidification et donc de reproduction pour l’avifaune.

De plus, il nous semble paradoxal d’installer des machines industrielles dans un parc naturel régional, lieu qui normalement doit protéger la bio-diversité.

Nous vous mettons en pièce jointe la « Demande de dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation de sites de reproduction ou d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées » par Abowind.
Nous considérons que cela revient à demander une autorisation de tuer.

En tant qu’association VIAPL, « Vivre, Informer et Agir pour le Périgord Limousin », nous vous demandons votre point de vue quant à l’impact destructeur de ce projet d’implantation d’éoliennes industrielles gigantesques sur l’avifaune et la bio-diversité.

Merci de nous répondre.

Cordialement,

Pour VIAPL, Marie CLAIR, Secrétaire Adjointe

 


Pièce jointe à cette lettre:

Dossier Abo Wind – Demande de dérogation pour destruction d’espèces animales protégées


Article du « Populaire du Centre » du 22-04-2018:

L’hécatombe des oiseaux de nos campagnes s’accélère en Limousin

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COPTEC, SRADDET … Qu’est-ce que c’est que ça ?

Si le Schéma Régional Éolien de l’Aquitaine a été annulé par le Conseil d’État, d’aucun ont vite trouvé à le remplacer…

L’article ci-dessous vous aide à comprendre par quoi…et constitue, de ce point de vue, une mine d’informations de base.

(En cliquant sur les liens en couleur, vous accèderez à plus d’informations).

 

Objectifs SRCAE 2020= 3 000 MW avec  pour l’ex-Aquitaine 390/650 MW, l’ex-Limousin 600 MW et l’ex-Poitou-Charentes 1 800 MW.

60% de l’objectif collé à Poitou-Charentes, le pays des moutons à tondre !


https://www.nouvelle-aquitaine.fr/grands-projets/conseil-permanent-transition-energetique-climat-coptec.html

www.nouvelle-aquitaine.fr
La Nouvelle-Aquitaine a la volonté d’être la première Région française de la transition énergétique et du climat. Elle a pour cela créé le COPTEC, organe transversal mobilisant à la fois l’ensemble de ses compétences et les acteurs régionaux souhaitant s’engager dans cette démarche.

Le Conseil permanent de la transition énergétique et du climat (COPTEC)

La recherche de solutions pour remplacer les énergies fossiles et préserver le climat ne peut pas être qu’individuelle mais collective. La planète est un bien commun que nous devons préserver ensemble, et il est urgent d’agir. Chef de file pour la transition énergétique et le climat, la Région Nouvelle-Aquitaine a créé le COPTEC, instance de débat et d’élaboration de solutions pour notre territoire.
Sommaire
  1. Associer tous les acteurs du territoire
  2. Enrichir les politiques de la Région avec les « Ateliers des Solutions »
  3. Une priorité pour réaliser des objectifs ambitieux
  4. Participez au COPTEC !
  5. Contribuez au volet Climat-Air-Energie du SRADDET
La Nouvelle-Aquitaine a la volonté d’être la première Région française de la transition énergétique et du climat. Elle a pour cela créé le COPTEC, organe transversal mobilisant à la fois l’ensemble de ses compétences et les acteurs régionaux souhaitant s’engager dans cette démarche. Ce Conseil Permanent de la Transition Énergétique et du Climat organise un travail collectif afin de co-construire les politiques régionales avec les structures privées, publiques, associatives, les élus locaux, … et d’identifier ainsi des leviers d’action et de coopération à l’échelle régionale.
  • Maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables
Fiches Thématiques complémentaires – Documents de travail non contractuels Région Nouvelle-Aquitaine*
N° Nom de la fiche Thématique (liste en fin de document)
Sous-thématique (liste en fin de document)
D3h Eolien
Développement des énergies renouvelables
Par filière
Documents « source »
N° Document
1 RTE, SER, ENEDIS, ADEeF – Panorama de l’électricité renouvelable au 31/03/2017
2 Commissariat général au développement durable, février 2017 – Tableau de bord : éolien 4ème trimestre 2016
3 RTE – Bilan électrique de la région Limousin (2010-2014)
4 AREC, 2017 – Profil énergie et gaz à effet de serre de la Région Nouvelle-Aquitaine, année 2015

 Etat des lieux
Fin 2016, la filière éolienne ne représente que 3 % de la production énergétique d’origine renouvelable en Nouvelle-Aquitaine (924 GWh). Précisons que le
développement de cette filière est assez récent. Les premiers parcs éoliens de la région n’ont été mis en service qu’en 2004. Par ailleurs, ce n’est qu’à partir
de 2008 que le rythme de mise en service des parcs s’est accéléré.
Fin 2016, la Nouvelle-Aquitaine totalise 88 parcs en service répartis sur sept des douze départements.
Les parcs éoliens sont implantés dans le nord de la région, tout particulièrement dans les Deux-Sèvres (16 parcs en fonctionnement, d’une puissance
cumulée de 194 MW), dans le nord des deux Charentes, en Vienne et dans la Creuse. Il n’y pas de parcs dans les départements de l’ex-Aquitaine.
Potentiels recensés ou détectés
Parmi les parcs autorisés, 19 d’entre eux, d’une puissance cumulée de 276 MW, devraient être mis en service d’ici la fin de l’année 2017, ce qui pourrait
porter la puissance régionale raccordée à 827 MW.
Pour les autres parcs, leur mise en service devrait s’échelonner jusqu’en 2020. À cette échéance, la puissance éolienne raccordée devrait avoisiner 1 300
MW, la production annuelle attendue de l’ensemble de ces parcs dépasserait alors 2 500 GWh.
Objectifs SRCAE 2020= 3 000 MW avec  pour l’ex-Aquitaine 390/650 MW, l’ex-Limousin 600 MW et l’ex-Poitou-Charentes 1 800 MW.


ÉOLIEN – LE MIRAGE DU FINANCEMENT PARTICIPATIF…

Très à la mode, le financement participatif, parfois nommé « crowfunding », c’est effectivement le summum du mirage…en matière d’éoliennes…que du vent !…

Bonne lecture.

Eolien – Financement participatif – Crowdfunding.

« Éolien – le mirage du financement participatif »

Le financement participatif, souvent baptisé « financement citoyen » ou « crowdfunding » est une invention de financier. Il permet aux promoteurs «  d’acheter » la population et surtout de trouver les financements que l’État ne peut plus assurer. En outre, il pallie à la défection des banques qui hésitent de plus en plus à investir dans le secteur de l’éolien  touché par des déboires dans le monde.

Il s’agit d’une astuce de financier pour faire porter le risque sur des petits investisseurs tout en assurant leur profit. Si les affaires tournent mal, les petits investisseurs perdront probablement leur mise. C’est le cas en Allemagne où 75 000 épargnants viennent d’être impactés par la faillite du promoteur Prokon (*).

Le financement participatif est bien le moyen pour des promoteurs relayés par de prétendus écologistes de l’écolo-business de faire contribuer les victimes à leur propre malheur. C’est le stade suprême de l’alliance du capitalisme extrême et de l’écologie dévoyée.

En fait, le financement citoyen n’est pas celui que l’on croît : en effet, chaque jour en consommant de l’électricité nous contribuons à financer les énergies renouvelables et ce, que l’on soit pour ou contre. Cette contribution prélevée d’office sur nos factures c’est la Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE) largement destinée au financement de l’éolien et du solaire et qui ne cesse d’augmenter et aggrave la précarité énergétique des Français.

Il est grand temps de voir clair et de sélectionner les vraies énergies renouvelables, c’est-à-dire celles qui sont fiables (hydraulique, géothermie, biomasse) contrairement aux énergies intermittentes comme l’éolien ou le solaire.

La crise financière actuelle et la pression sur les finances publiques entraîneront inéluctablement une diminution des subventions qui va fragiliser le secteur éolien en particulier : la bulle de l’électricité verte, c’est-à-dire solaire et éolienne, est en train d’éclater…

 

Le Collectif Vosges Horizon Durable

 

(*)http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/23/allemagne-nouvelle-faillite-dans-les-energies-renouvelables_4353277_3234.html,

Autre article à consulter sur le marché français et le financement de l’éolien:

http://eolienne.aspp88.fr/marche-francais-eolien—financement,

LE PRIX DE ÉLECTRICITÉ.

Un article intéressant de Michael SHELLENBERGER. (En cliquant sur les mots écrits et soulignés en vert, vous accèderez à plus d’information).

Bonne lecture…

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L’année dernière, les médias ont publié de belles histoires sur la baisse du prix des panneaux solaires et des éoliennes. Ceux qui lisent ces histoires ont naturellement l’impression que plus nous produisons d’énergie solaire et éolienne, plus les prix de l’électricité baisseront.

Et pourtant ce n’est pas ce qui se passe.

En fait, c’est le contraire.

Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires (par watt installé) a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes (par watt installé) a diminué de 50%.

Et pourtant, pendant la même période, le prix de l’électricité dans les pays ou régions qui ont déployé des quantités importantes d’énergies renouvelables a augmenté de façon spectaculaire.

SI LES PANNEAUX SOLAIRES ET LES ÉOLIENNES SONT DEVENUS TELLEMENT MOINS CHERS, POURQUOI LE PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ A-T-IL AUGMENTÉ AU LIEU DE DIMINUER ?

Les prix de l’électricité ont augmenté de :

  • 51% en Allemagne lors de l’expansion de l’énergie solaire et éolienne de 2006 à 2016
  • 24% en Californie pendant la construction de son énergie solaire de 2011 à 2017
  • plus de 100% au Danemark depuis 1995, date à laquelle ce pays a commencé à déployer des énergies renouvelables (principalement issues du vent).

Une hypothèse pourrait être que au fur et à mesure que l’électricité solaire et éolienne devenait moins chère, d’autres sources d’énergie comme le charbon, le nucléaire et le gaz naturel devenaient plus chères, éliminant ainsi toute économie et augmentant le prix global de l’électricité.

Mais, encore une fois, ce n’est pas ce qui est arrivé.

Le prix du gaz naturel a baissé de 72% aux États-Unis entre 2009 et 2016 en raison de la révolution des gaz de schiste.

En Europe, les prix du gaz naturel ont baissé d’un peu moins de la moitié au cours de la même période.

Le prix du nucléaire et du charbon dans ces régions durant la même période était globalement stables.

Les prix de l’électricité ont augmenté de 24% en Californie au cours de la construction de l’énergie solaire de 2011 à 2017.

Une hypothèse pourrait être que la fermeture des centrales nucléaires a entraîné une hausse des prix de l’énergie. En effet, les leaders de l’énergie nucléaire (Illinois, France, Suède et Corée du Sud) bénéficient de l’électricité la moins chère au monde.

L’électricité en Illinois est 42% moins chère que l’électricité en Californie tandis que l’électricité en France est 45% moins chère que l’électricité en Allemagne alors que le prix des principaux carburants de remplacement, le gaz naturel et le charbon, est resté bas, malgré une demande accrue pour ces deux carburants en Californie et en Allemagne.

Le solaire et le vent restent les principaux suspects derrière les prix élevés de l’électricité.

MAIS POURQUOI DES PANNEAUX SOLAIRES ET DES ÉOLIENNES MOINS CHERS RENDRAIENT L’ÉLECTRICITÉ PLUS CHÈRE ?

La raison principale semble avoir été prédite par un jeune économiste allemand en 2013. Dans un document sur la politique énergétique, Lion Hirth a estimé que la valeur économique de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire diminuerait de manière significative à mesure que leur production augmenterait.

La raison ? Leur nature fondamentalement peu fiable. Le solaire et le vent produisent trop d’énergie quand les sociétés n’en ont pas besoin, et pas assez quand elles en ont besoin.

Le solaire et le vent exigent donc que des centrales au gaz naturel, des barrages hydroélectriques, des batteries, ou toute autre forme d’énergie fiable soient prêts à un moment donné pour commencer à produire de l’électricité lorsque le vent cesse de souffler et que le soleil cesse de briller.

Et le manque de fiabilité exige que des pays comme l’Allemagne, la Californie et le Danemark payent des États voisins pour qu’ils prennent leur énergie solaire et éolienne lorsqu’ils en produisent trop.

Lion Hirth a prédit que la valeur économique du vent sur le réseau européen diminuerait de 40% une fois qu’il atteindrait 30% de l’électricité, tandis que la valeur de l’énergie solaire baisserait de 50% si elle atteignait seulement 15%.

En 2017, la part de l’énergie éolienne et solaire dans l’électricité était de 53% au Danemark, de 26% en Allemagne et de 23% en Californie.

Le Danemark et l’Allemagne ont la première et la deuxième électricité la plus chère en Europe.

LE COÛT DES « INGRÉDIENTS » BAISSE MAIS LE PRIX DU « SERVICE » AUGMENTE

En signalant la baisse des coûts des panneaux solaires et des éoliennes, mais pas la façon dont ils augmentent les prix de l’électricité, les journalistes trompent – intentionnellement ou non – les décideurs politiques et le public à propos de ces deux technologies.

Le Los Angeles Times a rapporté l’année dernière que les prix de l’électricité en Californie étaient en hausse, mais n’a pas réussi à relier la hausse des prix aux énergies renouvelables, provoquant une forte réfutation de l’économiste James Bushnell : « L’histoire de l’état actuel du système électrique californien est longue et sanglante« , et « le principal responsable dans le secteur de l’électricité est sans conteste le développement de sources renouvelables de production d’électricité« .

Une partie du problème est que de nombreux journalistes ne comprennent pas l’électricité. Ils la  considèrent comme une marchandise alors qu’il s’agit, en fait, d’un service – comme manger dans un restaurant. Le prix que nous payons n’est pas seulement le coût des ingrédients dont la plupart, comme les panneaux solaires et les éoliennes, ont diminué pendant des décennies.

Au contraire, le prix des services comme les repas et l’électricité reflète le coût non seulement de quelques ingrédients mais aussi de leur préparation et de leur livraison.

Mais c’est aussi un problème de partialité, et pas seulement d’analphabétisme énergétique. Les journalistes sceptiques accordent systématiquement un blanc-seing aux énergies renouvelables. Ils savent pourtant comment faire un rapport critique sur l’énergie – ils le font régulièrement quand il s’agit de sources d’énergie non renouvelables – mais ils ne le veulent pas.

Cela pourrait – et devrait – changer.

Les journalistes ont l’obligation de rendre compte avec exactitude et équité de toutes les questions qu’ils traitent, en particulier celles qui sont aussi importantes que l’énergie et l’environnement.

Un bon départ serait pour eux d’étudier pourquoi, si le soleil et le vent sont si bon marché, ils rendent l’électricité si chère.

 

LA FED ORGANISE UNE GRANDE MANIFESTATION Le SAMEDI 26 MAI à LA ROCHELLE !…

Pour ceux d’entre vous qui peuvent se rendre disponible ce samedi du mois de mai…

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LETTRE D’INFORMATION :  29 avril 2018

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Aux adhérents et sympathisants de la Fédération Environnement Durable.
Bonjour

Après Péronne (somme) , Noirmoutier (vendée),  Montmorillon (Vienne),  Saint-Julien-en-Beauchêne (Hautes Alpes)  …..nouvelle contestation  contre les éoliennes à La Rochelle ( Charente-maritime)

L’exaspération des citoyens s’amplifie  concernant les éoliennes  industrielles géantes qui ravagent toutes les régions de France,  écumées par des bandes de promoteurs  et d’affairistes pour implanter leur machines

Avec le Vice Président de la Fédération Environnement Durable Michel Broncard nous serons présents à cette manifestation

Merci de venir nombreux
Cordialement
JL Butré

 
Préparez-vous à notre grande manifestation prévue le 26 mai
à La Rochelle à partir de 10 h 30.

 

 

Tract manifestation

 

Détail manifestation

Parcours manisfestation

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

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ÉOLIEN ET PAYSAGES… Quand les promoteurs se font magiciens !…

Un article intéressant de Michel GAY, qui nous a été transmis par un de nos adhérents.

Un bon complément d’info à ce que nous savons déjà de l’usage, par ces mêmes « magiciens » de mots tels que « ferme éolienne » et « parc éolien » alors qu’il s’agit en fait d’usines et de machines industrielles…

Bonne lecture…

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Les principales techniques des magiciens telles que le détournement d’attention, la réduction du champ visuel, la mise en condition mentale (subjectivité), et l’escamotage sont utilisées par les promoteurs des éoliennes. Ils excellent à donner l’illusion de l’urgente nécessité du développement des éoliennes au détriment des populations et de l’harmonie des paysages.

 

LE DÉTOURNEMENT D’ATTENTION

Il est impossible de contester les dimensions gigantesques des machines éoliennes de plus de 180 mètres de haut. Les promoteurs ont renoncé à prétendre dissimuler leurs constructions dans les sites où elles sont installées. Mais ils proposent de créer un nouveau paysage « hybride », mi-industriel, mi-naturel…

Le détournement d’attention est, par exemple, le suivant : « Une éolienne n’est pas plus laide qu’un pylône électrique ou, surtout, qu’une centrale nucléaire« . L’affirmation détourne l’observation hors du sujet. Ce n’est pas parce qu’un pylône est laid qu’une éolienne ne l’est pas.

De plus, « comparaison ne vaut pas raison » : une centrale nucléaire produit en continu et à la demande beaucoup plus qu’une éolienne, et même que 10.000 éoliennes soumises aux caprices du vent.

L’attention doit porter sur les éoliennes, et non sur un autre « objet » rapproché artificiellement.

LA RÉDUCTION DU CHAMP VISUEL

« Une éolienne n’est pas laide ». Chacun ses goûts. Sa conception moderne confère à l’éolienne une forme de beauté relative.

Mais c’est réduire l’observation car il ne s’agit pas d’UNE éolienne mais de dizaines, et mêmes de milliers de machines tournantes de plus de 150 mètres de haut, parfois juchées sur des collines et des montagnes (et non d’un « parc » ou d’une « ferme », mots choisis à dessein pour leur connotation bucolique). Elles se présentent toujours comme un ensemble et non comme un objet isolé.

« Une éolienne n’est pas plus haute que  la Tour Eiffel. »

Oui, mais cette dernière est un objet d’art, unique, avec une histoire et un nom propre. Serait-il imaginable d’en voir 10 000 sur notre territoire ?

Leur élégance supposée ne prend pas en compte le lieu qui les reçoit. Une série de machines colossales visibles du Mont St-Michel, ou depuis la Montagne Sainte-Victoire, ou de tous les sites constitutifs de notre richesse culturelle, oblige à dénoncer au minimum leur incongruité, voire leur laideur.

LA SUBJECTIVITÉ COMME ARME DE MANIPULATION MENTALE

 « La beauté du paysage est affaire de subjectivité« , ce qui rend tout jugement inutile. La subjectivité donne effectivement le droit d’affirmer son choix esthétique dans les limites floues du jugement commun et… de la loi.

Chacun peut aligner des nains de jardin sur sa pelouse. Ce choix artistique personnel respectable sera cependant difficile à comparer à la valeur des créations du sculpteur Rodin.

Sauf à cultiver le paradoxe provocateur, une décharge sauvage sur le bord de la route n’a pas la même puissance sublime que la Pointe du Raz ou du Mont Blanc.

Le concept de subjectivité de la beauté ne définit pas le bon goût et n’en garantit pas la valeur. Il peut être fondé de l’évoquer pour refuser de dénaturer un site quand un industriel prétend imposer une dizaine de machines de plus de 150 mètres de haut sur un territoire jusqu’alors préservé.

La nécessité d’établir des règles s’est imposée pour maintenir une qualité des espaces publics. Au nom de la subjectivité de la beauté, nul ne peut bâtir une chaumière normande dans le massif des Ecrins. Réciproquement, un chalet suisse ne sera pas autorisé en Bretagne.

La législation du goût l’emporte sur les choix individuels et en corrige les aléas.

Etrangement, en ce qui concerne les éoliennes cette règle se voit battue en brèche par une réglementation complaisante soutenue par le syndicat des énergies renouvelables et le monde politique souvent complice.

Même si l’environnement souffre de perturbations, l’éolien « doit » se développer selon les écologistes-promoteurs convaincus du bien-fondé de cette industrie : « Il faut développer, construire, massifier les parcs solaires et éoliens, dans un calendrier qui s’impose comme une évidence« . L’urgence de l’utilité teintée d’une certaine idéologie écologiste l’emporte sur toute autre vision de la société et de ses valeurs esthétiques ou affectives.

ESCAMOTAGE ET STIGMATISATION

Certains magiciens escamotent l’objet « du délit » (l’éolienne) en le cachant derrière les contestataires qualifiés d’égoïstes atteints par le syndrome « NIMBY » (not in my backyard / pas dans mon jardin). Refuser un équipement qualifié d’’indispensable par un promoteur éolien ou un élu local ne peut s’expliquer que par un égocentrisme méprisable, une vision myope de l’intérêt public, et par un manque inadmissible de sens civique.

Qui n’adhère pas à la vision technocratique portée par des politiques acquis à la cause écologiste, se voit frappé du sceau infâme de l’incivisme !

Le « nimby », par son expérience locale, pourrait bientôt accéder au statut supérieur de « lanceur d’alerte » si prisé par les médias. En attendant, les promoteurs se montrent toujours cyniquement décidés à mettre le paysage français en coupe réglée.

Selon la vision dogmatique et financière des thuriféraires de l’éolien, la contestation ne peut venir que de personnes ne comprenant rien à l’importance du réchauffement climatique et à l’urgence de sauver nos enfants de ce péril imminent alors que les éoliennes n’économisent pas ou peu de CO2).

Elles ne comprennent rien non plus à l’incidence positive des retombées financières des éoliennes (acquittées par les impôts des autres Français), ni à l’activité locale et aux (pseudos) emplois bientôt engendrés qui permettront la renaissance des villages soumis à l’exode rural.

Le projecteur se focalise ainsi sur celui qui conteste, et non plus sur les raisons profondes de son mécontentement. Le procédé est connu depuis les rhéteurs antiques.

Stigmatiser les opposants permet de masquer les sujets de fond comme, par exemple, l’intérêt économique des éoliennes ou leurs effets bénéfiques sur la réduction des gaz à effet de serre.

En décembre 2017, il y avait en France près de 7000 éoliennes (!) pour produire à un coût élevé, et surtout de manière erratique, environ 5% de notre électricité.

Les dérives qui accompagnent le développement des éoliennes deviennent de plus en plus insupportables aux citoyens pris pour des pigeons dans cette triste foire où apparaissent de plus en plus les ficelles des illusionnistes du vent.