LE SCANDALE ÉOLIEN …

Un bel article d’Antoine WAECHTER qui dit des choses que nous connaissons bien.

Voici, pour une fois, un véritable écologiste…

Bonne lecture

Antoine Waechter 24 juillet 2018 France

Le scandale éolien

Le développement de l’éolien terrestre repose sur une escroquerie intellectuelle et politique.

Par Antoine Waechter, homme politique français, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI)

Antoine Waechter
Antoine Waechter
(photo : Joseph Schirmer CC BY-SA 4.0)

Après avoir colonisé les champs de betteraves et de céréales de la Picardie et de la Champagne, les aérogénérateurs investissent dorénavant les reliefs boisés de la basse montagne, dénaturant les plus beaux territoires de France et dégradant l’environnement de dizaines de milliers de personnes.

L’énergie éolienne a, semble-t-il, la sympathie d’une petite majorité de nos concitoyens, mais suscite des dizaines de procès devant la juridiction administrative. Cette réalité contrastée oppose ceux qui ne connaissent que les photographies de pales blanches sur un fond de ciel bleu à ceux qui vivent la proximité de ces monstres technologiques. L’adhésion repose sur une double escroquerie intellectuelle et politique : l’éolien serait nécessaire pour se passer du nucléaire et pour limiter les gaz à effet de serre, plus largement l’avenir appartiendrait aux énergies renouvelables.

Au niveau actuel de consommation énergétique, le renouvelable est parfaitement incapable de remplacer les énergies à haute densité comme le pétrole et l’atome. Il serait nécessaire d’abîmer tous les cours d’eau, de piller la forêt et de couvrir la France de panneaux solaires et de mâts géants pour atteindre cet objectif. Le cœur de la transition énergétique ne peut raisonnablement être qu’une réduction radicale de la consommation : tous les connaisseurs en conviennent. L’escroquerie politique est de taire cette vérité. L’investissement dans les nouvelles technologies de production d’électricité en veillant à ne rien changer à nos modes de vie et à notre organisation socio-économique consiste à poursuivre le modèle de développement à l’œuvre depuis près de deux siècles. C’est plus confortable politiquement… et nous achemine vers l’impasse en toute bonne conscience.

L’éolien n’est pas une alternative au nucléaire. La loi de transition énergétique a inscrit dans le marbre le niveau de production actuelle. L’EPR de Flamanville, qui aura coûté plus de 10 milliards d’euros, est annoncé pour une durée de vie d’au moins 60 ans. Un État qui a décidé de sortir du nucléaire n’équipe pas le pays en centrales pour le prochain demi-siècle. La réduction promise de la part de l’atome n’est qu’une illusion d’optique : l’accroissement de la consommation d’électricité, voulu par la loi (notamment par une électrification du parc automobile), conduit mécaniquement à diminuer la part relative sans avoir à modifier la trajectoire du modèle.

Enfin, l’éolien n’a pas sa place dans un mixte énergétique dominé par le nucléaire. Une énergie aléatoire suppose des relais rapidement mis en œuvre, comme des centrales hydroélectriques ou des centrales thermiques. L’hydroélectricité étant à peu près totalement mobilisée, le développement des centrales au gaz est le corolaire obligé de l’éolien. En d’autres termes, le développement de l’éolien exige le développement conjoint de centrales mobilisant des énergies fossiles et ne constitue pas, en soi, une réponse à la dérive climatique. L’Allemagne, qui est en voie de fermer toutes ses centrales nucléaires, est aujourd’hui l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de l’Union européenne.

Des milliers de personnes en souffrance

La multiplication des parc éoliens massacre les paysages de France et provoque la souffrance de milliers de personnes. La course aux autorisations d’implanter conduit à coloniser des territoires sans vent comme l’Est du pays, hier considérés comme inaptes aux éoliennes. Pour atteindre la rentabilité, les développeurs installent dorénavant des engins de 200 mètres de haut (pâles + mât), soit 4 à 6 fois plus que les objets déjà existants comme les clochers, les flèches de cathédrale, les pylônes de lignes très haute tension…

De grands voiliers, comme les rapaces, sont tués par les pâles, tandis que les poumons des chauves-souris éclatent sous l’effet de la dépression d’air créée par leur mouvement. Chaque éolienne vide un espace d’environ 1,8 hectare de tout vertébré (oiseaux et mammifères notamment), soit 9 hectares par parc de 5 machines, ce qui est sans incidence majeure dans un champ de maïs, mais très impactant au-dessus d’une forêt.

L’Académie de médecine a recensé tous les troubles suscités par la proximité d’un aérogénérateur, dans un rapport très complet publié en juillet 2017 : création de conditions favorables aux crises d’épilepsie, effet stroboscopique lié à l’ombre portée des pâles sur les maisons, malaises liées aux ultrasons produits par les vibrations des mâts, nuisances sonores. Le bruit du puissant brassage d’air (la prévision des zones de nuisances est complexe) fatigue le système nerveux par sa permanence comme la goutte d’eau qui tombe des heures durant. La nuit noire étoilée est rompue par les flash rouges qui signalent les mâts aux avions : impossible de retrouver le charme d’un dîner en plein-air par une nuit douce d’été lorsque ces éclairs lumineux vous rappellent en permanence la présence de cette zone industrielle dédiée au vent.

Le scandale de l’État complice

Le scandale tient au fait que l’État a livré le pays aux spéculateurs du vent. Vous devez déposer un permis de construire pour édifier une maisonnette de 20 m² de surface habitable et d’une hauteur de 2,5 mètres. L’installation d’un aérogénérateur de 200 mètres de haut assis sur un bloc de béton de 75 tonnes et 200 m² de surface est exonéré de permis de construire ! L’implantation n’est soumise à aucune planification : les zones de développement éolien, déjà peu démocratiques dans leur élaboration, ont été supprimées en 2015. La décision du Sénat d’imposer une distance minimale de 1000 mètres entre une éolienne et une habitation a été annulée par le Gouvernement Vals. La Bavière vient d’instaurer une distance égale à 10 fois la hauteur de la machine, soit 2000 mètres pour une hauteur de 200 mètres ; l’Académie de médecine avait recommandé 1500 mètres voici quelques années déjà.

L’État ne cesse de faire évoluer les règles pour satisfaire le lobby des spéculateurs du vent. Dernier cadeau annoncé : le secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot veut rendre plus difficile les recours contentieux des associations (même logique que François Hollande qui, pour protéger la promotion immobilière, a, par les ordonnances de février 2014, rendu plus difficile le recours des citoyens). L’éolien ne fait pas bon ménage avec la démocratie. Les projets d’aérogénérateurs ne font jamais l’objet d’un référendum local et se développe le plus souvent dans la plus grande discrétion pour ne pas alerter les défenseurs du paysage et du cadre de vie.

Ainsi, loin de défendre la population, l’État fait le jeu des spéculateurs internationaux du vent contre l’intérêt des Français.

L’énergie entre les mains du capitalisme international

L’installation d’un parc éolien se joue en deux temps. Dans un premier temps, un développeur d’éoliennes contacte les maires situés près d’une ligne électrique et lui vante les bénéfices financiers à attendre d’une implantation. En cas d’accord, il monte le dossier, fait faire les études (souvent affligeantes en ce qui concerne le paysage, l’impact sur la santé publique et sur la faune), contribue à l’enquête publique, défend le projet devant le tribunal administratif. Coût de l’opération : environ 1 million d’euros.

L’autorisation obtenue est mis en vente sur le marché mondial. Elle est acquise le plus souvent par des fonds de pension américains, britanniques, canadiens… par des pétroliers…, pour une somme de l’ordre de 15 millions d’euros pour un parc de 5 aérogénérateurs. L’acheteur dépensera encore quelques millions d’euros pour l’acquisition des machines et leur montage. Il vendra sa production à EDF qui est tenu de la racheter à un prix supérieur au prix de marché de l’électricité pendant une durée contractuelle de 10 ans. La différence est payée par la taxe dite contribution au service public de l’électricité (CSPE) que paient dorénavant tous les consommateurs d’énergie. Cette taxe vient encore d’augmenter.

Tous les acteurs gagnent, sauf le consommateur français. Le développement de l’éolien industriel est d’abord une affaire de gros sous : la principale motivation n’est pas de produire des kW-heures mais des euros dans un cadre sans risque puisque garanti par l’État.

L’une des conséquences de ce développement est de placer l’appareil de production énergétique d’origine éolienne entre les mains de capitaux étrangers : les consommateurs français sont ainsi appelés à contribuer aux retraites des Américains et des Britanniques.

Pour une transition énergétique intelligente

Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels, mais d’exiger que l’État reprenne la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores…

À chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.

L’État protège-t-il les intérêts de grands groupes financiers ou la santé et le cadre de vie des Français ? Très clairement, les décisions prises au cours des dix dernières années profitent à la finance internationale au détriment des gens.

Antoine WAECHTER

L’ARGENT DU CRIME DANS L’ÉOLIEN !…?…

Voici un article bien intéressant de la FED…

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Bonjour à tous.

Étant donné l’importance du sujet, j’ai pris la liberté de traduire laborieusement l’article du courrier calabrais.

Voir ci-dessous

Cordialement.

Hubert de La Raudière

REGION CALABRAISE Si les sociétés d’énergie désiraient régler leurs problèmes de dégâts sur les chantiers de construction ou leurs différents avec les administrations, en Calabre elle pouvait compter sur Giuseppe Evalto. C’est à lui que les clans Paviglianiti, Mancuso, Anello et Trapasso ont délégué leur doléances et leurs contraintes dans le secteur de l’énergie éolienne.

L’enquête en région calabraise a été dirigée par le procureur en chef Giovanni Bombardieri et coordonnée par le procureur Giuseppe Lombardo et Antonio De Bernardo h (aujourd’hui à Catanzaro), Antonella Crisafulli et Giovanni Calamita. Une tâche commencée par la police en 2012 et qui montre comment la « Ndrangheta apporte sa collaboration à des entreprises multinationales d’énergie comme Gamesa, Nordex et Vestas, engagés dans la construction de parcs éoliens à Lopa champ S. Antonio, à Reggino d’Amarnath, à Catanzaro de San Biagio, à Vibo Valentia et Cutro et Joppolo, dans la province de Crotone. « L’enquête est importante car elle confirme l’intérêt de la «Ndrangheta pour l’industrie éolienne et les  travaux qui y sont liés », dit le procureur Bombers « cela révèle un changement de paradigme »

L’AMBASSADEUR EVALTO Les affaires n’ont pas été directement offertes aux au clans mafieux mais «déléguées» à Joseph Mancuso Evalto l’homme qui est devenu représentant des clans dans les différents secteurs locaux. « Non seulement Mancuso y est historiquement lié, tient à préciser le procureur en chef du DDA, mais il est le représentant de la « Ndrangheta (la Mafia) unifiée. »

PERSONNAGE-CLE Capable de soulever sa chemise et montrer une arme à feu pour contraindre son interlocuteur a se plier à ses exigences, mais aussi capable de parler sur un pied d’égalité avec les dirigeants locaux des géants de l’énergie, Evalto,  dit le procureur Lombardo, «C’est l’homme-clé classique,  capable d’entretenir des rapports d’affaires avec des interlocuteurs différents de ceux du milieu criminel, il se déplace dans le « monde du dessus » et « le monde du dessous » ».
C’est l’ambassadeur entre deux mondes différents mais qui ont travaillé ensemble en Calabre.

 LA BOULIMIE DES CLANS De la construction d’hôtels au transport de matériaux, de l’installation des turbines à la construction des routes, des fournitures à la supervision sur les chantiers de construction, il n’y a pas de domaine où les clans n’aient mis la main, directement ou indirectement. Lorsque leurs initiatives ne fonctionnaient pas, ils ont arraché des contrats de sous-traitance. De surcroît, ils pratiquent également l’extorsion classique, masquée par la surfacturation et le paiement d’indemnités indues.

« TAXES » AUX ENTREPRISES Une « taxe de sécurité » a été instituée, à laquelle les géants de l’énergie n’a pas hésité à se plier, écrit le juge d’instruction.
« S’appuyer sur les gangs et leurs référents es encore rentable pour les entreprises constructrices des parcs éoliens, écrit le juge. Les gangs leur garantissent une prestation globale, dans lequel le travail sous contrat était associé à la sécurité sur le chantier. « C’était déjà le cas dans le passé comme on l’a constaté au cours d’autres enquêtes, mais, à l’époque, les géants de l’énergie n’avaient pas bénéficié de l’appui la mafia.

PAS DE PLAINTES POUR L’INSTANT Bien sûr, si Evalto apparaît comme référence « locale » pour Nordex , dit le chef d’accusation, la société n’est pas punissable « les faits ayant été commis avant l’entrée en vigueur de l’article 6,11 L .12 n. 109 »( du code anti-corruption).
« Cette enquête porte uniquement sur les opérations des clans dans un secteur très rentable tel que l’énergie éolienne – disent les enquêteurs -. Les autres phases telles que l’assignation ne font pas l’objet de cette procédure « . Au moins pour l’instant.

LES REPRESAILLES DU MAIRE Pour les géants de l’énergie, Evalto a non seulement pris soin de trier les travaux sous-traités de sorte qu’il n’y avait pas de problèmes sur les chantiers de construction, mais a également pris soin de la « suppression » des obstacles bureaucratiques. C’est ce qui s’est passé à Cortale, où pour obtenir une décision administrative rapide, il a succombé aux demandes du maire Francesco Scalfaro, qui pour cette raison, a été placé en résidence surveillée.
Ce matin, lors de la perquisition de sa maison, les carabiniers ont trouvé caché 30 mille euros, classés dans différentes enveloppes.  « Entre Fra’ndrangheta (la mafia calabraise) et la politique dans ce cas précis, il y a malheureusement un affrontement d’égal à égal », dit Lombardo.
C’est ainsi que le maire n’a pas hésité à mettre en place de véritables représailles, comme la fermeture de la route généralement parcourue par des camions, quand la compagnie n’a pas respecté les accords.

LE RÔLE CLÉ DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE « Tant que l’administration publique n’aura pas la force de s’opposer aux organisations criminelles – dit le procureur Lombardo – le processus d’expansion de la mafia ne souffrira pas des revers importants. En d’autres termes, seule une bonne politique et une bonne gestion des affaires publiques peuvent endiguer le phénomène criminel dramatique de la collusion entre les affaires d’État et les hommes de Ndrangheta, et la mafia au sens plus large».

Alessia Candito

a.candito@corrierecal.it

 

Au CA de la FED

Lu à l’instant ( contrepoints)
https://www.contrepoints.org/2018/07/18/320498-les-membres-de-lotan-en-pleine-cacophonie-energetique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=970f2212c3-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-970f2212c3-114019877&mc_cid=970f2212c3&mc_eid=91b20f7fc1

Information du 12 juillet
La police italienne a découvert une nouvelle affaire qui implique la ‘ndangheta, la très puissante organisation calabraise du crime organisé, dans un scandale de fraude sur les installations éoliennes. Treize personnes, dont le maire d’un village calabrais, et six entrepreneurs ont été arrêtés.
Des multinationales telles que Gamesa, Nordex et Vestas, ont été obligées de pactiser avec les ‘ndrines, parce que menacées de dommages, retards, vols et problèmes divers sur les chantiers mais aussi pour faciliter les procédures administratives.
Depuis des années – et pas seulement en Italie – les subventions aux énergies renouvelables sont une source de malversations et corruptions diverses ; dès qu’il y a de l’argent public, des gens malhonnêtes en profitent pour s’approprier ce qui provient des impôts des honnêtes gens.

Compte tenu de cette nouvelle alerte:
il serait urgent de faire faire  un audit indépendant des flux financiers de l’éolien comme l’a demandé officiellement à nouveau la  FED au gouvernement et notamment à Lecornu/Hulot

 La vente d’électricité éolienne à EDF représentera  un CA de l’ordre de 2,4 milliards d’euros en 2018  (  12.000 x 2200 h x 90 €)
La CRE   vient d’annonce qu’elle estimait la CSPE  à 7,788 milliards d’euros, soit près de 824 millions d’euros de plus qu’en 2017 (+ 12%)
Elle a déclaré que dans cette CSPE les subventions de l’éolien représenteront  17% du total soit 1, 3 milliards d’euros

En étant cynique ont pourrait  faire un raccourci et dire que 54% de l’argent de l’éolien »  vient de subventions publiques

Quatre Questions au gouvernement 

 1) A-t-on vérifié qu’il n’existait pas  de fonds financiers situés dans des paradis fiscaux   soit en amont pour prêter de l’argent destiné à  investir dans les parcs éoliens ultra subventionnés par l’argent public,    soit en aval pour récupérer de l’argent ,  qui irrigueraient la myriade de sociétés sans capital qui vendent en France  l’électricité éolienne à EDF pour 2,4 milliards d’euros

2) S’est-t-on assuré et par  quels moyens qu’il n’existait  pas de corruption, nationale et locale, de blanchiment,  de fonds utilisés pour de trafic d’armes ou de l’argent du crime?

3) A-t-on fait une étude de tous les circuits des redevances, a -t-on vérifié que des   sociétés de conseils  diverses n’émettaient pas   de fausses factures pour des études injustifiées, ,  qu’il n’y avait  pas de fausses commissions ou des retro-commissions ?

4) Connait-on  l’évolution des patrimoines des principaux acteurs de l’éolien en France?

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président Fédération Environnement Durable

ÉOLIEN OFFSHORE : DU VENT, TOUJOURS DU VENT !…

Lettre de la FED du 18 juillet : à l’ouest rien de nouveau…du vent, toujours du vent…tout en catimini…

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LETTRE D’INFORMATION :  18 juillet 2018

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Bonjour,

Eolien offshore les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent

Par Jean-Louis Butré et Arnaud Casalis Président et administrateur de la Fédération Environnement Durable
11 juillet 2018

https://www.contrepoints.org/2018/07/11/320057-eolien-offshore-les-15-milliards-deconomie-demmanuel-macron-sont-du-vent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=5273ca3070-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-5273ca3070-114019877&mc_cid=5273ca3070&mc_eid=91b20f7fc1

L’annonce du Président Macron de 15 milliards d’euros d’économie sur les éoliennes en mer n’est qu’une supercherie supplémentaire de communication.

Le 20 juin 2018 le président Macron et le ministre Nicolas Hulot ont annoncé à grand renfort de médiatisation une économie de 15 Md€ sur le coût d’installation des éoliennes en mer. À un moment où le gouvernement proclame vouloir boucler son budget en réalisant d’importantes économies budgétaires de l’État, une telle annonce est évidemment flatteuse.  Elle résiste toutefois difficilement à la réalité des faits.

De quoi parle-t-on réellement dans ces projets d’éoliennes en mer ? Un bref retour en arrière s’impose pour rappeler que les gouvernements précédents ont décidé de donner corps à la transition énergétique de façon idéologique, sans la moindre analyse du potentiel des ressources ni de leur faisabilité économique. Dans le plus grand désordre et en l’absence de réflexion sur ce que devrait être l’intérêt général, ils se sont lancés dans des politiques opportunistes sous la pression immédiate de groupes de pression alliant spéculateurs et prétendus écologistes.

Pour masquer le fiasco de l’éolien terrestre le gouvernement lance l’éolien offshore encore plus coûteux

Les subventions aux éoliennes terrestres assurant une rentabilité incomparable à tout autre investissement, aux frais du contribuable, il a fallu corriger une image promise à être désastreuse lorsqu’il a commencé à être public le fait que le secteur éolien ne créerait pas d’emploi en France (les machines sont toutes importées) et que cette énergie intermittente serait  à l’origine d’un prochain triplement du prix de l’électricité pour le consommateur.

L’idée fut donc vite vendue, par quelques industriels, de créer une filière d’énergie éolienne dite « marine » (en réalité littorale) permettant de tenir un discours franco-français sur la création d’emplois compatible avec le discours politique ambiant. On sait quelle fut la suite, avec l’arrêt ou la cession des projets (Siemens, General Electric) dans des conditions de décisions encore mal élucidées.

Électricité offshore plus de 7 fois le prix normal

C’est dans ces circonstances  que furent hâtivement lancés des appels à projets d’éolien marin, sans étude préalable autre que celles des promoteurs les portant dans leurs cartons, assorties d’exigences de rémunération sans précédent.

Alors qu’EDF est tenu de vendre à ses concurrents 25% de sa production d’électricité à 49 € le MWh dans  les conditions imposées par la loi Nome, et que les éoliennes terrestres lui vendaient déjà la leur au double de ce prix, le premier projet de Veulette proposait un prix d’achat  imposé à EDF de 110 € le MWh.

Profitant d’une volonté politique défaillante et de la légèreté de Mme Ségolène Royal, les projets suivants ont ensuite vu leurs  offres acceptées à des prix exorbitants atteignant  jusqu’à 230 € le MWh. Il n’est pas non plus inutile de comparer ce prix à celui du marché spot de l’électricité qui oscille souvent  aux alentours de 30 € le MWh et qui est même quelquefois négatif lorsqu’il faut délester le réseau allemand de la surproduction erratique de ses propres éoliennes.

Des opposants déterminés

Seule l’action des opposants aux projets regroupés dans des associations locales et nationales a permis d’attirer l’attention sur des pratiques choquantes ayant pour objet de bénéficier de la manne publique au détriment du citoyen. C’est à eux qu’on doit la contestation juridique et médiatique des projets d’énergie marine.

En acceptant que les projets soient maintenus avec des tarifs de 150 € le MWh, certes en baisse, mais toujours très supérieurs  à des tarifs normaux, le Président Macron vient  de donner son feu vert à un gâchis de subventions de l’ordre de 20 Md€ que paieront les contribuables pour faire vivre une filière déficitaire.

Une supercherie de communication

C’est peu dire qu’en  proclamant une économie de 15 Md€, le Président ne fait que dissimuler de moindres déficits. Il use en fait d’une posture de communication en contradiction avec la réalité, à l’image de son ministre Hulot qui annonce que les projets d’usines éoliennes en mer sont l’équivalent de deux centrales nucléaires en oubliant de dire que, par l’intermittence de leur production,  ces gisements électriques ne produiront au mieux que le tiers de leur capacité et porteront préjudice à des pans entiers de l’économie des littoraux français.

Un mépris des lois et de la démocratie

Emmanuel Macron  et Nicolas Hulot ont méprisé la démocratie en annonçant des décisions comme celle de construire le parc eolien du Tréport alors que le maire, les élus, la population et les associations de pêcheurs sont depuis des années totalement opposés à ce projet.
En  prime, ils ont bafoué le 20 juin 2018 toutes les lois et les fondements de la participation citoyenne, l’enquête publique du Tréport n’étant  même pas encore faite.

Ce véritable Ukase a obligé le maire de la ville à réagir pour exprimer sa colère . Voici le texte de  sa lettre ouverte du 5 juillet 2018

Depuis lundi un bateau barge travaille sur le futur chantier du parc éolien offshore, visible de notre plage ils auront du mal maintenant à nous dire que nous ne verrons pas les moulins à vent. Ce qui me pose problème aujourd’hui c’est l’interdiction de pêche sur le secteur, l’économie de la pêche Tréportaise en est mise en danger, j’adresse aujourd’hui un courrier au préfet maritime pour trouver des solutions.

Monsieur le Préfet,
Depuis quelques jours, je perçois la présence au large du Tréport d’un navire dont la mission serait de préparer l’installation éventuelle des ancrages des 62 éoliennes du projet mené par la société «Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport». Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée (voir photo ci-dessous).

Même si le Président de la République a assuré que ce parc verrait le jour, vous n’êtes pas sans savoir que l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée, que l’issue n’est donc pas connue et que, dans l’éventualité où un avis favorable serait donné, des recours seraient encore possibles.

Au-delà de la consternation, c’est surtout l’indignation qui m’étreint. En effet, j’ai été alerté par les pêcheurs du Tréport. Ils ont été avisés de l’interdiction qui leur était faite de travailler dans la zone où se trouve ce navire. Alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute, cela est fort préjudiciable et aucune compensation n’a été prévue, ni même envisagée.

De plus, les répercussions sur cette action risquent d’être plus lourdes encore. En effet, les bateaux de pêche les plus conséquents pourront se rendre sur d’autres secteurs, mais cela aurait pour conséquence de les dérouter vers d’autres ports pour décharger leur pêche et s’approvisionner. L’activité de la CAPA (Coopérative des Artisans Pêcheurs Associés) qui commercialise le carburant et la glace s’en trouverait impactée.

J’en appelle donc à vous, Monsieur le Préfet, pour mettre bon ordre dans cette situation et faire en sorte que les droits des professionnels de la mer ne soient plus bafoués.

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.
Laurent JACQUES
Maire du Tréport

Jean-Louis Butré est l’auteur de Éolien, une catastrophe silencieuse, paru aux éditions de l’Artilleur en 2017.

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

Un message du Conseil de Développement Durable.

Un message de Bruno Déroulède, président du CDD (Conseil de Développement Durable du Périgord Vert)

Bonne lecture

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Bonsoir à tous, amis de Forces Périgord,

Comme certains d’entre vous le savent peut-être, au-delà de mon appartenance à Assocep et donc à FORCES PÉRIGORD, je préside le Conseil de Développement Durable du Périgord Vert.

Il s’agit d’une association citoyenne découlant de différentes lois (et notamment de la loi NOTRe) visant à développer la démocratie participative. Il existe des CDD dans toutes les régions.

Le CDD Périgord Vert dialogue et construit avec les élus afin de favoriser les projets de développement durable adaptés aux spécificités du Périgord Vert. Le Festival des Énergies ou la journée découverte des énergies renouvelables que nous avons organisée le 22 juin, sont des bons exemples de notre action. D’autres projets sont à l’étude comme l’organisation d’un grand débat pour revaloriser l’utilisation de l’énergie hydroélectrique.

Je souhaite renouveler et augmenter le nombre d’adhérents du CDD afin de peser plus efficacement dans le débat territorial. Des membres de vos associations respectives pourraient être intéressés par le CDD. Pour leur permettre de découvrir cette association, je vous serais reconnaissant de leur transmettre les documents ci-joint afin de les inviter à notre prochaine Assemblée Générale qui aura lieu le 12 juillet à 18h dans la salle des fêtes de Bourdeilles. Leur adhésion (10€/an) pourrait être une simple adhésion de soutien.

Si vous le jugez opportun, merci de ce que vous pourrez faire pour soutenir un mouvement citoyen qui milite pour le développement durable du Périgord Vert dans le respect de ses habitants et de leur cadre de vie.

Bien cordialement.

Bruno Déroulède

06 07 80 07 30

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Pièces jointes : cliquez sur les liens ci-dessous

Invitation AG et Formulaire

Bulletin Adhesion-CDDPV

 

 

 

Entretien avec Monsieur Bernard Cazeau, sénateur de la Dordogne.

Coïncidence !… Suite au courriel « Biodiversité en danger dans le Périgord Vert » que nous avons envoyé à plusieurs élus et responsable de structures (PNR Périgord Limousin, LPO, ARB, etc.), nous avions rendez-vous hier, lundi 2 juillet, avec Monsieur Bernard Cazeau, sénateur de la Dordogne, et, ce même jour, la FED demandait à ses adhérents d’interpeller députés et sénateurs quant à la prolifération intempestive de l’éolien (voir la lettre de la FED que nous avons publié juste avant cet article).

 

Voici, en quelques phrases ce que le sénateur a répondu à nos questions concernant les deux projets éoliens qui nous préoccupent :

« Ça fait dix ans que j’en entends parler mais il n’y en a toujours pas (d’éoliennes) »

« Vous voulez préserver votre paradis, mais c’est dans les villes qu’on voit la transformation du monde » (sic !)

« Il faut vivre avec son temps…le monde est en train de changer » (?)

« Ce n’est pas moi qui irai chercher les éoliennes en Dordogne…de toutes façons, c’est le Préfet qui décide »……….!!!!!!!!!!

 

Monsieur le sénateur Cazeau n’a pas vraiment répondu à notre question de savoir ce qu’il pense vraiment de l’implantation d’éoliennes dans le Périgord Vert. Ses propos sont restés vagues et superficiels, sans prise de position nette. L’implantation d’éoliennes industrielles géantes dans les campagnes de la Dordogne ne semble pas faire partie de ses préoccupations majeures.

La  « langue de bois » est décidément la caractéristique des politiques…

Quant à nous, nous attendons toujours la réponse de monsieur Jean-Pierre Cubertafon, député de la 3ème circonscription de la Dordogne, ainsi que celles de messieurs Vauriac et Méchineau…

Nous espérons quand même que les adhérents de la FED qui s’adresseront à leurs sénateurs et députés obtiendrons d’eux des réponses moins sibyllines…

 

 

 

Lettre de la FED : de nombreux élus s’inquiètent…

Les élus commencent à s’inquiéter de la prolifération des projets éoliens…

Bonne lecture.

LETTRE D’INFORMATION :  2 juillet 2018

 

 Aux membres de la Fédération Environnement Durable

Bonjour

Depuis quelques mois il se dessine une réelle  montée de l’inquiétude de nombreux  élus toutes tendances confondues.

Ils commencent à prendre conscience de leurs responsabilités historiques dans l’immense saccage paysager et environnemental  que l’éolien terrestre (et offshore) cause à la France.

Cela se traduit par des prises de position individuelles  contre les éoliennes, mais aussi par des  décisions au sein d’assemblées départementales.

Certaines  s’orientent vers  des demandes de moratoires

Si le Ministère de l ’environnement  et tous les organismes inféodés aux promoteurs éoliens  font tout pour le cacher et pour continuer leur propagande  digne de pays  totalitaires , il faut constater qu’il s’agit là d’une réelle prise de conscience.

Voici quelques exemples, concernant les départements de l’Allier,  de la  Somme et des Hauts de France et de la Vienne ou après des année de passivité ,  les députés  ont finalement réalisé que  la Vienne était  écumée par des hordes de promoteurs, que toutes les communes étaient visées  et  que des centaines de permis et de projets  éoliens soit disant « maitrisés » étaient en train de pulluler et de détruire ce département autrefois une magnifique zone de bocage.

Il est certainement  possible d’ajouter  d’autres départements à cette liste

Le Conseil d’administration de la FED s’est  réuni samedi 30juin

Il a été décidé de demander à toutes les associations de la  FED de contacter   leurs députés et leurs sénateurs pour les informer  de cette évolution dans les autres régions de France et de les alerter.

Merci aussi de signaler dès que possible à la FED  tous les noms des élus nationaux (députés et sénateurs, conseillers généraux etc…)  susceptibles d’entreprendre des actions pour  tenter de sauver la France du massacre programmé par les éoliennes .

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Les conseils départementaux et les élus les uns après les autres s’inquiètent de l’éolien industriel qui détruit les paysages et le patrimoine de la France

Après la Somme , les Hauts de France , la Vienne…..

L’Allier

 La Somme

Hauts de France
Xavier Bertrand dit «stop» aux éoliennes dans les Hauts-de-France

L’Union

L’ancien maire de Saint-Quentin en avait fait un slogan de sa campagne : « l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, c’est terminé » …

Vienne

La multiplication de projets éoliens alarme dans le Montmorillonnais. Les élus cherchent à reprendre la main..

Projets de parcs éoliens : le sud Vienne à saturation

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président de la Fédération Environnement Durable

La FED demande un moratoire concernant l’éolien terrestre.

Un nouveau message de la FED (Fédération Environnement Durable), fédération à laquelle VIAPL est affiliée. Bonne lecture…

 


Communiqué de presse 

  

 

 

Paris le 28 juin  2018

Pour atteindre les objectifs du plan solaire, la Fédération Environnement Durable  demande un moratoire concernant l’éolien terrestre

La Fédération Environnement Durable (FED) prend acte du  plan dévoilé aujourd’hui par le gouvernement qui veut  porter le solaire de 22% à 32% du mix énergétique de la France en 2030.
Elle  demande au  gouvernement de privilégier  les solutions  locales non liées au réseau d’électricité et notamment le  solaire couplé  au stockage local de  l’énergie.

Contrairement à l’éolien qu’elle combat, la FED constate que l’acceptabilité du solaire est convenable s’il est placé intelligemment dans les  lieux les  plus adaptés.

Mais pour que le solaire puisse se développer, un moratoire concernant  l’éolien terrestre  est indispensable pour que le solaire ne soit pas cannibalisé.

Ce moratoire dans un premier temps pourrait imposer  aux promoteurs d’augmenter la distance de protection des riverains des éoliennes.
Il devrait aussi  arrêter  les avantages économiques  accordés depuis des années  à la  filière du vent qui s’approprie toutes  les aides d’état pour le profit d’intérêts particuliers au détriment du développement des autres énergies renouvelables.

Le gigantisme des éoliennes  qui dépassent maintenant  200 m de haut, leur mauvaise  rentabilité, et les nuisances nombreuses  qu’elles provoquent,  conduisent à leur rejet  constaté quotidiennement par la  montée exponentielle de contestations porteuses des plus graves conflits sociaux et à  une augmentation rapide  des recours juridiques qui dépassent  maintenant  70% des projets.

Contact presse

Jean-Louis Butré