Éolien terrestre : NON à l’anarchie OUI à une réflexion nouvelle

Ceci est la réponse de plusieurs associations (voir au bas de l’article) au « Plan de libération des énergies renouvelables » de Sébastien Lecornu (voir article précédent). C’est plutôt bien vu… A quand une véritable concertation ?

 

Communiqué de presse du 16 février 2018

Éolien terrestre : NON à l’anarchie OUI à une réflexion nouvelle.

Reçues le 8 février 2018 par M. Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État à la transition énergétique écologique et solidaire, les associations nationales du patrimoine et celles de riverains ont pris acte de la déclaration du ministre reconnaissant que les mesures issues du groupe de travail sur l’éolien l’avaient été sans concertation avec elles et affirmant désormais qu’elles seraient associées aux réflexions en cours. Elles demeurent cependant opposées aux mesures issues de ce groupe de travail et à la poursuite du programme éolien terrestre dans les conditions actuelles.

1- Elles rappellent que l’abondant contentieux suscité par l’implantation d’éoliennes terrestres résulte avant tout de l’absence de règles limitant efficacement l’impact cumulé de leur proximité sur les riverains (engins approchant ou dépassant les 200 mètres de haut). Cet impact touche non seulement les hauts lieux du patrimoine historique sans réel souci de leur protection, mais toutes les habitations voisines (qui sont ainsi dévalorisées sans contrepartie) et nombre de paysages qui font aussi partie des atouts touristiques de la France.

2- Les associations considèrent que toutes les mesures dérogatoires au droit commun et notamment la suppression de l’échelon des tribunaux administratifs pour le contentieux éolien ne règleront pas les questions de fond que ce contentieux doit traiter et n’empêcheront nullement les personnes qui s’estiment lésées de poursuivre aussi loin que possible leurs actions en justice. Elles sont disposées à faire des propositions plus conformes au droit pour améliorer le déroulement de ce contentieux.

3- Elles recommandent l’élaboration d’une planification opposables des zones d’implantation d’éoliennes qui se substitue à l’anarchie actuelle et de mesures d’information effective et préalable des riverains. Elles accueillent avec intérêt le projet d’une médiation nationale qui devrait, selon elles, être relayée dans chaque département.

4- Elles soulignent que la concertation doit se faire tant au niveau national qu’au niveau local, par exemple au sein des Commissions Départementales de la Nature, des Paysages et des Sites dont elles sont souvent exclues au profit de représentants de la filière éolienne.

5- Elles rappellent que, d’un avis partagé, la transition écologique passera par d’autres voies que l’énergie éolienne terrestre dont le bilan inconvénients-avantages n’est pas satisfaisant. Les moyens financiers considérables ( 8 milliards d’euros en 2017, soit 25 fois le budget consacré aux monuments historiques) prélevés sur les consommateurs devraient être consacrés à de vrais investissements d’avenir.

6- Les associations considèrent enfin qu’un audit complet et indépendant de l’incidence de la filière éolienne sur les finances publiques, sur la production électrique, sur les biens et sur l’activité touristique locale doit être conduit avant toute nouvelle mesure encourageant son développement.

 

Contacts presse :

Patrimoine Environnement – Anne Lecleziaux – 01 42 67 84 00 – contact@associations-patrimoine.org

Maisons paysannes de France – Camille Morvan – communication@maisons-paysannes.org – 01 44 83 63 64

Sauvegarde de l’Art Français – Alexia Monteillet -communication@sauvegardeartfrancais.fr

Sites et Monuments – Julien Lacaze – contact@sppef.org – 06 24 33 58 41

Vents de colère – contact@ventdecolere.org – 06 40 89 49 82

VMF – caroline.desagazan@vmfpatrimoine.org – 01 40 62 61 81

 

 

 

ATTENTION !!! … Voici le « Plan de libération des énergies renouvelables »…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous découvrirez les conclusions (en date du 18-08-2018) du groupe de travail « éolien » initié par Sébastien Lecornu et lancé le 20-10-2017.

Ce ne sont pas de bonnes nouvelles pour nous…mais il est important de s’en informer…pour savoir contre quoi nous allons avoir à lutter…

Voici le lien :     Lecornu

 

Infrasound and low-frequence noise, doest it affect human health ?

From « Engineers Journal »  (23 january 2018) :

Biomedical engineer Dr Mariana Alves-Pereira recently studied the impact of ILFN from wind turbines in Ireland, concluding that noise regulations need updating to reflect noise levels that endanger human health.

Click on the internet adress below :

    http://www.engineersjournal.ie/2018/01/23/ilfn-infrasound-low-frequency-noise-turbine-health/

Lettre ouverte de la FED à Nicolas Hulot, Ministre d’État.

Oui je sais, c’est peut-être un peu long…Ça peut aussi se lire en plusieurs fois…C’est une mine d’or pour qui cherche des informations sur l’éolien…et c’est aussi un texte magistral contre l’éolien…dont nous pourrons nous inspirer lors des enquêtes publiques à venir…

Bonne lecture à tous…

Lettre ouverte de la Fédération Environnement Durable à M. le Ministre d’Etat Nicolas Hulot

Lettre ouverte  de la Fédération Environnement Durable à
M. le Ministre d’Etat Nicolas Hulot

copie à :

M. le Président de la République
M. le Premier Ministre

Paris le 8 février 2018

                                             Monsieur le Ministre d’Etat,


La Fédération Environnement Durable regroupe à cette date plus de 1.300 associations et collectifs de toutes les régions de France.

Elle refuse l’éolien industriel.

Elle s’est associée à la Fédération Vent de Colère et aux associations de protection du patrimoine pour dénoncer les mesures prises par la commission Lecornu,   notamment celles qui tentent  de museler l’opposition des citoyens et des associations loi 1901, en voulant mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français et plus particulièrement celle  concernant la suppression des Tribunaux Administratifs.

Elle mettra en œuvre tous les moyens légaux nationaux et internationaux pour lutter contre ces mesures.
Motion ci-jointe votée par le  C.A. de la  FED du  27 janvier 2018 (1)  

         

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de ma haute considération.

Jean-Louis Butré
Président de la Fédération Environnement Durable



Onze raisons qui conduisent la FED à refuser l’éolien industriel.

 

L’éolien en France. Pourquoi faire ?


Diminuer les rejets de gaz à effet de serre ?

NON : 95% de notre électricité est produite par un parc qui n’émet pas de gaz à effet de serre (record des pays industrialisés). Il est difficile de faire mieux. Au contraire, l’intermittence des éoliennes  augmente ces émissions à cause du soutien obligatoire de centrales thermiques à gaz et à charbon comme en Allemagne (1)

Accroître la sécurité d’approvisionnement ?  

    

NON : Leur disponibilité fantaisiste ne permet pas de compter sur les éoliennes  (jours sans vent signifie  « pas d’électricité », car cette dernière n’est pas stockable à l’échelle d’un pays).
Les scénarios RTE : 50% de nucléaire en 2050, ou celui de l’Ademe (100%), mettent en danger  la  sécurité d’approvisionnement de l’électricité en France.
Les énergies renouvelables déséquilibrent le réseau par les brusques variations de production, avec des risques grandissants.
On constate en comparant les 4 scénarios de RTE que, plus on diminue la part du nucléaire, plus le risque de coupure est élevé. (3)

Réduire le coût de l’électricité ?


NON
: Le courant acheté prioritairement et obligatoirement est payé aux producteurs deux à sept fois plus cher que le « mix » EDF.        

Ce coût est compensé par une ponction : la CSPE sur notre facture EDF.      
Elle dépassera 8 milliards d’euros  en 2018, et  elle atteindra 20 milliards d’euros par an dans dix ans.          
Le prix de l’électricité « explose », au détriment du pouvoir d’achat des Français.
Les 8 millions de ménages les plus démunis et en situation énergétique précaire seront les victimes. Seuls quelques affairistes profitent de ce système immoral.

 

Produire une électricité de proximité ?


NON :
l’éolien industriel est raccordé au réseau. Des milliers de pylônes et de transformateurs électriques supplémentaires ainsi que 4000 km de lignes à haute tension sont nécessaires pour connecter ces dizaines de milliers de points de production d’électricité intermittente.

Améliorer notre balance des paiements ?


NON :
Et c’est même catastrophique. Presque tout le matériel est importé, principalement, d’Allemagne, du Danemark, et maintenant de Chine.
La France subventionne des emplois dans ces pays et en détruit en France en affaiblissant la compétitivité des industries consommatrices d’électricité.


Améliorer l’environnement ?


NON :
Bientôt 25.000 socles de béton armé, pesant chacun 1.500 tonnes, soit un total de
35 millions de tonnes de béton armé qui ne sera jamais retiré du sol.

Les parcs naturels, les forêts, les zones protégées et les lieux de mémoire sont violés.                         La faune est menacée par des pales tournant à plus 300 km/h. L’atteinte à la biodiversité est catastrophique. Compte tenu du coût exorbitant du démantèlement des éoliennes, le territoire conservera de multiples friches industrielles. (4)

Créer de l’emploi ?

NON : La main d’œuvre, généralement importée car moins chère, se déplace au gré des chantiers de montage. Même les centres de contrôle des éoliennes implantées en France sont pour la plupart situés en Allemagne, voire au Canada.

Au contraire, le renchérissement du coût de l’électricité par les énergies renouvelables détruit de l’emploi dans l’industrie en France comme dans l’économie touristique. 

 Les 2 sociétés qui fabriquaient du matériel ou des éoliennes sont en faillite (France Eole et Vergnet,  sans compter le fiasco d’Areva dans l’eolien  offshore)

Protéger les paysages, le patrimoine historique et celui des particuliers ?


NON :
 Le patrimoine historique et les paysages sont massacrés partout en France. (5)(6)(7)
                       

Concernant les particuliers des moins-values de 10 à 30% sont estimées pour les maisons des riverains dans un rayon de plusieurs kilomètres.
(La FED a été  auditionnée le 5 février 2018 sur ce sujet par la Chambre de Notaires)

Garantir la santé ?


NON
 : Voir les conclusions de l’Académie de médecine sur les gênes occasionnées par les éoliennes dans son rapport du 3 mai 2017
(http://www.academie-medecine.fr/).

Cette Académie recommande – entre autres –
de ne pas installer d’éolienne à moins de 1500 m des habitations, et de diminuer sensiblement le bruit.

Développer  le tourisme ?


NON
 : Les touristes désertent les zones « décorées » d’éoliennes. Seule la menace par l’UNESCO de retirer son « classement au patrimoine mondial » pour le Mont-Saint Michel a fait reculer la soumission de l’autorité environnementale et préfectorale au lobby éolien.

Mais alors pourquoi ?

  • Parce que le business des énergies intermittences éoliennes est particulièrement rémunérateur, grâce aux subventions publiques financées par les consommateurs d’électricité.
    Il y trop d’argent dans l’éolien sans aucun contrôle des circuits financiers. Même en transformant  les diverses subventions actuelles en certificats  ou primes, ce programme  consisterait  à vouloir nier les  fraudes  et  la spéculation.  La commission Lecornu prendrait la responsabilité de cautionner un système opaque. (8)
  • Parce que certaines ONG comme WWF ou  Greenpeace promoteur eolien déguisé (8) se sont infiltrées dans les services de l’Etat, notamment à travers l’ADEME,  au service du lobby des renouvelables. Ils contrôlent les médias et par  la «  pensée unique »  ils tentent de criminaliser les opposants en faisant  croire depuis plus de 15 ans que seuls le vent et le soleil produiraient une électricité « propre ». (9)

En résumé :

En réponse à sa prise de conscience écologique, l’opinion publique découvre que les gouvernements successifs ont jeté  leur dévolu sur l’éolien sans avoir pris le temps d’en peser préalablement ni les contraintes d’exploitation, ni les vrais impacts sur l’environnement.

Il serait extrêmement regrettable que la France continue dans cette voie éolienne, non seulement pour des raisons anti économiques et de son impact négatif sur  l’écologie, mais aussi à cause de ses effets néfastes sur les riverains.

Laisser implanter des éoliennes qui dépassent maintenant 200 mètres de haut à 500 mètres des habitations n’est pas acceptable. La distance de protection doit être immédiatement augmentée, comme l’ont fait certains pays, en la portant à 10 fois la hauteur en bout de pâle.
(
Allemagne Bavière notamment)
La FED rappelle aussi que le Sénat avait voté une loi pour imposer 1.000 mètres

L’ensemble de ces constatations est à l’origine d’un grand désordre, tant dans l’application locale de la politique énergétique de l’État que dans le financement.
La création de groupes autonomes de défense, telle les ZAD anti-éoliennes de l’Aveyron (Amassada) et celle de Bourriège dans  l’Aude, ne sont que la conséquence de cette politique gouvernementale à la solde du lobby des promoteurs éoliens

 Si ce programme est poursuivi il appartiendra aux juges de rétablir ce que le gouvernement aura omis de faire, avec toutes les conséquences néfastes prévisibles.

 On peut, en tant que citoyen :

– combattre les  mécanismes qui ont  asservi  la Transition énergétique à l’industrie éolienne.

– refuser que des pays soient  sous l’emprise d’une idéologie qui a réussi à culpabiliser les citoyens, contrôler certains services publics nationaux et détourner l’ écologie véritable de ces buts fondamentaux.

– dénoncer un  mensonge écologique

– tenter de sauver la nature et la biodiversité dans des zones non industrialisées ou banalisées.

– lutter sans merci pour protéger le patrimoine, et la  richesse de la France pour lui garder ses spécificités et ses atouts historiques dans un monde de plus en plus « marchandisé ».

Les citoyens français n’accepteront jamais la destruction de leur environnement et de leur patrimoine par des éoliennes inutiles et ruineuses.

L’espace, la nature, le silence, la lumière, l’air, la pureté de l’eau, la biodiversité sont des trésors précieux qui ont de plus en plus de valeur dans un monde de plus en plus industrialisé.

Références

 (1) Motion d’orientation de la FED

« Pas d’usines éoliennes ici ou ailleurs »
La FED réaffirme son opposition totale à l’implantation d’usines éoliennes tant sur terre que le long des côtes.

La FED s’oppose par tous les moyens légaux à sa disposition aux arrêtés ministériels et aux directives européennes qui conduisent à une industrialisation des espaces ruraux et accordent des avantages réglementaires et financiers, des effets d’aubaine indus, sans résultats réels sur la diminution des gaz à effet de serre. Elle utilise tous les moyens juridiques nationaux et européens pour combattre le programme du gouvernement français éolien terrestre et offshore. 

La FED soutient tous ses adhérents. Elle apporte ses conseils aux habitants et à leurs associations anti-éoliennes, en particulier dans leurs recours juridiques et si nécessaire judiciaires contre les projets éoliens.

Elle mettra tout en en œuvre pour que le code de la santé publique et le bien être des riverains soient respectés. 

Elle défend toutes associations petites ou grandes situées dans toutes les régions de France depuis les plus beaux sites emblématiques à la plus petite commune d’une zone défavorisée.

La FED considère que tous ceux qui luttent contre les éoliennes sont égaux.

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(
2) Emission de CO2 par l’éolien . Alibi ruineux

Environ 95% de l’électricité en France est produite par le parc conventionnel (thermique plus hydraulique) et ses émissions moyennes de CO2  sont d’environ 50 kg de CO2 par MWh.

Or, par définition, chaque MWh d’énergie renouvelable remplace un MWh conventionnel. Il contribue ainsi à « économiser » 50 kg de CO2 par MWh produit.

Pour éviter une tonne de CO2 il faut donc 20 MWh d’énergie renouvelable.

Le surcoût de l’éolien étant de 35 € (différence entre le prix d’achat de l’éolien terrestre (85 €/MWh) et le « conventionnel » (50 €/MWh)), chaque tonne de CO2 évitée par de l’éolien coûte donc 700€ (20 MWh x 35 €/MWh = 700 €).

Sur le marché d’échange européen, le CO2 se négocie à moins de 10€ par tonne.

Une tonne de CO2 évitée par l’éolien revient 70 fois plus cher que sur le marché, sans compter les milliers de tonnes de CO2 émises par les centrales thermiques de soutien à l’éolien.

En France, la non-émission de CO2 par l’éolien est un alibi ruineux.
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(3) Blackout programmé
 :

En acceptant davantage d’effacements de consommation et des coupures, en augmentant considérablement la puissance totale installée et les lignes de transport, en réduisant la consommation annuelle et les pointes, et en supposant que les pays voisins puissent acheter  de l’électricité lorsque la France en produit  trop,  et en vendre lorsque qu’il y aura pénurie, ( ce qui  fait beaucoup de suppositions..) alors il est peut-être  possible de remplacer une partie des centrales nucléaires ou fossiles pilotables  par des moyens éoliens et solaires intermittents mais  en comparant les 4 scénarios de RTE que, plus on diminue la part du nucléaire, plus on émet de CO2 et plus le risque de coupure est élevé ce qui est inadmissible.
L’impact financier et environnemental de ces moyens supplémentaires, qui viennent essentiellement en plus de, et non à la place des autres.
Ce programme, consistant à importer plus  de 25.000 éoliennes, conduira à  dilapider plus de 75 milliards d’euros.
Il serait  plus pertinent pour l’environnement de mettre plutôt ces moyens dans l’isolation des logements, l’amélioration des transports en commun, l’efficacité énergétique dans les usines.  
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(4) Bétonnage de la France par les éoliennes :

 

Témoignage de Mme Pestre Isabelle  Maire de La Chaussée  Sur Marne. Conseillère régionale GRAND EST.
Le 4 janvier 2018
Madame, Monsieur,
Je suis Maire d’un village du département de la Marne qui possède sur son territoire 10 éoliennes MAIS aussi et surtout le poste électrique ENEDIS qui reçoit la production éolienne de tous les villages alentour.
Le village était déjà doté d’un superbe poste RTE construit dans les années 50.
Tous cela à 15 m de la première habitation qui elle, date de 1810.
Autant dire que nous sommes ravis car en plus nous ne percevons pas les IFER car nous sommes dans un EPCI en FPU.
L’EPCI encaisse 377000€ annuels d’IFER  et notre village ne perçoit que 35000€ / an (5000 € de la première éolienne avant la réforme de la taxe pro, donc dans notre transfert de charges avec l’EPCI et 30 k€ négociés aux forceps avec le com com.
= Soit 9%.)
Mis à part le peu de retombées économiques, alors que nous avons toutes les nuisances, nous sommes confrontés à un nouveau problème et pas des moindres.
La première éolienne de Champagne Ardennes a été installée sur le territoire de La Chaussée sur Marne, elle vient d’être démantelée pour que le propriétaire puisse en construire une plus haute et donc plus puissante. Et à 30 m des fondations de l’ancienne car techniquement il est impossible de se reposer sur les anciennes fondations.
Lors du dépôt de permis de construire, je me suis renseignée sur le devenir des fondations de l’ancienne éolienne.
Et là, catastrophe, je découvre que la Loi occulte cette problématique des fondations en béton armé.
La Loi stipule arasement à moins un mètre en zone de culture et moins deux mètres en zone boisée.
Ce qui est une catastrophe écologique, des milliers de tonnes de béton armé vont donc rester en sous-sol !
Ce n’est pas avec un mètre de terre (sur une surface de 400 m2) que l’on peut cultiver du blé, des betteraves de la luzerne…
« Il n’y a qu’un gars de la ville pour croire à une telle ineptie ! »
Des racines de blé descendent à 1m20 de profondeur.
De la luzerne entre 2 et 3 m
Du maïs à 1m80
Et pour que la terre soit nourricière il faut que l’eau puisse s’infiltrer et remonter par capillarité,
les fondations ne permettent plus ces échanges d’eau, la terre est donc MORTE.
Si donc tous les 15 ans, les éoliennes sont déplacées de 30 m pour en reconstruire une plus grande à côté, on va multiplier les surfaces de terre mortes.
Quand j’en parle autour de moi, je me rends compte que les politiques sont loin d’avoir tous compris le danger.
Pourriez-vous communiqué sur ce sujet?
De mon côté, j’ai déjà alerté le préfet de la Marne, la sous-préfète de Vitry le François, le vice-président de la région Grand Est en charge de la transition énergétique (Franck Leroy, maire d’Epernay), le Président Jean Rottner, le député Charles  de Courson qui m’a promis une question au ministre de l’écologie mais cela tarde à venir.
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(5) Mécanisation des paysages de la France


Article paru le 23 janvier 2018
http://www.economiematin.fr/news-eolien-risque-environnement-paysage-france-danger-beaute-regions-butre
par Jean-Louis Butré

La France est superbe, cela tient à sa situation géographique exceptionnelle, à la variété infinie de sa structure géologique, et à son passé prestigieux qui a laissé un patrimoine magnifique. La richesse des paysages de la France n’a d’égal que la diversité des régions.

Ces paysages sont des biens communs. Or l’éolien est un danger mortel.

Le programme éolien s’accélère dans un système complexe et peu reluisant, au niveau politique, financier, social et géographique. Certains profitent de ces développements d’autres en sont victimes mais la nature et le patrimoine historique s’y retrouvent seuls, sans voix !
Au premier contact, en regardant une éolienne à une distance de 5 kilomètres, elle peut en effet sembler majestueuse. Elle tourne lentement et par temps calme dans un paysage banal, certains la trouvent belle, voir paisible et rassurante. Une intuition plus inquiétante apparait en regardant à la même distance, une ferme éolienne. Elle est classiquement composée de 10 aérogénérateurs, mis en arc de cercle à 400 m les uns des autres. Un sentiment de malaise augmente en s’approchant de cet ensemble. D’abord le gigantisme apparait et puis surtout le fait que tout disparait autour.
A 500 m c’est une usine électrique pharaonique de mats qui tournent, ronronnent et clignotent la nuit et qui n’a plus rien à voir avec l’image idyllique de l’écologie et de l’environnement préservé.
On ne voit plus que les éoliennes. Elles ont dévoré le paysage et elles ont cannibalisé l’espace.        

La variole éolienne est en cours

Cette perception des éoliennes prend alors une autre dimension lorsque l’on découvre avec stupéfaction que ces 10 aérogénérateurs ne sont que le petit début d’un immense puzzle et que 15.000 à 20.000 machines sont programmées à l’horizon 2023 par le nouveau Ministre de l’écologie Nicolas Hulot et la commission Lecornu inféodée au lobby des promoteurs du vent.
Cette commission dirigée par le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire vient de proposer 10 mesures scandaleuses pour accélérer l’implantation des nouvelles machines.
Elle veut supprimer, par des mesures de régression du droit inouïes, la possibilité de lutter contre cette destruction des paysages de notre pays et de son patrimoine historique.      

Les éoliennes vont banaliser et mécaniser tous les paysages de la France, on ne verra plus qu’elles.
En 2023 avec 20.000 aérogénérateurs, ce sera :

– la France transformée en pelote d’épingle, mortellement atteinte, des champs à perte de vue, des forêts de pylônes en ferraille ou en béton, des nouveaux milliers de lignes électriques à Haute tension, des milliers de transformateurs.
– 2000 à 3000 « parcs éoliens » de 6 à plusieurs dizaines de machines, des régions entières couvertes, 1100 éoliennes de 200 m de haut dans la région Auvergne Rhône-Alpes cantal, 400 sur le parc régional du Languedoc Roussillon, la Bretagne, le Cotentin recouvert, la Picardie envahie , des centaines sur les crêtes de l’Ardèche, le calvados disparu, le Vexin atteint, le Roussillon, l’Aube dénaturées, la Charente, la Vendée infestées, les cols de Vosges abîmés, le département de la Vienne patrie de l’art roman , du bocage et de la Gâtine banalisé.        

Une affaire d’argent, pas d’électricité ni d’écologie

C’est une affaire d’argent.
Les maires veulent leurs éoliennes parce que la commune espèrent toucher une taxe l’« IFER ».
Les propriétaires de terrain acceptent de louer leurs terres pour mettre une éolienne parce cela va rapporter 5 à 10.000 euros par an et par machine.
Le reste n’est qu’un galimatias technico économique de l’écolo-business qui utilise tous les moyens pour culpabiliser ceux qui oseraient ne pas être d’accord. 

Honte au Ministère de l’écologie, et à la commission  Sébastien Lecornu, honte à tous les élus nationaux qui cautionnent la défiguration de la France. Honte aux élus locaux qui ne voient pas plus loin que l’intérêt de leur petit « canton ».
Vous doutez ?
Traversez donc la Picardie en voiture, vous croiserez plus d’éoliennes que de betteraves !
Imaginez à présent 15 000 éoliennes de plus,  de 200 m de haut, couvrant toute la France.
Un des plus beaux pays du monde va être saccagé par les responsables politiques qui bafouent tous les efforts et les investissements fait par les français depuis de centaines d’années pour le préserver.     

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(6) Un vent de révolte citoyen :      


L’ensemble des associations qui luttent contre l’éolien et les 8 associations d’intérêt public de protection des paysages et du patrimoine n’accepteront pas un tel massacre.
(Demeure Historique, Fédération Environnement Durable, Vent de Colère, Sauvegarde de l’Art Français, Sites & Monuments, Vieilles Maison de France, Remparts, Maisons Paysannes de France, Patrimoine Environnement, Sauvegarde de l’Art Français.)

Elles se sont concertées et elles ont publié le 19 janvier 2018 le communiqué de presse suivant          

NON au mitage massif des territoires et des paysages de France
 

A la suite de l’annonce des conclusions du groupe de travail sur l’éolien, les associations signataires font connaitre leur vive opposition aux mesures annoncées jeudi 18 janvier 2018 par Monsieur Sébastien Lecornu, Secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire.

La soi-­disant consultation évoquée par le ministre a soigneusement tenu à l’écart les riverains d’éoliennes et les associations qui les représentent et ont pour objet la défense du Patrimoine et des paysages ;

Ces mesures ne prennent aucunement en compte l’impact de la proximité des habitations face à des engins de plus en plus haut (200 mètres) ;         

Elles ignorent tout autant la protection des paysages et l’environnement du patrimoine, classé par l’Etat, qui n’est même pas mentionné par les propositions ;      

Il s’agit par une démarche à caractère financier (sur le dos des consommateurs) de faciliter à tout prix une industrialisation massive des espaces naturels et agricoles, au mépris de ce que devrait être une démarche écologique respectueuse ;

 

Pour tenter de museler l’opposition des citoyens, le choix est fait de mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français.

 

Un véritable équilibre doit être trouvé entre la politique de protection du patrimoine et celle de l’environnement. Toutes deux contribuent à l’activité économique.

Les associations signataires restent disposées à une véritable concertation qui doit enfin avoir lieu entre le gouvernement et les parties prenantes.

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7) Paysages et patrimoine de la France : Le scandale des parcs régionaux


Pour atteindre les objectifs de la transition énergétique à l’horizon 2030 il faudrait au moins 25.000 éoliennes sur la France contre 7.000 actuellement.
Les schémas régionaux éoliens ont acté que dans certaines régions 90% des communes sont déclarées favorables à l’implantation de parcs éoliens. Ils ont tous été annulés par la FED (décisions du Conseil d’Etat pour défaut environnemental).
Aucune parcelle de territoire n’est plus protégée. Les monuments historiques, les 43 parcs naturels régionaux, les sites emblématiques les lieux de mémoire sont en passe d’être recouverts (300 aérogénérateurs sont prévus dans le  seul parc naturel du Haut Languedoc). C’est le  saccage organisé d’un des plus beaux pays européens.   

La France est réputée mondialement, cela tient à sa situation géographique, à ses espaces naturels protégés, à ses paysages qui sont des biens communs.
Elle est respectée grâce  à son passé prestigieux qui a laissé un patrimoine magnifique.
Elle a d’autres atouts que d’être transformée en champs d’aérogénérateurs qui la banalisent et la  défigurent.
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8)
Trop d’argent dans l’éolien

Des alertes internationales se multiplient concernant les origines douteuses de certains fonds investis dans l’éolien.
Blanchiment d’argent et paradis fiscaux sont des pratiques qui existent. Le cas emblématique de l’Italie est particulièrement inquiétant. La maffia a été directement impliquée dans les scandales du financement des parcs éoliens. Mais des alertes ont eu lieu dans d’autres pays comme l’Espagne et l’Allemagne. Il serait regrettable avant toute décision de poursuivre un quelconque soutien à l’éolien avant que le gouvernement français  ne fasse une l’analyse complète des réseaux financiers constitués de milliers  de promoteurs qui écument tous les pays  pour mettre des parcs éoliens et qui ont tissé une toile de sociétés « écrans » sans capital. Il est aujourd’hui pratiquement impossible de savoir d’où vient et où va l’argent de l’électricité éolienne.
Des  nombreuses associations de la FED ont déposé des plaintes pour prises illégales d’intérêts d’élus.
Avant toute autre décision, telles les « 10 mesures de la Commission Lecornu », Il est urgent d’analyser la toile d’araignée des milliers de sociétés éoliennes qui fabriquent de l’électricité et la vendent à EDF.  

Cette  industrie ne prospère que grâce à de l’argent public provenant  des citoyens et cela grâce à divers dispositifs de subventions de tarifs préférentiels, de défiscalisations parfois redondantes et d’aides diverses  souvent obscures.

En s’abritant sous le parapluie européen et sous un faux prétexte d’écologie mais en réalité dans l’unique but de s’enrichir, des sociétés prospectent tous les maires ruraux et les propriétaires terriens, pour implanter un maximum d’éoliennes. Ils promettent des redevances élevées et ils achètent virtuellement les  communes en pratiquant un racket rampant du territoire à travers des sociétés pratiquement sans capital. 

 En France les acteurs locaux de la défense du patrimoine, des sites et des paysages ainsi que les 906 associations de la Fédération Environnement Durable, mettent de plus en plus souvent en cause des prises illégales d’intérêts de nombreux élus locaux, bénéficiaires de futures rentes éoliennes et néanmoins acteurs des délibérations communales figurant dans les dossiers. Ces faits conduisent à la multiplication des plaintes auprès des tribunaux.   

Ces mécanismes de corruption laissent  planer des doutes sur l’ensemble des décideurs publics les plus proches des citoyens mais  aussi  sur  tous les élus français et sur l’image de l’Europe.
En continuant un  programme de soutien à l’éolien et même en transformant  les diverses subventions actuelles en certificats  ou primes, cette décision consisterait  à vouloir nier les  fraudes  et  la spéculation.  Ce serait  cautionner un système opaque.   

______________________________________________________________________


(9) Liens entre Greenpeace et l’éolien

Synthèse des passages concernant l’éolien du Rapport récent de Thibault KERLIRZIN (titulaire d’un M2 en Etudes politiques de l’EHESS et d’un MBA en Stratégie d’intelligence économique de l’Ecole de Guerre Economique)
Rapport :

https://infoguerre.fr/2017/08/publication-de-letude-greenpeace-ong-a-double-fonds-entre-business-ingenierie-consentement/
Livre :« Greenpeace une ONG à double fond »

Greenpeace défend-elle l’environnement ou des / ses intérêts financiers ?

En Allemagne, l’ONG possède une branche business, Greenpeace Energy. Sa filiale Planet Energy investit dans les centrales électriques « propres », a construit dix parcs éoliens (dont trois en 2016) et trois centrales photovoltaïques.
En Allemagne comme à l’étranger, Planet Energy a plusieurs partenaires dont Vestas Wind Systems, le plus grand fabricant mondial d’éoliennes, avec qui l’ONG s’était déjà alliée en 2013 dans le cadre d’une campagne contre les détracteurs de cette énergie. David marche donc main dans la main avec Goliath, que Greenpeace a aidé à sauver en 2013 (cf. son rapport « Beyond Nuclear »). Cette connivence s’inscrit en outre au sein d’un écosystème plus large : Greenpeace Pays-Bas est ainsi actionnaire de longue date de la Triodos Bank (la Fondation Triodos finança Greenpeace Espagne en 2015), dont le fonds dédié au développement durable a Vestas pour premier investissement. Sven Teske, cofondateur de Greenpeace Energy, entretient lui aussi le même type de liens. En 2012, il fut le directeur de projet et principal auteur d’un rapport coécrit par Greenpeace qui portait sur la « révolution énergétique ». Les autres auteurs étaient le Global Wind Energy Council (GWEC), « voix de l’industrie de l’énergie éolienne mondiale », et l’European Renewable Energy Council (EREC), organisation parapluie de l’industrie des énergies renouvelables. Ces quelques exemples interrogent : Greenpeace est-elle vraiment au service de l’écologie ?

Jean-Louis Butré
Président de la Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08

UN FILM A VOIR ABSOLUMENT !…

Il s’agit de  » PAS RES NOS ARRESTA  »  (« RIEN NE NOUS ARRÊTERA « )

Ce film retrace l’histoire de l’ « Amassada » et de l’opposition au transformateur électrique à Saint-Victor et Melvieu (Aveyron)

Un peu plus d’une heure d’humanité face à « Big Brother »…et on apprend plein de choses !…A regarder en entier…

Cliquez sur le lien ci-dessous…

https://youtu.be/gqGDH4fXIF4 

LETTRE DE « STOP ÉOLE » A NICOLAS HULOT

Cette lettre pourra vous paraître un peu longue, mais quel punch !!!… quels arguments !!!…
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STOP ÉOLE
Collectif Auvergne
Place Vallat
43450 Blesle
le 12 janvier 2018,
LETTRE OUVERTE
à
Monsieur Nicolas Hulot,
Ministre de la Transition Écologique et Solidaire
Objet : Régression du droit de l’environnement par l’effet de la simplification des procédures d’implantation des éoliennes industrielles
Monsieur le ministre, nous estimons votre contribution au renouvellement de la façon de faire de la politique et c’est la raison pour laquelle nous nous permettons de prévaloir auprès de vous une démarche de vérité.
Vous faites appel dans toutes vos interventions sur les ondes (au Téléphone Sonne sur France Inter le 11 décembre 2017 notamment) au civisme des français concernant l’implantation des centrales éoliennes; vous faites appel à leur responsabilité.
Vous répondiez même à un auditeur qui vous alertait du fait de subir les nuisances visuelles de 187 éoliennes dans un rayon de 15 kilomètres autour de son domicile en substance, que «vous compreniez cela » mais vous déclariez «lui retourner la question».
«On fait quoi?», lui demandiez-vous; «on met une centrale à charbon ou une centrale nucléaire ?»Et vous affirmiez :«c’est très subjectif !»
Non, rien de subjectif en tout cela: c’est un fait, les éoliennes industrielles sont objectivement préjudiciables au cadre de vie des riverains qu’elles encerclent de près et de loin.
Tel est le fondement, vous ne pouvez l’ignorer, de la résistance civique que vous déplorez ; à savoir l’opposition des personnes confrontées à la réalité de cette dégradation de l’environnement par les pollutions sonores, stroboscopiques et visuelles des éoliennes géantes ; rien d’autre !
Seriez-vous adepte de l’écologie punitive ?
Refuseriez-vous d’être solidaire avec les habitants de nos territoires ruraux à l’habitat dispersé ?
Nous aussi donc, nous vous retournons votre question :
«Hors sol», ne serez-vous pas responsable de la dégradation substantielle de l’environnement que vous engagez en renforçant la simplification des procédures d’autorisation préalables à l’implantation des centrales électriques éoliennes ?
Cela de fait, sous la pression harcelante depuis le Grenelle de l’Environnement des lobbies financiers éoliens, leur chant de sirènes sur leur rôle prétendu dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La première responsabilité, n’est-elle pas la vôtre, celle de l’État ?
Le principe de non régression est affirmé depuis longtemps par le droit européen
Depuis l’Acte Unique de 1987, la finalité de la politique environnementale européenne est «la préservation, la protection et l’amélioration de la qualité de l’environnement». L’Union exige même un «niveau élevé» de protection et d’amélioration de l’environnement dans ses différentes directives et la Cour de justice de l’Union européenne œuvre en ce sens.
Cette position est déterminante concernant la responsabilité des États Membres en matière de santé, de sécurité et d’environnement : l’article 193 du Traité sur le fonctionnement de l’Union engage les États membres à prendre eux-mêmes des mesures de protection renforcée.
Déjà, le rejet par le Conseil d’État français au visa notamment de la directive 2001/42/CE du Parlement Européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement, des pourvois de Mme Ségolène Royal contre l’annulation des schémas
régionaux pour l’éolien terrestre élaborés en France dans les années 2012 devrait vous alerter (arrêt CE n°401116 Ministère de l’environnement, de l’Énergie et de la mer c/ Elisabeth Panthou-Renard et autres du 18 décembre 2017 pour l’Auvergne notamment).
En aggravant les mesures de régression du droit de l’environnement déjà constatées, vous engagerez aussi vous-même la responsabilité de la France, au risque que celle-ci soit sanctionnée par le juge européen également.
La Charte française de l’environnement à valeur constitutionnelle de 2005 engage également votre responsabilité puisqu’elle dispose en son article 2 que «
toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement. Ce devoir oblige en conséquence l’État et donc le législateur et le pouvoir réglementaire.
Déjà le principe de non régression des intérêts environnementaux protégés a été mis à mal avec les atteintes au droit à
– la santé avec l’abaissement pour les éoliennes, par arrêté du 26 août 2011, du seuil de bruit toléré (dérogation à l’article R. 1334-32 du Code de la Santé Publique) ;
la sécurité avec la fixation d’un minimum de distance entre éoliennes géantes et habitations de seulement 500 mètres (loi sur la Transition Énergétique avec pour exemple déterminant l’accident d’éolienne du 1er janvier 2018 à Bouin en Vendée ) ;
au principe d’autonomie des collectivités territoriales avec la suppression de la planification ZDE et donc de l’avis conforme des communes ;
au droit à un recours effectif (fins de non-recevoir; délai contre l’autorisation environnementale unique expiré avant même la mise en service des éoliennes)
aux paysages avec les violations de l’article 12 de la convention de Florence sur le paysage édictant l’obligation de faire primer la règle la plus protectrice de l’environnement, du fait de la dénaturation des paysages par les implantations d’éoliennes hors échelle ;
– aux monuments historiques avec le refus d’une prise en compte efficiente des avis de l’Architecte des Bâtiments de France(rejet de l’amendement Barbier instaurant le principe de leur avis conforme dans un périmètre de protection en cas d’implantation d’éoliennes industrielles);
à l’environnement plus généralement, avec des évaluations environnementales sous la seule responsabilité des promoteurs et le caractère facultatif des consultations des commissions des paysages et des sites ainsi qu’avec l’autorisation environnementale unique corsetant le pouvoir des préfets avec
délais d’instruction drastiques et limitant le principe de participation du public. Nous vous demandons en conséquence, dans la réforme que vous envisagez, de ne pas mettre à mal les garanties légales nécessaires aux exigences de protection de l’environnement: notamment, en n’adoptant pas un régime d’autorisation simplifiée sur un modèle standardisé au niveau national méconnaissant les enjeux de chaque territoire et dispensant le promoteur de l’obligation de procéder à une étude d’impact sincère au cas par cas comme l’administration d’organiser une enquête publique.
Les annonces faites par les acteurs éoliens laissent apparaître une grave régression du droit de l’environnement sous couvert de simplification administrative,avec
– la limitation du droit à participation du public (enquête publique remplacée par une simple mise à disposition du public)
-la réduction du principe de prévention (remplacement de prescriptions techniques adaptées au cas par cas par des prescriptions nationales standardisées
; possibilité de dispense d’étude d’impact et de permis de construire en cas de repowering);
– la suppression d’une distance minimum vis-à-vis de l’habitat;
– la suppression du double degré de juridiction;
– la suppression de la condition de prise en compte des intérêts protégés par la législation ICPE.
Tout cela pour favoriser leurs intérêts, de façon pourtant antinomique avec la protection de l’environnement.
Vous ne pouvez ignorer le caractère peu performant de l’éolien intermittent dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. (cf. avis de l’Académie des Sciences du 19 avril 2017 rapportant en matière d’électricité d’origine éolienne le caractère dérisoire de 20% entre l’énergie garantie et la puissance installée. Vous ne sauriez donc habiller une action gouvernementale en faveur de l’éolien industriel colonisant toute la France et dégradant son environnement avec l’habillage de la notion d’intérêt général.
Nous vous demandons en conséquence, Monsieur le Ministre, respectant ainsi le principe de proportionnalité entre les enjeux en présence, de rétablir les fondamentaux de la procédure ICPE (enquête publique, étude d’impact, intérêts protégés) et de procéder au relèvement des seuils de tolérance légale et réglementaire en matière de bruit éolien, de distance entre centrales éoliennes, habitations et Monuments Historiques, dans un but d’amélioration de la protection de l’environnement, de la santé , du cadre de vie des riverains et du patrimoine culturel et naturel de la France.
Si au contraire, perdant de vue le fait que la France est habitée dans les territoires, riches de leurs patrimoines culturel et naturel, de leur biodiversité, de leur économie touristique, vous ne deviez pas prendre en compte le désarroi exprimé par les habitants et visiteurs, la perte de cohésion sociale face à la colonisation de l’industrie éolienne, l’État français serait responsable d’une grave atteinte au principe de non régression du droit fondamental de l’environnement, bien en dessous selon les termes de Michel Prieur d’ « un niveau adéquat de protection compte tenu des technologies disponibles».
Là, doivent être considérés dans vos arbitrages, les possibilités moins dévastatrices des autres énergies renouvelables…
Nous vous faisons confiance.
Très sincèrement et respectueusement,
Elisabeth PANTHOU-RENARD, présidente
pièces jointes :
– courrier à l’ANSES du 8 mars 2017
– courrier aux parlementaires du 10 mars 2017 au soutien de l’amendement Barbier ;
– courrier au candidat aux élections présidentielles, Emmanuel Macron.

LETTRE DU COLLECTIF AUVERGNE « STOP ÉOLE » A STÉPHANE BERN

STOP ÉOLE
Collectif d’Auvergne
Place Vallat
43450 BLESLE
 
 
Blesle, le 8 janvier 2018,
Elisabeth PANTHOU-RENARD, présidente
à
Monsieur Stéphane Bern, Chargé de mission aux fins de préservation du patrimoine français
 
objet: alerte sur l’impact territorial de la dérèglementation applicable à l’industrie éolienne
Monsieur le chargé de mission,
Monsieur Emmanuel Macron, président de la République, vous a confié le 16 septembre dernier la mission de formuler toutes préconisations en vue de la préservation du patrimoine français et de recenser le patrimoine en danger.
Compte tenu de l’engagement dont vous avez toujours fait preuve pour défendre et valoriser le patrimoine de notre pays, vous représentez pour nous du fait de cette mission un garant du principe de non régression du droit de l’environnement concernant notamment le patrimoine bâti et le paysage.
Ce principe de non régression est mis à mal par la dérèglementation en cours en matière d’urbanisme et d’environnement.
Cette dérèglementation est notamment responsable du mitage des territoires ruraux par l’industrie éolienne génératrice de pollutions visuelles et sonores : ainsi notamment, en conséquence de la suppression de l’avis conforme des Architectes des Bâtiments de France et des communes ; en conséquence de la réalisation des études d’impact par des cabinets d’études choisis par les entreprises éoliennes ; en conséquence de l’élaboration de schémas régionaux éoliens dépourvus d’évaluation environnementale préalable (arrêts du Conseil d’État du 18 décembre 2017 confirmant leur annulation pour ce motif).
Permettez-nous donc, exerçant là notre droit d’alerte, de vous demander d’agir pour que soient reconsidérés les points néfastes précités et de réaffirmer les principes régulateurs du droit de l’environnement, notamment en rappelant que le paysage et le patrimoine historique sont des intérêts environnementaux protégés qui ne peuvent être confrontés à des conflits d’usage résultant de l’exploitation d’éoliennes industrielles.
Permettez-nous de vous demander d’agir aussi, dans ce but de protection sincère et désintéressé, pour que :
-1) un périmètre de 10000 mètres de rayon servant de cadre à l’avis conforme de l’Architecte des Bâtiments Historiques soit réglementairement fixé
 
-2) la covisibilité entre et depuis le patrimoine bâti protégé ou à protéger et les éoliennes soit
caractérisée par des mesures sérieuses (à l’aide de drones ou ballons aériens par exemple), contradictoires et impartiales, les études d’impact étant réalisées par des cabinets d’experts indépendants inscrits sur une liste établie par l’autorité judiciaire et missionnés par le préfet;
 
-4) l’avis conforme des communes d’implantation et limitrophes soit rétabli.
 
-5) une interdiction d’implanter des éoliennes dans les Parcs Nationaux, les Parcs Naturels Régionaux, les zones fragiles de montagne et toutes zones protégées soit retenue.
Ainsi à l’heure des arbitrages, seront sauvegardés les principes fondamentaux du droit de l’environnement, notamment ceux consignés dans la Convention Européenne sur le Paysage, dite Convention de Florence qui oblige la France, la Charte de l’Environnement à valeur constitutionnelle, le code de l’environnement et la protection des intérêts environnementaux qu’il retient, dont celle parmi nos biens
communs, du paysage et des Monuments Historiques.
Ainsi sera préservée notre industrie touristique, ses 500.000 emplois directs ou indirects et la richesse qu’elle génère à hauteur de 21 milliards d’euros par an.
Nous savons, Monsieur le chargé de mission, que vous œuvrerez en ce sens, nous vous en remercions et nous vous prions d’accepter nos très sincères salutations,
Elisabeth PANTHOU-RENARD
PJ:
.courrier aux parlementaires en date du 10 mars 2016 relatif à l’amendement Barbier sur la protection des M.H
.courrier en date du 3 avril 2017 au candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron.
MÊME COURRIER A
à Madame Françoise NYSSEN, ministre de la Culture
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ACCEPTABILITÉ DE L’ÉOLIEN : Le gouvernement va installer un « médiateur national »…

Article de Philippe Collet tiré de « ACTU ENVIRONNEMENT  » (mercredi 31-01-18 17h43)

Le gouvernement va installer dans « les tous prochains jours »un « médiateur national de l’éolien », a annoncé Sébastien Lecornu, ce mercredi 31 janvier.
« La situation n’est satisfaisante pour personne, ni pour les porteurs de projets éoliens, ni pour les élus locaux, ni pour les riverains », explique le secrétaire d’État à la transition énergétique. Cette annonce a été faite en réponse au député Dino Cinieri (Les Républicains, Loire) qui interrogeait le gouvernement dans le cadre des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Le gouvernement est conscient que les parlementaires et les élus locaux sont sollicités en permanence sur la création de parcs éoliens. Le médiateur national de l’éolien aura donc pour tâche de se déplacer dans les territoires pour concilier les positions des élus locaux, des porteurs de projets et des préfets.
« C’est une demande que vous formulez depuis longtemps, mais que vous avez vous-même oublié », a lancé Sébastien Lecornu au député.
Initialement, Dino Cinieri (Les Républicains, Loire) interrogeait le gouvernement sur les mesures qu’il envisageait de prendre contre le « développement ahurissant des parcs éoliens »
. Le député LR de la Loire déplorait que le gouvernement ait acté différentes mesures « en faveur du développement à tout va [de l’éolien terrestre et maritime] sans aucune étude d’impact qualitative et quantitative »
. Et de demander au gouvernement la mise en place d’un moratoire sur les projets de parcs éoliens, en particulier dans les zones classées.
———————————————–
Il va avoir bien du travail ce « médiateur national »…

HULOT ET LECORNU : SIMPLIFIER LES PROCÉDURES ET « APPÂTER » NOS ÉLUS AVEC PLUS D’ARGENT…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à l’article du journal « Les Echos » du 18 janvier 2018, qui présente de façon simple et résumée ce que Nicolas Hulot et Sébastien Lecornu nous ont concocté pour favoriser encore plus l’implantation d’usines d’éoliennes industrielles dans nos campagnes…

Eolien, Nous allons gagner 2 ou 3 ans sur les procédures

 

Voici, à propos de ces mesures, une première réaction de la Fédération Environnement Durable dans son Communiqué de Presse du 19 janvier 2018

 

Eolien terrestre :
> NON au mitage massif des territoires et des paysages de France

A la suite de l’annonce des conclusions du groupe de travail sur l’éolien, les associations signataires font connaitre leur vive opposition aux mesures annoncées jeudi 18 janvier 2018 par Monsieur Sébastien Lecornu, Secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire.

 

  1. La soi-­‐disant consultation évoquée par le ministre a soigneusement tenu à l’écart les riverains d’éoliennes et les associations qui les représentent et ont pour objet la défense du Patrimoine et des paysages ;
  2. Ces mesures ne prennent aucunement en compte l’impact de la proximité des habitations face à des engins de plus en plus haut (200 mètres) ;
  3. Elles ignorent tout autant la protection des paysages et l’environnement du patrimoine, classé par l’Etat, qui n’est même pas mentionné par les propositions ;
  4. Il s’agit par une démarche à caractère financier (sur le dos des consommateurs) de faciliter à tout prix une industrialisation massive des espaces naturels et agricoles, au mépris de ce que devrait être une démarche écologique respectueuse ;
  5. Pour tenter de museler l’opposition des citoyens, le choix est fait de mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français.

Un véritable équilibre doit être trouvé entre la politique de protection du patrimoine et celle de l’environnement. Toutes deux contribuent à l’activité économique.

Les associations signataires restent disposées à une véritable concertation qui doit enfin avoir lieu entre le gouvernement et les parties prenantes.

 

LETTRE A UN BOUFFON DE COUR…

Qui est donc ce Monsieur Hulot qui, avec son compère Lecornu, vont faciliter encore plus la multiplication des usines d’éoliennes industrielles et, partant, la vie des promoteurs éoliens…?…

C’est un peu long…mais à lire…

 

Ça s’intitule donc « Lettre de Eric de Valfrancisque (EDV)  au Baron Hulot

Le 25 décembre 2017

Lettre à un bouffon de cour.
« Damoiseau de la cour dont la main inutile
Ne rougira jamais de sang dans les combats,
Tout propre à soutenir le tour de vos rabats
Et les inventions de la chambre où l’on file,
L’on dit que vous marchez en mariolet de ville,
Portant la tête haute et le courage bas… »
Charles-Timoléon de Sigogne (1560 – 1611)

En des temps anciens, quand l’honnête homme savait laver une offense dans le duel, nul doute que Charles-Timoléon de Sigogne – qui était le poète favori du bon Roi Henri IV – aurait pu écrire ce sonnet spécialement pour vous, Seigneur Hulot, Baron de la Frime et bouffon de cour.
La virulence de mon propos, en cette trêve de Noël, vous surprendra peut-être et pourtant, dans mes allégations, rien n’est inventé, rien n’est exagéré : je suis votre carrière de courtisan depuis bien des années. Nos chemins se sont croisés moult fois, nous avons parfois côtoyé les mêmes gens.
Donc, si je vous traite de paltoquet, de jean-foutre et de faquin, c’est en connaissance de cause.
Commençons votre histoire – votre légende – par le début. Parlons, Baron, de vos origines prétendument modestes. Il plait toujours au vulgum pécus qu’on lui raconte une belle histoire : celle d’un jeune ambitieux, issu d’un milieu pauvre et qui, grâce à un travail acharné et du talent, arrive à se hisser au dessus de sa condition et à fréquenter la cour et les puissants.
Déjà commandeur de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite et chevalier des Arts et Lettres (on se demande bien à quel(s) titre(s) ?) vous voilà adoubé par « Jupiter 1er », notre roitelet-dictateur, au rang de 3ème personnage du royaume, juste après le ténébreux Edouardo Philippe et le triste Mollusque Collomb, ministre des basses polices. Vous avez reçu les attributs de votre fonction : un bonnet assorti de trois grelots (qui marque votre position hiérarchique) et le droit de distraire le roitelet par des sotties, des caprices et des galipettes. Amuser le jeune monarque est un privilège que vous partagez avec sa vieille gouvernante Brigitte, née Trogneux-gneux, et un brave Labrador bâtardé nommé «Némo» (1)
Mais vous n’êtes en rien un fils du peuple, vous êtes issu de la bourgeoisie, ce qui explique, à défaut de les excuser, vos manières de parvenu. Votre père, Philippe Hulot a exploité une mine d’or au Vénézuela avant de diriger une importante fabrique de confiserie à Paris, puis un commerce de plantes médicinales à Nice. Votre grand-père, architecte de son état, vivait dans le même immeuble haussmannien que le cinéaste Jacques Tati, (lequel s’en serait inspiré, nous dit-on, dans « Les Vacances de monsieur Hulot » (1953)).
Du côté de votre mère(2) vous descendez de Georges Moulun, un industriel qui fera fortune dans la construction des premiers barrages hydro-électriques français, mais qui fit faillite après la crise de 1929. Déjà un « écologiste alimentaire » mais celui-là aura eu moins de chance que vous.
«Né coiffé», vous ferez des études chaotiques dans différents établissements huppés : «quelques trimestres» au lycée Saint-Jean-de-Passy dans le 16e arrondissement, au collège Sasserno de Nice, au lycée Fénelon à Paris. Avez-vous obtenu votre baccalauréat ? On le suppose car vous auriez, dit-on, trainé quelques mois à la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie.
Vous n’êtes cependant détenteur d’aucun titre universitaire – de scientifique ou de chercheur – qui pourrait expliquer votre façon assurée et pontifiante de parler d’écologie ou de climatologie.
C’est un «drame familial» – la perte d’un frère – qui vous aurait donné des envies d’aventures et de sensations fortes. On pourrait penser qu’un jeune homme épris de « baroud » et d’adrénaline choisirait de faire son service militaire chez les Chasseurs Alpins ou les Parachutistes. Que nenni !
Il semble, Baron, que vous n’ayez jamais porté mousquet. Je présume que le «grand sportif» que vous étiez devait (déjà ?) pencher à gauche et être antimilitariste?
Vous aurez trouvé, dans vos relations, quelque moyen pour vous faire réformer.

Sans le moindre titre universitaire, en Rastignac efflanqué, vous aspirez à gagner, très vite, beaucoup d’argent. On vous verra exercer toutes sortes de petits boulots : plagiste, moniteur de voile, barman, serveur(3). Puis, comme beaucoup de fils-à-papa gauchisants – Yann Arthus Bertrand ou Jean-Marie Perier – vous tenterez de devenir photographe. C’est un métier qui ne nécessite aucun talent si on ne l’exerce pas en artiste. En l’occurrence, votre seule envie était qu’on parle de vous : le « petit Nicolas » déjà Narcisse mégalomane, voulait devenir «Tintin reporter».
En 1976, vous partez au Guatemala, après le tremblement de terre qui a fait 20 000 morts. Vous avez compris que, dans un monde de voyeurs, le «scoop» permet de se faire un nom. La même année, grâce à un ami, vous accompagnez le navigateur Éric Tabarly en Afrique du Sud, mais ce dernier vous vole la vedette: lui, c’est un aventurier, un vrai ; pas un jeune prétentieux !
Piètre photographe, vous ne parvenez pas à percer malgré vos relations, mais vous ne manquez ni d’idées ni d’aplomb : en 1978, après l’enlèvement du Baron Empain, vous « planquez » pendant… 46 jours dans votre voiture devant son domicile. Hélas, vous ratez la libération du Baron.
Le 2 novembre 1979, vous arrivez juste après la fusillade qui met un terme à la cavale de Jacques Mesrine. Dans la bousculade, vous ratez encore un «scoop»…Jusque là, Baron, vous n’êtes qu’un modeste photographe – paparazzi ou charognard ? – sans une once de réussite.
Et puis, la chance vous sourit enfin ! Patrice Blanc-Francard vous fait entrer à France-Inter pour tenir, en soirée, une rubrique consacrée à la moto intitulée « La poignée dans le coin ». Là, le futur écolo que vous êtes joue au «bad boy». Vous y parlez – de votre voix saccadée et inimitable – de vitesse, de grosses cylindrées, de sensations fortes mais surtout, de VOUS et de vos pseudos exploits en deux-roues. Vous vous essayez, sans grand succès, à quelques courses moto. Vous tentez même le «Paris-Dakar» en voiture et… vous cassez votre Range-Rover dans le sable après un tonneau.
Mais vous entretenez vous-même votre réputation de « trompe-la-mort » spécialiste des sports mécaniques et/ou extrêmes. A l’époque, vous déclarez, sans rire, à un hebdomadaire :
« Si je me tue, ce sera Molière qui meurt en scène ». Heureusement, Baron, que la cuistrerie et le ridicule ne tuent pas car vous seriez mort très jeune !
Finalement, la fortune vous viendra des femmes, car avec votre maigre carcasse, une apparence souffreteuse et une tignasse de vieux soixante-huitard, vous plaisez à la gent féminine.
Durant toute votre carrière, vous serez donc une sorte de maquereau, un barbot, un « Julot-casse-croute » qui doit tout ou presque à ses «gagneuses».
Votre première bienfaitrice est un pur produit du «Show-biz» : la belle, jeune (et riche, ce qui ne gâche rien !) Dominique Cantien, directrice des variétés à TF1 et productrice de l’émission «Ushuaïa». Selon ses propres dires, la belle Dominique (Nique, nique !) a « vécu une aventure » avec Claude François, ce freluquet sautillant et décoloré qui marchait à voile et à vapeur.
Elle vivra ensuite neuf ans avec vous et vous quittera pour… Philippe Douste-Blazy : encore un type épais comme un casse-croute de chômeur et coiffé comme un «Playmobil».
Depuis 2009, elle est en ménage avec l’ancien boxeur Stéphane Ferrara. Elle aura donc attendu l’âge de la ménopause pour vivre enfin avec un homme, un vrai !
Grâce à l’émission «Ushuaïa», vous devenez une célébrité : vous aimez vous faire mousser, et nous avons droit, chaque semaine, à vos exploits surmédiatisés: Zébulon en parachute, Tintin en deltaplane, Superman en montgolfière, James Bond en ULM…etc…etc…
Il se trouve, Baron, que je suis adepte des sports aériens ultralégers que j’ai pratiqués fort modestement et toujours en amateur(4). J’atteste que vous étiez, dans ces disciplines, un pratiquant moyen voire mauvais, mais toujours entouré des meilleurs, tous grassement payés par «Ushuaïa».
Ceux qui ont travaillé pour vous, dans des conditions souvent précaires durant des semaines, se souviennent du couple-star « Nicolas et Dominique » arrivant de Paris en classe affaire, juste pour mettre « les pieds sous la table » avant la mise en scène de vos prouesses en l’air ou sous l’eau(5).
Le Français, Baron, n’est plus un aventurier, mais il aime bien les sensations fortes, le cul calé dans un fauteuil devant sa télé, une bière à la main. Des émotions «Canada-dry», vous allez lui en donner, quitte à les fabriquer de toute pièce…

Je ne perdrai pas mon temps à raconter ici vos nombreuses « gamelles » de débutant(6), votre « traversée de l’Atlantique » en dirigeable à pédale, avec Gérard Feldzer : un énorme battage médiatique et un flop dès le départ…On constate, là encore, que le ridicule ne tue pas !
Mais on parle enfin de vous, vous êtes célèbre: le photographe famélique coiffé comme un « Beatles » se donne des airs de Bonaparte au Pont d’Arcole. Vous voilà Baron de la Frime, mais vous visez déjà le titre de Prince de l’Esbroufe. En vérité, Baron, vous êtes à l’aventure ce que Patrick Balkany est à la rigueur fiscale et Bernard Tapie à la gestion d’entreprise(s): un usurpateur, un tricheur et un bluffeur ! Un foutriquet qui se prend pour un vrai dur !
En 1993, exit Dominique Cantien, vous épousez, en Bretagne, Isabelle Pâtissier, championne du monde d’escalade, cascadeuse et pilote de rallye. Mais elle vous fait de l’ombre : c’est une vraie sportive et ses exploits sont bien réels. Vous divorcez au bout de quelques mois.
En 1996 et 1997, vous présentez « Opération Okavango », puis « Ushuaia Nature » mais la mayonnaise ne prend plus; le public s’est lassé de vos gesticulations et de vos faux exploits.
Qu’à cela ne tienne, entre temps, l’amateur de grosses motos, de moteurs qui vrombissent, de déplacements en hélicoptère, est devenu un militant écologiste : une écologie bien comprise, qui remplit votre compte en banque. En 1996, la « Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme » est reconnue d’utilité publique. Depuis, les sponsors n’ont cessé de se multiplier. Vos « partenaires fondateurs » sont EDF, l’Oréal, TF1 et Véolia. TF1 possède la marque « Ushuaïa » dont vous recevez, sans travailler, de confortables royalties.
En 2002, vous épousez dans le Lubéron – sorte de parc national pour bobos de la « gauche-caviar » – Florence Lasserre, fille d’un militant écologiste, rencontrée à Chamonix.
En 2006, vous lancez le mensuel « Ushuaïa Magazine » qui fera un bide.
En 2009, vous produisez un film « le syndrome du Titanic » qui fera un flop. L’échec de ce navet vous affecte et vous faites une déprime (ou un caca nerveux d’enfant gâté ?).
En 2011, certain d’une confortable victoire, vous candidatez aux primaires écologistes et vous prenez…une mémorable claque devant Eva Joly, un petit pot-à-tabac norvégien affublé des lunettes rondes de Jacques Duclos. Rancunier, vous ne pardonnerez jamais ce camouflet aux écolos.
Par la suite, vous avouez avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon, au premier tour, le trouvant « plus pédagogue » qu’Eva Joly. Au second tour votre choix se porte sur François Hollande. Un choix assez logique pour un écologiste-pastèque : vert à l’extérieur et rose à l’intérieur.
Le 6 décembre 2012, juste renvoi d’ascenseur, « Flamby » Hollande vous nomme « envoyé spécial pour la protection de la planète ». C’est à ce titre qu’on vous retrouve dans la délégation qui l’accompagne au Vatican en janvier 2014. Vous seriez même, selon vous, l’instigateur d’une encyclique du pape François sur l’« écologie de l’humanité ». Conseiller les princes ne vous suffit plus, il vous faut murmurer à l’oreille du souverain pontife !
Pourtant Claude Allègre, ancien ministre, vous a bien jugé car il écrivait en 2009 : « Hulot est un imbécile qui envoie les gens rouler à vélo et lui, fait ses affaires en hélicoptère… » Et il ajoutait un peu plus tard dans son livre «L’imposture climatique » être « effrayé par (votre) méconnaissance de simples données de base scientifiques et par (votre) inculture littéraire et historique ».
Allègre est en scientifique, et, contrairement à vous, il sait de quoi il parle.
En décembre 2015, on vous retrouve autour de la « COP 21 » où vous partagez la vedette avec Laurent Fabius et Ségolène Royal, la folledingue du Poitou : un beau trio de pieds nickelés !
En janvier 2016, vous n’écartez pas la possibilité de vous présenter à l’élection présidentielle de 2017, mais… sans passer par une primaire : démocrate en peau de lapin, vous n’avez pas encore digéré votre gifle face à Eva Joly. Et puis, finalement, vous vous déballonnez.
Avant les élections, on vous verra pérorer sur les plateaux télé en déclarant, entre autres, avoir refusé d’être ministre de l’écologie de Chirac, de Sarkozy, de Hollande. Vous dites également n’avoir aucune confiance en Macron. Au premier tour vous choisissez de voter pour « Bilal » Hamon, la musaraigne à grandes oreilles, candidat du PS. Cet irresponsable qui s’engage à donner un «revenu universel» aux feignasses et à accueillir toujours plus de migrants.

Vous êtes quand même un triste sire, Baron, un triste sire doublé d’un traître !
Et puis, sans qu’on sache trop par quelle sombre magouille, quel intérêt non avoué, quelle entourloupe, on vous retrouve ministre de « Jupiter 1er ». Pourquoi se brusque retournement de veste ? Un adage populaire dit que « la parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien » : la preuve !
Mais vos attributions ministérielles flattent votre égo: le climat, la pollution de l’air, l’énergie et les transports. On vous donne également « la protection et la valorisation de la nature et de la biodiversité » et la conduite des négociations européennes et internationales sur le climat. En clair vous êtes un peu comme la nouvelle cuisine : des plats avec un titre ronflant et…rien dans l’assiette.
Vous êtes d’ailleurs conscient que vous ne servez à rien mais, capricieux comme une star, vous vous laissez un an…pour voir, et vous déclarez que vous mettrez votre démission dans la balance si l’on venait à construire une piste pour aéroplanes à Saint Jacques de la Lande(7).
En juillet 2017, vous lancez une vaste fumisterie appelée «plan climat» dans lequel la France s’engage à arrêter toute production énergétique à partir du charbon d’ici 2022 et, à supprimer les voitures roulant à l’essence d’ici 2040. Là, Baron, vous êtes un fou furieux et un malade mental !
Mais, à l’approche de la nouvelle année, je me prends à rêver que votre étoile s’étiole enfin : les usurpateurs finissent toujours par tomber le masque, et ce n’est que justice.
Votre patrimoine, Baron, a été rendu public en décembre. Vous êtes, parmi les millionnaires de ce gouvernement, en seconde position avec un patrimoine évalué à plus de 7,2 millions d’€.
Personne ne vous reproche d’être très riche et d’avoir quatre résidences bien placées mais vous déclarez posséder… neuf véhicules à moteur : un bateau de 200 CV, une moto, six voitures, et un scooter électrique. Et vous osez inciter les Français à rouler à vélo ! Vous ne manquez pas de souffle (comme pourrait le laisser croire votre façon de parler saccadée) ! Vous venez de nous administrer la preuve que vous n’êtes qu’un Tartuffe et un écologiste de salon.
J’apprends à l’instant que votre cote de popularité vient de dévisser de 15 points, ceci suffit à mon bonheur car, contrairement à vous, j’ai des bonheurs simples.

Je ne vous salue pas, Baron : les gens de votre espèce, je les conchie.

Eric de Valfrancisque.

 

(1) : «Bouffon» et «Bâtard» étant les insultes préférées des rappeurs et de la « diversité », j’éviterai de faire des comparaisons hasardeuses entre vous et ce brave «Némo», ce clébard n’a pas mérité ça !
(2) : Votre mère est née Mézan de Malartic, une vieille famille aisée. Soyez-en fier au lieu de vous inventer un passé miséreux et d’opter pour des tenues volontairement négligées.
(3) : La servilité étant chez vous une seconde nature : prêt à servir n’importe qui du moment que ça rapporte !
(4) : Moniteur fédéral (totalement bénévole) d’un para-club pendant plus de 10 ans, pilote delta-motorisé, brevets de pilote ULM (pendulaire, multiaxes et paramoteur), ex-moniteur parapente. A 68 ans, je pratique encore le parapente à petite dose. Médaillé – bronze et argent – de la Jeunesse et des Sports au titre de mes engagements aéronautiques, je n’ai jamais gagné un centime de mes passions, et je m’en flatte.
(5) : Un ami, moniteur fédéral de plongée sous-marine, me dit que dans cette discipline (que je ne pratique pas), vous ne valez pas « tripette » non plus. On se demande dans quel domaine, hors la servilité des larbins, vous excellez ?
(6) : On vous a vu combien de fois finir « sur le cul » en parachute (ou parapente) alors que, sur les voiles de type « aile », n’importe quel novice apprend très vite à se poser debout ?
(7) : Votre air satisfait lors de votre dernier passage à la télé me laisse supposer que ce projet est enterré.

ÉOLIEN : LA RÉVOLTE DES TERRITOIRES RURAUX

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable du 18 janvier 2018 :

Paris le 18 janvier 2018

Eolien. La révolte des territoires ruraux

 

Aujourd’hui, en France, certains promoteurs éoliens tentent d’imposer leurs projets par la force, contraignant les riverains à créer des zones à défendre (ZAD) afin de préserver leur qualité de vie et d’empêcher le saccage industriel d’une nature rurale encore préservée.

 

Depuis plus de 6 mois, dans plusieurs régions, des habitants de villages ruraux résistent aux forces de l’ordre envoyées par les autorités pour faire passer des convois acheminant des éoliennes par des petites routes de montagne ou de campagne, des chemins  vicinaux, qu’il faut détruire, élargir, goudronner.

 

Ces citoyens tentent d’empêcher des  bulldozers de détruire des haies, d’arracher des arbres, de saccager des sites naturels. Ils refusent que des pelleteuses creusent de gigantesques cavités où seront déversés des milliers de tonnes de béton armé.

 

Depuis plusieurs mois certains de ces résistants sont trainés devant les tribunaux comme des coupables de droit commun, alors que ces initiatives de désespoir sont le résultat de l’immense mépris des responsables du  gouvernement et de l’indifférence du Ministre de l’Environnement Nicolas Hulot.

 

Deux exemples emblématiques  font la une des médias régionaux, deux  collectifs anti-éoliens qui luttent jour et nuit depuis des mois :

Le collectif des riverains de Bouriège qui résistent sur le pont du REC dans l’Aude

L’Amassada de l’Aveyron qui refuse les 1000 éoliennes programmées, et le méga-transformateur d’EDF à Saint Victor de Melvieu.

 

La Fédération Environnement Durable regroupe un millier d’associations de toutes les régions de France. Elle n’utilise que des moyens légaux pour lutter contre l’envahissement de l’habitat rural par l’éolien industriel.

Elle  approuve le bien fondé du refus des  projets éoliens concernés et lance une alerte : à terme, ces conflits risquent de conduire à des affrontements désespérés de plus en plus violents.

La Fédération Environnement Durable estime que le gouvernement en portera l’entière responsabilité en voulant imposer le développement de l’éolien industriel par la force, et par des  mesures de  régression du droit de l’environnement par l’effet de la simplification des procédures juridiques.

L’ENFUMAGE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES « PAS CHÈRES »…

Article de Michel GAY tiré de « Contrepoints ».

L’enfumage des énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables (à l’exception de l’hydraulique) servent de « pompes à fric » pour quelques intérêts particuliers et créent une bulle financière en profitant de pro-messes politiques inconsidérées.

La France est un des rares pays industriels qui dépend peu du gaz et du charbon pour sa production d’électricité grâce principalement à son parc de 19 centrales nucléaires contenant 58 réacteurs. C’est aussi l’un de ceux où le prix de l’électricité est le plus bas, et l’air le moins pollué.

Faudrait-il se passer de ce remarquable atout au profit d’énergies renouvelables vantées comme« compétitives » dans certains médias ?

 

MAINTENIR L’ÉQUILIBRE DU RÉSEAU D’ÉLECTRICITÉ A UN COÛT

Pour maintenir un réseau électrique en permanence à l’équilibre entre la consommation et la production, il faut disposer en permanence de moyens pilotables pouvant réagir instantanément. C’est tout l’art des techniciens en charge du réseau de veiller à cette stabilité. Mais il y a des limites.

La plupart des énergies renouvelables, notamment les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont fatales et intermittentes. Leurs variations aléatoires ne sont pas contrôlées. Tout va bien tant que leur contribution à la puissance totale fournie est faible (moins de 20%).

Lorsqu’une situation anticyclonique s’installe sur l’Europe, le vent peut manquer sur tout le continent, et il n’y a pas de soleil la nuit ni les jours nuageux, notamment en hiver.

Cette situation (qui devrait crever les yeux de tous) n’empêche cependant pas les adorateurs de l’éolien et du photovoltaïque de déclarer régulièrement que « ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon) ».

C’est non seulement faux mais c’est du bourrage de crâne auquel se prêtent certains journalistes alimentés par le Syndicat des énergies renouvelables.

Cette affirmation ne tient pas compte des diverses subventions publiques en amont (appelées « soutien »), ni du coût de l’intermittence supporté par le reste des productions et par les contribuables, mais pas par ces énergies renouvelables.

Sinon on se demande bien pourquoi la taxe CSPE qui figure sur toutes les factures d’électricité va coûter 8 milliards d’euros en 2018 principalement pour les subventionner. Soit elles sont rentables et c’est un scandale de les subventionner, soit elles ne le sont pas et c’est un mensonge de le proclamer.

Il faudrait aussi que les propriétaires des terrains sur lesquels sont érigées des éoliennes se préoccupent du coût réel de leur démantèlement dans quelques années…

 

LE MAGNIFIQUE CONTRE-EXEMPLE DE L’ALLEMAGNE

L’Allemagne, avec sa folie verte, et l’Europe toute entière prennent un risque fou avec le développe-ment ruineux de ces énergies éoliennes et photovoltaïques intermittentes. Pour la contrôler, il est indispensable de construire des centrales thermiques (fuel, gaz ou charbon) d’une puissance comparable à celle cumulée des éoliennes et du photovoltaïque.

Sinon ce serait le black-out, c’est-à-dire la panne générale qui pourrait s’étendre à toute l’Europe. Les politiques et les journalistes se gardent bien de le dire et de comptabiliser ce surcoût dans le coût de production de ces énergies renouvelables.

En réalité, développer les énergies renouvelables et réduire la part du nucléaire, c’est augmenter la proportion d’énergie d’origine fossile, notamment le gaz, dans le « mix » énergétique.

À l’inverse, il est parfois nécessaire d’évacuer la surproduction éolienne pour maintenir l’équilibre du réseau.

L’Allemagne prévoit de construire des lignes à haute tension pour évacuer la production électrique du nord (où se situent les éoliennes) au sud du pays (où la consommation est la plus forte) pour un coût estimé à 60 milliards d’euros. Le prix de son électricité et déjà deux fois plus élevé qu’en France pour les particuliers.

En France, le gestionnaire du réseau d’électricité (RTE) a chiffré en novembre 2012 le coût de renforcement du réseau entre 30 et 50 milliards d’euros. Qui a pensé à ajouter ce surcoût des « bouffées de production » (lorsqu’il y a du vent) imputable aux énergies renouvelables ?

 

LISSER L’INTERMITTENCE GRÂCE AU STOCKAGE ?

Le problème de la puissance intermittente est très contraignant parce que l’énergie électrique ne se stocke pas, sauf de façon limitée et sans rapport avec les besoins d’un pays. Et le problème central du stockage massif et bon marché de l’électricité ne sera peut-être jamais résolu.

Et s’il était résolu, son surcoût astronomique n’est jamais ajouté aux coûts des énergies à la production aléatoire et intermittente. Il faudrait commencer par là avant de développer ces sources d’énergies fluctuantes non corrélées avec le besoin.

Personne n’a le courage de présenter la réalité : soit les combustibles fossiles constitueront la solution principale, soit ce sera le nucléaire.

Nos voisins Allemands ont clairement fait le choix des énergies fossiles. Ils consomment de grandes quantités de charbon (y compris américain) et de gaz russe qui représentent aujourd’hui 60% de leur production.

Les énergies renouvelables (à l’exception de l’hydraulique) servent de « pompes à fric » pour quelques intérêts particuliers et créent une bulle financière en profitant de promesses politiques inconsidérées.

Cette prétendue transition énergétique vers les énergies renouvelables n’est qu’un immense enfumage prétendument pas cher et inéluctable (?) monté au profit d’alliances politiques avec des partis verts pour faire tenir des montages électoraux.

BOURIEGE : LES ÉOLIENNES « NE PASSERONT PAS »…

Extrait du journal L’indépendant » du 10 janvier 2018.

Bouriège : pour les antis, les éoliennes « ne passeront pas »

 

Polémique. De nouveaux arrêtés ont été pris par le conseil départemental de l’Aude.

Chaque mois apporte son lot de nouveaux épisodes, dans le conflit historique qui oppose la société Valeco et certains habitants de la vallée de la Corneilla autour du parc éolien de « La Bruyère ». Après diverses assignations en justice des opposants, qui bloquaient l’accès au chantier et une bataille juridique à n’en plus finir autour du chantier lui-même, la justice, après avoir dans un premier temps débouté la société Valeco, considérant que les « zadistes » se situaient sur une propriété privée, a justement fini par reconnaître un « abus de propriété privée ». Ce qui a le don d’énerver le Collectif des résistants du pont du Rec, op-posés au projet : « L’abus de propriété privée existe dans le droit français depuis le XIXe siècle, mais pour la première fois, le juge le reconnaît pour une société qui n’est, elle, absolument pas propriétaire de la route. On innove dans l’Aude, c’est proprement scandaleux », fustige Agnès Roy. •

 

L’épineux dossier des voies d’accès

Autre point stratégique, la question des voies d’accès entre le très étroit pont du Rec et le site de Bouriège et Tourreilles. « Vu l’ampleur du chantier, Valeco ne peut plus passer par voie de fait. La justice et le Conseil départemental ont donné des voies d’accès, mais pour nous, les éléments éoliens ne passeront pas sur le pont du Rec », poursuit l’opposante, qui promet de nouvelles actions si des éléments arrivent sur le site. « Ils ne passeront pas s’ils ne respectent pas la loi », assure Agnès Roy. Face à ce problème d’accès, le Département avait déjà pris six arrêtés de circulation et deux arrêtés d’alignement de la chaussée. Mais cela n’a pas suffi. Le 4 janvier, un nouvel arrêté de circulation a été pris par le Conseil départemental, qui interdit la circulation sur une portion de la RD 52 à tout véhicule, sauf pour le convoi d’éléments, les services publics ou de secours, et dans certaines conditions pour les riverains. •

 

«Les citoyens n’ont plus grand-chose à dire »

La circulation alternée est observée sur une autre portion de la route. Pendant ce temps, la société Valeco est autorisée à acheminer des pièces du chantier à condition d’en informer les autorités la veille. Parallèlement, le Département a pris un troisième arrêté d’alignement de la chaussée : «Cela entraîne certaines restrictions, comme celle de ne pas mettre d’obstacle. En aucun cas une expropriation », explique le directeur du cabinet d’André Viola. De leur côté, les collectifs opposés au parc éolien dénoncent un « arrêté qui spolie treize propriétaires. » Une nouvelle preuve, selon le collectif, que « les citoyens n’ont plus grand-chose à dire » face à ce qu’ils appellent « l’éologarchie ». Accusation dont se défend formellement le Département : « La société a obtenu le permis de construire avant 2008, nous n’avions pas notre mot à dire », rappelle Jean Brunel, qui explique oeuvrer dans le sens du « compromis entre les riveraines et l’entreprise : notre rôle est de gérer le domaine public » auquel appartiennent les routes.