DERNIÈRE MINUTE…TOUS À BOURDEILLES LE JEUDI 13 DÉCEMBRE !…

Germinal PEIRO sera demain, jeudi 13 décembre, à 18h, à la Salle des Fêtes de Bourdeilles. Même si le Conseil Départemental n’est pas décideur en matière d’autorisation de projets éoliens, c’est l’occasion de faire entendre notre point de vue sur le dossier « Implantation d’éoliennes industrielles géantes dans nos campagnes »…

jeudi 13 décembre 2018, 18h

Salle des fêtes, Bourdeilles

Germinal Peiro, président du Conseil départemental et les élus départementaux se rendront sur l’ensemble du territoire pour une série de rencontres citoyennes afin de présenter, à mi-mandat, la politique mise en œuvre par la majorité départementale et les actions à venir. Les dix premières rencontres auront lieu du 4 octobre au 13 décembre, les suivantes seront organisées à partir du mois de mars 2019. Ces rencontres seront suivies par un apéritif autour de produits locaux.

SIGNONS TOUS LA PÉTITION DE LA FED !…

L’étau se resserre encore un peu plus pour nous et les derniers décrets et projets de décrets font la part de plus en plus belle aux promoteurs éoliens…

Signons tous la pétition de la FED !…

A quand une manif en « Nouvelle Aquitaine » ?…

Paris le 10 décembre 2018
>
> PÉTITION NATIONALE FED
>
> Suite à l’annonce du Président de la République Emmanuel Macron de tripler le nombre d’éoliennes terrestres et de le  porter à 24.000 contre 8.000 actuellement
Nous sollicitons votre signature pour dire NON  aux  décrets liberticides de François de Rugy, instituant une justice d’exception pour les éoliennes, portant  un coup mortel à l’ensemble des associations loi 1901 et privant les citoyens du droit fondamental de se défendre gratuitement en justice en première instance aux Tribunaux administratifs.
>
> Cliquez ici pour aller sur le site de la pétition FED ( une fois que vous avez signé, vous recevrez un mail pour confirmer votre signature avecun lien 
> N’oubliez pas de cliquer sur ce lien, pour que votre signature soit prise en compte)
>
> Rappel
> Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable 
> Paris le 4 décembre  2018    

>
> ÉOLIEN TERRESTRE SUPPRESSION DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS (TA)A l’heure où les Français réclament plus de démocratie, d’égalité, de justice et de transparence, François de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique fait le contraire et il les méprise.
>
>Par un décret, précédemment étudié par la commission Lecornu et  publié  le 1er décembre 2018(1) , il  institue une justice d’exception en privant les citoyens du droit fondamental de se défendre gratuitement en justice en première instance aux Tribunaux administratifs contre l’installation d’ éoliennes.
>
>Pour les éliminer totalement, le décret stipule en plus que la durée légale sera réduite de 4 mois à 2 mois, pour qu’ils n’aient même plus le temps d’étudier le dossier du «permis de construire simplifié » signé par le Préfet et baptisé « autorisation unique » .    
>
> Ce décret liberticide, non démocratique, est contraire aux valeurs de la République et il constitue une atteinte fondamentale aux droits des associations loi 1901.
>
>Il  fait suite aussi à  la décision de François de Rugy de supprimer les enquêtes publiques, et  démontre que,  face à l’exaspération de victimes de ces machines,  au lieu  de les écouter, sa seule réponse est de  les museler définitivement.    
>
> Ce décret complète les  annonces du Président de la République, Emmanuel Macron, qui a décidé de multiplier par trois le nombre d’implantation d’éoliennes terrestres dans les territoires ruraux, soit 18.000 nouvelles machines.      
>
> Comment le gouvernement peut-il vouloir instituer une « société de confiance » et de solidarité en réduisant les droits des associations et des citoyens sur des projets ayant une incidence sur leur vie quotidienne et leur environnement ? 
>
> La Fédération Environnement Durable a décidé de déposer des recours juridiques notamment en Conseil d’Etat pour faire annuler ce décret.  Elle appelle  toutes associations et les citoyens à la rejoindre dans ce combat.          
>
> La régression irréversible de l’environnement et des droits fondamentaux est  « En Marche ».           
>
> Contact presseJean-Louis Butré       
> contact@environnementdurable.net
> 06 80 99 38 08

Cet email contient des images , si vous ne les voyez pas ouvrez votre navigateur internet et copiez le lien de cette page

UN DÉCRET SIGNÉ TOUT EN CATIMINI…, QUI BAFOUE LA DÉMOCRATIE !…

Extrait du journal « Valeurs Actuelles » et publié par la FED, un article à propos de ce décret assassin publié (en catimini) le 1er décembre (et oui en plein mouvement des « Gilets Jaunes » qui réclament plus de démocratie !… merci François de Rugy !!!)

ouvrez votre navigateur internet et copiez le lien de cette page



 LETTRE D’INFORMATION :  8 décembre 2018 

Gilets jaunes : Ce décret signé en douce qui bafoue la démocratie
Par Mickaël Fonton
Publié le 05/12/2018 à 16:29 
En pleine crise des gilets jaunes, le gouvernement a décidé de compliquer encore davantage la vie de ceux qui s’opposent à l’implantation de nouveaux parcs éoliens dans les campagnes. Un déni de démocratie.

S’il y a des gilets jaunes  qui, dans leurs campagnes, subissent les nuisances d’éoliennes et, après les promesses de Macron d’en tripler le nombre, redoutent d’en voir s’installer d’autres, la nouvelle suivante risque fort de décupler leur colère : par un décret publié au Journal officiel le 1er décembre – oui, le 1er décembre, il y a quatre jours, alors que les manifestants étaient plutôt en droit d’attendre un geste d’apaisement du gouvernement – François de Rugy vient de couper aux citoyens le moyen le plus simple de manifester leur opposition à tout nouveau projet d’implantation.
A l’heure où, par milliers, ces habitants des campagnes s’évertuent à réclamer un peu plus de démocratie, d’égalité, de justice, en un mot un peu plus de considération, un Ministre d’État fait exactement le contraire et leur dit, en substance : «vous n’en pouvez plus des travaux, des pylônes, des pales, des câbles électriques ? Eh bien vous en aurez d’autres, et vous n’y pourrez rien ! » Si ce n’était pas si tragique, on songerait à la réplique de l’infâme Salluste, dans La folie des grandeurs : « la récolte a été très mauvaise, alors il faut payer le double ! » 
La forfaiture, évidemment, a pris le langage du droit, de la technique. Il faut être juriste, conseiller d’État ou spécialiste du sujet pour la déceler. C’est encore un acte de mépris du gouvernement, qui sait bien que les gilets jaunes n’ont ni le temps, ni les moyens de décrypter ce genre de littérature. Que dit donc ce décret ? Deux choses très simples : que les Tribunaux administratifs ne seront plus compétents pour juger des recours contre l’implantation d’éoliennes (article 23). Il faudra désormais passer par les Cours d’appel – qui sont souvent plus éloignées et qui, surtout, sont payantes. Une façon de tordre le cou aux petites associations locales, majoritairement démunies. 
Et que, pour plus de précaution, le délai légal de protestation sera ramené de quatre mois à deux (article 24). Il faudra donc aller très vite pour étudier les centaines de pages du dossier du permis de construire et, éventuellement, décider d’engager la bataille. On souhaite bon courage aux maires ruraux et à leurs administrés. Dans l’affrontement du David citoyen contre le Goliath des marchands de vent, le gouvernement a décidé que David se battrait à mains nues et les pieds entravés. Telle est, sans doute, sa conception d’une transition écologique « juste » et « solidaire ».  

 » Je ne sais pas si c’est de l’inconscience ou de la provocation, fulmine Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable (FED). La seule réponse du gouvernement face à l’exaspération de victimes de ces machines est de  les museler définitivement. J’ignore où va aller le mécontentement qui traverse actuellement le pays mais quand je vois que je dois calmer mes propres militants, qui ne sont pas des énervés, je me dis que ça peut aller très loin. Une chose est sûre : nous allons nous battre comme des chiens »
CordialementJean-Louis Butré
PrésidentFédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net  
contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

APPEL À UN MORATOIRE GÉNÉRAL ET IMMÉDIAT SUR L’ÉOLIEN TERRESTRE !…

Un appel plus que justifié de nos amis de « Vent de Colère »… appel qui a tout le soutien de VIAPL !…

——————————————————————————————————————-

Vent de Colère ! 3 décembre 2018 France

Appel à un moratoire général et immédiat sur l’éolien terrestre

Le triplement de la puissance éolienne installée conduirait à l’implantation, sur les sites existants et sur de nouveaux, d’environ 15 000 machines industrielles gigantesques dans les espaces naturels et agricoles qu’une démarche écologique devrait au contraire protéger.

Moratoire sur l’éolien

Communiqué de presse de Vent de Colère !

Vent de Colère !
Fédération Vent de Colère !

La Fédération Vent de Colère qui milite depuis 15 ans pour que la transition énergétique ne se fasse pas au détriment des habitants, des paysages et de l’environnement, prend acte avec satisfaction de plusieurs éléments annoncés par le Président de la République dans son discours du 27 novembre dernier relatif à la stratégie et à la méthode pour la transition écologique, en particulier :

  • la volonté de concertation, le souhait que toutes les associations intéressées puissent participer,
  • l’affirmation que la transition ne devait pas se faire à n’importe quel prix, mais qu’elle doit prendre en compte les sensibilités et une logique paysagère,
  • le refus d’une transition écologique qui rendrait encore plus difficile la situation des habitants des zones rurales ou périurbaines,
  • l’affirmation que la transition écologique doit se faire avec le souci des dépenses publiques et du pouvoir d’achat des français : « L’Europe de l’énergie, ce sont des factures allégées pour tous les Français. ».

Dans ces conditions, l’association Vent de Colère est stupéfaite que le Président de la République annonce dans le même discours un triplement de l’éolien terrestre à l’horizon 2030. Cet objectif est en effet en contradiction totale avec la plupart des points évoqués plus haut.

Il faut rappeler que l’éolien :

  • est inefficace car peu productif: malgré tous les avantages et les subventions reçues depuis 20 ans qui ont représenté près de 10 milliards d’euros, l’électricité produite par les éoliennes ne représente que 4,5 % de la production électrique totale de la France,
  • est inefficace car sa très forte intermittence ne permet pas le fonctionnement normal d’une économie moderne,
  • est inefficace contre le CO2 comme le montre l’exemple de l’Allemagne où la production électrique est 8 fois plus polluante qu’en France,
  • est inutile car la production d’électricité française est globalement excédentaire,
  • est coûteux, 1,1 milliard d’euros de subventions reçues en 2017, prélevées sur la taxe sur les carburants routiers ! Et le projet de PPE prévoit d’augmenter encore ces subventions !
  • est destructeur de l’environnement et du cadre de vie des français : souvent trop proche des villages ou ailleurs en crête, en forêt, dans les parcs naturels régionaux. De nouveaux projets proposent de construire des éoliennes de 245 mètres de haut alors que la distance minimum légale aux habitations reste 500 mètres.

Le triplement de la puissance éolienne installée conduirait à l’implantation, sur les sites existants et sur de nouveaux, d’environ 15 000 machines industrielles gigantesques dans les espaces naturels et agricoles qu’une démarche écologique devrait au contraire protéger.

La Cour des Comptes dans un rapport de mars 2018 dénonce le coût exorbitant et l’inefficacité des énergies renouvelables intermittentes que sont l’éolien et le photovoltaïque. Elle demande un rééquilibrage des soutiens vers les EnR thermiques. L’association Vent de Colère appelle donc le nouveau Haut Conseil au Climat à suivre ces sages recommandations et à demander un moratoire général et immédiat sur l’éolien.

Communiqué de presse de Vent de Colère !

LE  » DÉCRET LECORNU  » EST FINALEMENT PUBLIÉ !…

Cela devait arriver et était d’ailleurs attendu par nombre de promoteurs éoliens !…
Décret n° 2018-1054 du 29 novembre 2018 relatif aux éoliennes terrestres, à l’autorisation environnementale et portant diverses dispositions de simplification et de clarification du droit de l’environnement.

Il reste un seul niveau de juridiction et il y a cristallisation des moyens 2 mois après le 1er mémoire en défense …Le gouvernement se donne sans attendre les moyens de tripler la puissance installée… et ce n’est qu’un début !!

Voilà qui devrait décider AboWind à dégeler le projet de la Queue d’Âne…A quand l’enquête publique ?

Il va être temps de faire des dons à l’association pour que nous puissions payer nos avocats !…

 

Voici le lien pour lire ce décret :

Décret Lecornu joe_20181201_0278_0002

DISONS « NON » AU PROJET DE DÉCRET EN FAVEUR DE LA SUPPRESSION DES ENQUÊTES PUBLIQUES !!!…

Un message très important de la FED.

Attention, il n’y a que jusqu’au 11 décembre pour donner un avis et dire non à ce projet de décret scandaleux et anti démocratique !…Tous à vos claviers !…

  

Aux membres de la Fédération Environnement Durable
TRÈS IMPORTANT

Dites NON au scandale de la suppression des enquêtes publiques sournoisement mis en place par François de Rugy

A l’heure où le président de la République, Emmanuel Macron, annonce le triplement de l’implantation d’éoliennes dans les territoires ruraux, ce  qui va conduire au doublement  du prix de l’électricité des ménages,  le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, programme de son côté la suppression de l’enquête publique notamment pour l’implantation des projets industriels éoliens en publiant discrètement  un projet  de « décret d’expérimentation en Bretagne et Ile de France » qui la remplace par « de simples consultations par voie numérique ».

Ce projet de décret est en réalité un point d’étape vers la suppression totale des enquêtes publiques préalables aux décisions des préfets sur tout le territoire

Après avoir tenté d’éliminer les citoyens, par une  tentative de suppression de Tribunaux administratifs  (commission Lecornu), ce qui avait provoqué un déluge de protestations, le gouvernement rompt encore plus maintenant l’équilibre des droits entre les riverains impactés par les nuisances sonores, visuelles et paysagères des éoliennes,  et les promoteurs éoliens.

Ce projet est  d’autant plus scandaleux que   l’évaluation environnementale,  se fait  par le biais d’études d’impact initiées et  payées  par les promoteurs éoliens fortunés alors que les services techniques compétents de l’Etat chargés de les contrôler, voient leurs effectifs et leurs budgets  se réduire  à des « peaux de chagrin » et qu’ils sont de plus en plus engloutis  par les milliers de  dossiers.

Comment le gouvernement peut-il vouloir instituer une Société de confiance et cyniquement réduire  la participation du public sur les projets ayant une incidence sur leur vie quotidienne et leur environnement ?

L’Etat français manque ainsi à toutes ses obligations internationales et européennes, dont  la Convention d’Aarhus, lesquelles imposent le respect des droits d’information et de participation honnête du public aux décisions ayant une incidence environnementale.

Pour bafouer encore plus les droits des riverains le Ministère de la transition écologique et solidaire  « sollicite les citoyens numériquement »  pour donner un avis  sur ce projet de décret et cela sur une très courte période du 22 novembre au 11 décembre.       

Le Ministère de l’environnement  qui se targue depuis des lustres de démocratie participative,  tente d’éliminer par cette voie de consultation discrète et uniquement « numérique » les personnes principalement concernées, c’est-à-dire  tous ceux qui n’ont, pas accès à internet et qui habitent  dans des zone rurales isolées.

Il se débarrasse aussi de  tous ceux qui ne sont pas encore « numériquement branchés »  et qui  redoutent ces nouvelles technologies,  soit qu’ils soient âgés,  soit qu’ils n’aient pas les moyens de se payer le   matériel informatique,  les abonnements nécessaires et la formation de plus en plus complexe .

La régression irréversible de l’environnement en France est « En Marche ».

La FED appelle tous ses adhérents et sympathisants à refuser ce projet de décret.

Pour cela  il suffit de cliquer sur le lien suivant , de lire  les commentaires, et de donner un avis et de dire NON  au Ministère de la transition écologique et solidaire. Quelques mots suffisent….

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/decret-relatif-a-l-experimentation-prevue-a-l-a1891.html?id_rubrique=1&debut_forums=20#pagination_forums

Ps: merci de transmettre ce message à vos adhérents

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08


« UN PAYSAGE ÉOLIEN ? UNE DUPERIE INDÉFENDABLE… »

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à deux articles de la revue « Sites et Monuments » qui traitent de l’éolien :

– « Un paysage éolien ? Une duperie indéfendable » de Philippe PEYROCHE

– « État et perspectives de l’éolien en Haute Marne » de Jean-Louis REMOUIT

Articles très instructifs…et qui pourront nous aider dans notre combat !…

Bonne lecture.

 

Voici le lien :

Sites et Monuments-dossier éolien

 

ÉCOLO-BUSINESS QUAND TU NOUS TIENS !!!…

Un article venant de « Boulevard Voltaire » du 20-11-2018.

Bonne lecture.

Les taxes sur l’essence financent les méga-profits des consortiums éoliens !

L’actuelle révolte des gilets jaunes est le révélateur du fossé qui s’agrandit entre la France périphérique et celle des beaux quartiers « écolo-bobo » de Paris et de la région parisienne.

Elle met aussi en relief l’énorme scandale du racket que le gouvernement met en œuvre en prenant toujours plus d’argent au peuple de France pour alimenter les énormes bénéfices des entreprises qui profitent des subventions de l’État dans le cadre de la transition énergétique.

Ce n’est pas un hasard si c’est François de Rugy qui a été chargé de répondre au mouvement des gilets jaunes par un méprisant « en matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue ».

L’écolo-business est au cœur de cette crise fiscale et politique.

Car derrière cette pseudo-transition énergétique, le gouvernement cache un énorme détournement de fonds prélevés sur les Français et redistribués aux différents consortiums industriels éoliens qui touchent une manne financière gigantesque au travers d’un tarif de rachat de l’électricité bien supérieur au tarif brut habituel de l’ordre de 55 euros le mégawattheure.

En effet, la France achète au travers d’EDF l’électricité éolienne au prix de 80 euros le mégawattheure pour l’éolien sur terre et 170 euros le mégawattheure (raccordement compris) pour les six seules centrales en mer.

La différence entre le prix habituel et les prix subventionnés mentionnés ci-dessus se monte à un total de 150 milliards d’euros rien que pour les projets déjà engagés pour les vingt ans à venir (sources : délibération Commission de régulation de l’énergie de juillet 2018 et rapport de la Cour des compte d’avril 2018).

Ce coût de 150 milliards d’euros est entièrement à la charge des consommateurs et des contribuables, sachant que l’État a, en plus, déjà une dette à l’égard d’EDF de neuf milliards d’euros à ce titre.

Or, la Commission de régulation de l’énergie nous dévoile, en juillet 2018, que c’est par la TICPE (la fameuse taxe sur l’essence qui augmente) que seront financés les tarifs subventionnés des promoteurs éoliens pour payer la dette que l’État a à l’égard d’EDF, mais également les 150 milliards d’euros de subventions déjà engagées. Sans compter que l’État veut multiplier par trois les éoliennes en France…

En bref, l’augmentation de la fameuse taxe sur l’essence TICPE payée par les citoyens sert à financer le surcoût du rachat de l’éolien au profit exclusif des actionnaires des consortiums industriels éoliens… qui sont, pour certains, sous contrôle chinois.

Les Français, en allant s’approvisionner en essence, contribuent donc à l’augmentation exponentielle des bénéfices déjà considérables des sociétés de production d’électricité d’origine éolienne avec la complicité active du gouvernement qui participe de ce véritable racket.

Dans cette mesure, si le gouvernement français ne stoppe pas sans délai cette politique éolienne débridée au travers de cette transition énergétique, nous allons assister, dans les mois qui viennent, à une explosion fiscale et à une augmentation déjà préparée de l’essence génératrices de mouvements populaires jusque-là inégalés et dont l’issue reste, à ce jour, inconnue.

——————————————————————————————–

Recoupons nos sources…voici un autre article qui vient d’ « Économie matin ».

Bonne lecture.

Les bénéfices des promoteurs éoliens financés par les taxes sur l’essence !

150 milliards d?euros

Les subventions consacrées au développement de l?éolien en France
s’élèvent à 150 milliards d?euros.

 

 

Cela fait des années que nous dénonçons dans ces colonnes la corruption et les réseaux financiers occultes qui accompagnent le développement de l’éolien en France. Il y a quelques mois nous avions d’ailleurs lancé l’alerte sur l’énorme racket que constituait le tarif de rachat de l’électricité off-shore fixé par le gouvernement à 220 euros le mégawattheure puis abaissé légèrement au mois de juin à 170 euros (raccordement inclus) soit trois fois le tarif habituel fixé en moyenne à 55 euros le mégawattheure.

Les subventions consacrées au développement de l’éolien en France sont de 150 milliards d’euros

L’éolien terrestre avec un tarif de rachat de 80 euros le mégawattheure est donc subventionné à hauteur de 25 euros et l’éolien en mer à hauteur de 115 euros le mégawattheure.

En prenant les chiffres de la cour des comptes (rapport d’avril 2018) et de la CRE commission de régulation de l’énergie (délibération de juillet 2017), la somme des subventions consacrées au développement de l’éolien en France se monte à ce jour aux alentours de 150 milliards d’euros.

Cette somme intègre les engagements en cours pour les 20 prochaines années pour les centrales éoliennes terrestres existantes et les six centrales éoliennes actuellement en projet au bord du littoral français et n’intègre pas le surcoût des éoliennes en projet que le gouvernement souhaite multiplier par trois.

Ces 150 milliards d’euros sur 20 ans correspondent à l’ensemble de la production électrique éolienne attendue sur cette période multiplié  par le surcoût du tarif habituel sachant que les promoteurs éolien sont déjà très rentables lorsqu’ils bénéficient du tarif spot de 55 euros le mégawatheure.

Si bien que les 150 milliards d’euros prévus en surplus du tarif habituel viennent gonfler de manière substantiel voir hors norme les marges réalisées par les promoteurs éoliens.

L’argent des Français vient remplir les poches des actionnaires des grands groupes internationaux

En bref l’ensemble de ces subventions vient augmenter d’autant plus les bénéfices des actionnaires des consortiums industriels éoliens qui sont parfois étrangers voir chinois.

Par ce transfert financier l’argent des Français vient par l’intermédiaire de l’Etat remplir les poches des actionnaires des grands groupes internationaux. A cet égard la CGT Energie a déjà lancé récemment l’alerte dans un film récent sur cet immense racket de l’argent des Français. (https://www.youtube.com/watch?v=8SPLVEuh_SE)

Il faut cependant noter que c’est la délibération de juillet 2018 de la CRE qui vient de préciser que ces subventions sont financées par la TICPE c’est-à-dire la taxe intérieure sur les produits énergétiques. Elle y précise également que la France doit déjà à ce jour et pour les seuls engagements passés 9 milliards d’euros à EDF au titre des tarifs de rachat subventionnés de l’éolien.

Or c’est justement cette taxe (TIPCE) qui fait l’objet d’augmentation successive prévues par le gouvernement (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/fiscalite-des-energies) dont une est prévue en janvier 2019 qui est au cœur de la contestation populaire des gilets jaunes.

Car cette taxe dite écologique sert à alimenter un fond qui finance le surplus d’achat de courant par EDF c’est-à-dire les 9 milliards qu’EDF dispose de créance vis-à-vis de l’Etat mais également les futurs 150 milliards d’euros d’engagements pour les 20 prochaines années de rachat de l’électricité au prix subventionné.

Dès-lors de manière mécanique, plus la France développera sa politique en matière d’éoliennes plus elle sera dans l’obligation d’augmenter cette taxe dite écologique accentuant d’autant plus la colère populaire à chaque augmentation.

Le pire dans cette affaire, c’est que le prélèvement financier ne sert en rien à financer de la recherche et développement dans des énergies vraiment renouvelables mais à augmenter encore et encore plus les bénéfices des industrielles éoliens.

La transition écologique que nous vendent nos gouvernants n’est qu’un leurre et ne sert qu’à remplir les poches des consortiums financiers du vent financé par l’argent des Français.

L’éolien n’est en fait qu’un immense racket et quand les Français le découvriront, ils seront très très en colère !

La révolte gronde gronde gronde…

Compte rendu de la Conférence du 10 novembre à Miallet sur le thème « QUELLES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR NOS TERRITOIRES ? « 

La conférence intitulée « Quelles énergies renouvelables pour nos territoires ? «  s’est tenue le 10 novembre 2018 à la Salle des Fêtes de Miallet.

Elle a été animée par deux conférenciers :

Serge BLANC, Ingénieur spécialisé en efficacité énergétique

Alain DE LA VILLE, Architecte spécialisé en patrimoine et paysages

Elle avait pour but principal d’informer sur les différentes énergies renouvelables possibles pour nos territoires (Dordogne, PNR Périgord Limousin, Charente) sous deux angles principaux : celui de leur efficacité énergétique et celui de leur impact sur les paysages et le patrimoine.

 

Un peu plus de 90 personnes étaient présentes : une majorité de représentants et de membres d’associations (du collectif Forces Périgord, de l’association D-PAÏS 24, d’ associations de Charente – de Feuillade et de Souffrignac), des membres du Conseil de Développement Durable (CDD), des adhérents de VIAPL et leurs amis, des citoyens venus s’informer.

Bien que nous ayons invité tous les élus des communes du PNR Périgord Limousin, seuls sept d’entre eux, que nous remercions ici, sont venus assister à cette conférence.

 

Pour résumer cette conférence en quelques mots, je dirai qu’elle a permis aux participants de se rendre compte qu’il n‘y a pas de solutions parfaites…toutes les énergies, renouvelables ou pas, ont des avantages et des inconvénients…

Cela dit, pour choisir celles qui sont le plus adaptées à nos territoires, la solution qui consiste à prendre en compte différents critères de choix (efficience énergétique, impact sur les paysages, le patrimoine, la biodiversité, l’économie locale, le tourisme, etc.) et l’avis de la population (après information, par des consultations, un référendum citoyen, etc.) est vraiment la plus souhaitable.

 

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au compte rendu de cette conférence :

Compte Rendu de la Conférence du 10 novembre 2018 sur les énergies renouvelables

 

Je vous conseille, pour ma part, le chapitre sur le réseau électrique interconnecté EDF et celui sur l’énergie éolienne, qui permettent de comprendre pourquoi il sera impossible de passer à 40% d’énergies renouvelables uniquement avec des éoliennes.

Bonne lecture.

STOP À LA DÉFIGURATION ARBITRAIRE DE NOS PAYSAGES ET DE NOTRE PATRIMOINE !…

Cet article fait écho à la conférence que VIAPL a organisé le samedi 10 novembre sur le thème  « Quelles énergies renouvelables pour nos territoires ? « .

Il propose aussi de signer une pétition (voir le lien internet à la fin de l’article).

Il ne nous apprend rien de plus que nous ne sachions déjà, mais il montre, concernant les projets éoliens,  que le problème est partout le même…hélas !…

Bonne lecture.

—————————————————————————————

STOP A LA DEFIGURATION ARBITRAIRE DE NOS PAYSAGES ET NOTRE PATRIMOINE !

Paris, Île-de-France, FR

Aujourd’hui en France, des milliers de luttes silencieuses ont lieu dans nos campagnes, nos villages et sur nos littoraux…

… Ces luttes sont celles d’agriculteurs qui voient leurs terres se faire piller pour remplir les poches de quelques promoteurs bien placés…

… Ces luttes sont celles d’habitants et de riverains courageux qui, chaque jour, trouvent la force de se battre contre une industrie toute-puissante qui saccage les habitations, les paysages, les bords de mer, les champs, la faune, la flore et le patrimoine de milliers de communes françaises…

… Ces luttes sont de celles qui sont perdues d’avance, avec d’un côté le fort, et de l’autre les faibles qui finiront piétinés ou ruinés, s’ils osent se mettre sur la route des colosses de « l’énergie verte » et compromettre leurs bénéfices juteux…

… Sauf si des dizaines de milliers de Français décident d’agir pour donner du poids à leur combat, et faire triompher David contre Goliath !

Il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau projet de parc éolien vienne menacer le mode de vie des habitants de petites villes ou villages quelque part en France. Sous prétexte d’écologie, des promoteurs imposent leurs éoliennes à des habitants qui ont rarement voix au chapitre. Pourtant, les contraintes qu’ils subiront désormais au quotidien sont gigantesques :

– Le paysage naturel qui entoure leur habitation sera à jamais balafré par des séries de mâts étoilés, méthodiquement alignés et de la taille de la Tour Montparnasse, et il ne sera plus possible d’admirer un coucher de soleil sur l’île d’Yeu ou la brume se lever sur le Vercors sans les avoir dans le champ de vision ;

– le patrimoine qui leur est cher, et a été péniblement préservé par les générations précédentes en dépit des guerres ou des frénésies architecturales – les petites églises, les monastères, les vieux châteaux forts… – sont désormais cachés sous l’ombre d’imposantes structures métalliques dix à cent fois plus grandes ;

–  les coins de nature préservée, où il fait bon se balader, pique-niquer, se reposer, partir à la cueillette ou observer la faune et la flore, et qui participent à l’attrait et la qualité de vie de nos campagnes, seront systématiquement perturbés par le bruit sourd et constant des palmes qui tournent et du mât qui vibre sous la pression de la brise ;

– leur maison, parfois le fruit de toute une vie d’économie, voit son prix chuter en flèche faute d’acheteurs – voudriez-vous, personnellement, mettre votre argent dans une maison avec vue sur éoliennes ?

– l’attrait touristique de leur région s’en trouve indéniablement impacté, dégradant sa santé économique. Concrètement, ce sont des commerces qui mettent la clef sous la porte, des personnes supplémentaires au chômage, et des km en plus à faire en voiture pour aller faire les courses, à l’école ou chez le médecin ;

– sans parler des effets directs sur leur santé, qui commencent à peine à être documentés : en Allemagne, où l’éolien est très répandu, des médecins tirent la sonnette d’alarme pour dénoncer les risques sur la santé humaine de l’exposition aux ultrasons produits par les vibrations des mâts d’éoliennes, même lorsque celles-ci sont à l’arrêt. En France, l’Académie de Médecine réclame depuis 2006 qu’une étude épidémiologique sur le sujet soit menée – sans succès.

– et sans compter les coûts du démantèlement de ces éoliennes, jusqu’à 850 000€ par engin, le jour où cette source d’énergie deviendra obsolète, qui devra être supporté par les générations futures, puisque les promoteurs ne s’engagent que partiellement sur le sujet…

Tout ça, pour produire une électricité qui reste extrêmement chère, financée à de multiples reprises par les impôts des Français (directement via les subventions publiques à l’installation des éoliennes, et indirectement via la Contribution tarifaire sur l’acheminement que vous payez en supplément sur votre facture d’électricité), et dont les bénéfices ne profitent, au final, ni à la nature ni à la population, mais uniquement à quelques grandes entreprises bien placées !

La moindre des choses, avant d’imposer un tel bouleversement de leurs vies aux riverains, serait de leur permettre de donner leur avis !

Des « consultations » sont bien menées localement, mais elles n’ont aucune valeur contraignante ! On fait seulement semblant de recueillir l’avis des citoyens, pour ne pas en tenir compte derrière… Les recours possibles pour les habitants ? quasi-inexistants : après des mois de bataille juridique, les industriels finissent toujours par avoir le dernier mot…

Pourquoi ? Parce qu’ils ont l’approbation quasi-systématique des autorités publiques pour faire leurs petites affaires… Et même un soutien financier de taille : l’argent des impôts des Français !

Oui, vous avez bien lu : non seulement on impose arbitrairement aux habitants des contraintes monstrueuses, qui impactent profondément, et à tout jamais, leur quotidien, mais en plus ce sont les contribuables qui payent, en partie, ces constructions démentielles !

L’industrie éolienne dispose d’une immunité comme on en a rarement vu…

Mais à croire que cette immunité ne leur suffit pas : pour étendre leur empire, les promoteurs n’hésitent pas à recourir à des méthodes douteuses, voire nauséabondes : harcèlements et pressions sur des petits agriculteurs pour qu’ils acceptent l’implantation d’éoliennes sur leurs terres, baux malhonnêtes… Et si jamais ces agriculteurs osent se rétracter, ils seront traînés en justice et condamnés à verser plusieurs millions d’euros de dommages et intérêts à cette industrie qui brasse déjà des milliards…

Voilà les véritables dessous de cette « électricité verte » !

Un combat de tous les jours pour les habitants des zones concernées, et qui ne disposent d’aucun recours juridique tangible pour faire valoir leur droit à protéger leur environnement, leur patrimoine, leur cadre de vie, et ce qui fait la beauté de leur région et le bonheur d’y vivre.

Il est grand temps de mettre fin à cette dégradation forcée et arbitraire !

Soyons clairs : cette pétition n’a pas vocation à interdire la construction d’éoliennes en France, mais de lutter contre leur installation forcée.

Pour cela, il existe un outil législatif qui pourrait être mis en place facilement par les autorités, et permettrait de rétablir le droit de parole des citoyens dans les projets éoliens qui concernent leur commune, car ce sont eux les premiers concernés.

Il s’agit du référendum local, qui pourrait, si nous arrivons à convaincre les autorités, devenir systématique, et permettrait tout simplement aux électeurs de décider par leur vote de la mise en place d’un projet de parc éolien ou non près de chez eux.

De tels référendums existent déjà, sur la base du volontariat de la commune. Par exemple, fin 2014 dans la commune de Plans (30), le maire a mis en place un référendum pour consulter les citoyens sur l’implantation d’éoliennes sur leur territoire. Avec plus de 82% de « non », le projet a été immédiatement abandonné. Et à l’inverse, d’autres communes votent en faveur des constructions éoliennes car les habitants privilégient les retombées financières, comme ce fut le cas à Saulzoir (59) par exemple.

Dans ces communes, les éoliennes n’ont pas été imposées de force : qu’elles aient été approuvées ou refusées, c’est l’avis des habitants qui a été le plus important. C’est ce système que je vous propose de rendre systématique, dans toutes les communes où un projet de parc éolien est proposé par les industriels.

L’enjeu est trop grave pour les citoyens pour que la décision soit prise sans eux !

Il faut qu’un maximum de personnes, de la France entière, exigent l’instauration du référendum local pour donner aux habitants le droit de s’exprimer sur des projets qui impactent directement leur quotidien et gagent le patrimoine commun à laisser aux générations futures.

SVP, signez dès maintenant cette pétition, et transférez-la autour de vous.

Que vous soyez directement concerné par un projet d’éoliennes près de chez vous ou non, que vous viviez, dans un appartement en ville, dans une maison à la campagne, en bord de mer… Votre participation est essentielle pour défendre la liberté des citoyens à disposer de leur territoire ! C’est le seul moyen de gagner la bataille contre ces promoteurs qui veulent faire la loi partout en France en imposant leurs éoliennes.

Des milliers d’éoliennes ont déjà été installées en France, parfois grâce à des procédés dignes des plus grandes mafias, et souvent contre la volonté des habitants qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer devant ces mâts qui s’imposent désormais à eux…

Il est prévu d’en installer 4000 de plus dans les années qui viennent : il n’est pas impossible que les prochains projets soient prévus près de chez vous !

Alors SVP, mobilisez-vous dès maintenant pour garantir le droit des citoyens à défendre leur environnement, leur patrimoine et leur mode de vie, et empêcher toute construction arbitraire d’éoliennes à l’avenir.

Pour que la consultation des citoyens concernés devienne obligatoire et systématique, faisons pression ensemble sur le Ministre de l’Intérieur et son Sous-Directeur chargé de la démocratie locale, sur Nicolas Hulot, et sur nos parlementaires !

Signez sans attendre cette pétition, et transmettez-la à vos proches. Cela ne vous prendra que quelques minutes, et c’est vital pour empêcher les industriels de poser des éoliennes partout où ils veulent, en dépit de nos paysages, du patrimoine préservé par les siècles, de la faune et la flore, et de la santé des habitants et l’économie locale !

D’avance, merci pour votre signature et votre soutien.

Michel

Sources :

Reportage « Pièces à conviction »

En France, la fronde anti éoliennes ne faiblit pas — Le Monde

Référendum local

Rapport de l’académie de médecine (mai 2017)

Coût du démantèlement : 60 000 PROPRIÉTAIRES MENACÉS DE FAILLITE PAR LES ÉOLIENNES, Economie-matin.fr

————————————————————————————————–

Pétition adressée à :
Ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy
sous-directeur des compétences et des institutions locales, Frédéric Papet
Députés
Sénateurs

Pour soumettre toute installation d’éoliennes au référendum local

Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs, Monsieur le sous-directeur des compétences et des institutions locales,

Des milliers de citoyens et d’associations luttent partout en France pour faire entendre leur désaccord envers les constructions de parcs éoliens qui touchent leurs communes. Mais face à l’industrie de l’éolienne, leurs voix et leurs mobilisations locales ne semblent pas être entendues.

Pourtant, dans de nombreux cas l’implantation d’éoliennes a des répercussions très graves sur le quotidien des riverains : enlaidissement des paysages, de la nature et du patrimoine, nuisances sonores incontestables, chute des prix immobiliers, impact sur la faune, la flore et la santé humaine qui sont sous-étudiés, baisse du tourisme, et dette envers les générations futures qui devront payer le prix du démantèlement de ces machines…

La moindre des choses serait donc de demander l’avis collégial des habitants avant de leur imposer de telles contraintes, c’est pour cela que je vous demande d’instaurer un référendum local systématique et obligatoire pour tout projet de parcs éoliens sur leur territoire.

Ce référendum permettrait d’écouter réellement les citoyens et habitants des communes concernées, et de décider démocratiquement de l’installation ou non des parcs qui les concernent, plutôt qu’ils soient imposés de façon arbitraire et subis par tous à l’avenir.

Respectueusement,

———————————————————————————————————-
Pour signer la pétition, allez sur ce site :

ÉOLIENNES … LE GRAND VENT DE LA COLÈRE !…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à un article du Figaro Magazine du 26-10-2018 qui traite des éoliennes.

A lire car c’est un bon résumé du « problème éolien »…et à voir aussi pour les photos…comment peut-on laisser faire un tel massacre des paysages et de notre patrimoine ? ! …

La colère gronde gronde gronde…

Article du Figaro Magazine – Le vent de la colère

 

INVITATION TO THE CONFERENCE « WHAT RENEWABLE ENERGY FOR OUR TERRITORIES ? »

Hi, 

It is our pleasure to invite you to attend our conference regarding renewable energy. The organizers, Association VIAPL, are pleased to confirm the attendance of key speakers and we appreciate your support in attending this event.
 

Conference title :

« WHAT RENEWABLE ENERGIES FOR OUR TERRITORIES ? »

Venue : MIALLET TOWN HALL

 

Date and time : Saturday November 10, 2018 from 9:30 to 12:30

 

Speakers :

– Serge BLANC, Engineer, specialized in energy efficacity

And

– Alain DE LA VILLE, Architect spécialized in Heritage and Landscapes.

By clicking on the link below, you will have access :

– To the full program of that morning :
http://www.viapl.fr/wp-content/uploads/2018/10/Affiche-conférence-du-10-novembre-2018-.pdf

– To the french and english flyer that you could if you wish, print and give to your friends and neighbours :
http://www.viapl.fr/wp-content/uploads/2018/10/Un-Tract-français-One-Tract-in-english-conference-du-10-11-18.pdf

We are all concerned by the issues of the Ecological and Energetic Transition and effects to our lifestyle and well-being.

The event will provide an excellent opportunity to THINK, DISCUSS and EXCHANGE views with experts in their respective fields.

Even if the conference will be in french, I look forward to seeing you on the day.

Sincerely yours,

 Christian CLAIR, for all the members of VIAPL.

 

INVITATION À LA CONFÉRENCE « QUELLES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR NOS TERRITOIRES ? »

Bonjour,

  
Vous êtes cordialement invités, le samedi 10 novembre, de 9h30 à 12h30, à la Salle des Fêtes de Miallet, à la conférence que l’Association VIAPL organise sur le thème :
 
 » QUELLES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR NOS TERRITOIRES ? « 

 

Les intervenants sont :

– Serge BLANC, Ingénieur spécialisé en efficacité énergétique

Et

– Alain DE LA VILLE, Architecte spécialisé en patrimoine et paysages.

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous aurez accès :

– A l’affiche de cette conférence :
http://www.viapl.fr/wp-content/uploads/2018/10/Affiche-conférence-du-10-novembre-2018-.pdf

– Au tract en français et en anglais (Format A4 à couper en deux) que vous pourrez, si vous le désirez, imprimer et distribuer à vos amis et voisins :
http://www.viapl.fr/wp-content/uploads/2018/10/Un-Tract-français-One-Tract-in-english-conference-du-10-11-18.pdf

Bien amicalement à vous,
 
Christian CLAIR, pour les adhérents de VIAPL.

 

QUAND ABO WIND EST À LA FÊTE !…

Cet article est un peu long j’en conviens, mais il est important de bien comprendre le fil de l’histoire et jusqu’où les promoteurs éoliens (ici Abo Wind, mais ils se ressemblent tous) sont prêts à aller (discours, vocabulaire utilisé, arguments commerciaux, évènementiel, etc.) pour gagner de l’argent…

 

1)- L’histoire commence lorsque la société AboWind décide de célébrer les « 10 ans de l’éolien en Charente » et invite nombre d’élus  le samedi 20 octobre à partir de 10h sur le parc éolien de Salles de Villefagnan, au pied des éoliennes.

 

2)- Le samedi 20 octobre au matin, les associations de Charente qui se battent contre l’implantation des éoliennes industrielles dans leurs communes ont organisé une action destinée « à stigmatiser la Fête des 10 ans d’éolien en Charente ».

Voici leur communiqué de presse, qui résume ce qui s’est passé :

—————————————————————
COMMUNIQUÉ de PRESSE
 
Ce samedi 20 octobre au matin, Défense du Patrimoine Rural 16 a organisé une action destinée à stigmatiser la « Fête des 10 ans d’éolien en Charente/Abo Wind. ».
Plus de 60 citoyens se sont d’abord retrouvés à 11 h sur le parking de la gare de Ruffec, à peu de distance des tivolis éoliens de Salles-de-Villefagnan, où Abo comptait sereinement régaler. Les défenseurs du Patrimoine Rural, arborant des T-shirts exprimant leur sentiment personnel face à l’occupation éolienne (voir photo), ont alors démocratiquement réglé les détails de l’opération, dont les plan et orientations avaient été arrêtés par les associations délégués de DDPR16 : Rapasse (Saint-Laurent-de-Céris), ECC (Alloue/Pleuville), CLE (Nieuil/Chasseneuil), Sonnette d’Alarme (Valence/ Cellefrouin/ St-Angeau) , BriseVent (Saulgond/Lesterps), Coupe-Vent à Saint-Claud. L’ambiance entre les ami-e-s, totalement investis du sens de leur mission, était à la concentration et à l’unité.
Ceci fait, le cortège des voitures s’est dirigé vers le lieu de la réception honnie.
L’arrivée à midi moins le quart, au pied des machines, de la délégation jette le trouble parmi le personnel de l’affairiste. Effet de surprise total ! Dans un mouvement quasi-parfait, les « témoins » ôtent leur dessus, révélant ainsi leurs expressifs, voire artistiques T-shirts !
Les responsables de DDPR16, Sonja Gurt, Jacques Thiaudière et Serge Gauthier négocient immédiatement avec ceux de l’affairiste, P. Bessière et C. Robin : l’action est pacifique, les 60 citoyens veulent témoigner auprès des élus, du grand public, de l’éolien, du sentiment de scandale ressenti face à la fête affairiste.
Une prise de parole de quelques minutes est demandée, à la suite de laquelle la délégation se retirera. Marché conclu.
C’est donc après quelques accords de musique et dans les effluves d’une pa(le)ella en préparation que le délégué à la prise de parole, S. Gauthier, a pu exprimer les sentiments du groupe : « La Défense du Patrimoine Rural tient à stigmatiser l’indécence de cette réception, dont la note est réglée avec l’argent citoyen prélevé sur la CSPE de notre facture EDF, 10 milliards € déjà siphonnés à la nation ! Et pour quoi ? Pour une énergie payée le double du prix de marché, ayant priorité d’accès au réseau, devant l’hydro-électrique ! Relayé par les centrales à gaz quand il ne tourne pas, l’éolien émet le CO2 de ses remplaçantes ! Et quand le courant éolien afflue, il doit être fourni gratuitement aux partenaires européens, en payant en plus : c’est le scandale des prix négatifs ! Ainsi 1 MWh éolien peut-il coûter 232 € à EDF, contre un prix normal de 40 !
L’éolien n’est ni vert ni propre, il est sale, cher et polluant. De plus, il détruit la bio-diversité, comme en témoigne la demande de destruction de dizaines d’espèces protégées sur 5 ha, justement par Abo Wind, à Saint-Saud-Lacoussière (24). Ce n’est surtout pas l’éolien intermittent qui peut régler le problème du nucléaire.
Les éoliens, conclut l’orateur, ne sont pas de vrais industriels, mais des représentants de la pire caste de capitalistes avides de profit rapide, les affairistes. Et d’appeler les citoyens, les élus, à se détacher d’eux ! »
Paroles applaudies par l’assistance, tandis que grimaçait le DG d’Abo .
Après s’être félicités du succès de l’opération, amorcé par la Lettre Ouverte aux Elu-e-s, les Défenseurs du Patrimoine Rural se sont rassemblés pour l’immortaliser par une photo de groupe, avant de se séparer.
—————————————————————————

3)- En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez lire à présent l’article qui a été rédigé par Amandine COGNARD, journaliste de la Charente Libre, pour résumer cet évènement. Allez vite le lire, vous allez voir, c’est é-di-fiant !!!

Le parc éolien fête ses 10 ans CL

 

4)-Devant le manque totale d’objectivité de cet article (c’est le moins que l’on puisse dire !…), Sonja GURT, au nom de DDPR16, a réagi de la façon suivante :

————————————————-
Chers ami(es)
Nous étions nombreux à la fête d’Abowind samedi le 20 octobre et un grand merci à tous qui étaient présents!
Ci-dessous vous recevez le communique de presse qui était envoyé hier à la Charente Libre avec la photo que vous trouvez dans l’article ci-joint. Si vous regardez « notre » photo et celle d’Abowind on voit bien qu’il y a des mensonges! Nous étions une soixantaine de personnes – plus de personnes que les invités qui étaient présents entre 12 et 14 h! Si on regarde la photo d’Abowind dans la Charente Libre on a bien des doutes qu’il y avait 150 personnes sauf qu’ils ont compté les défenseurs du patrimoine rural et de l’environnement.
Il faut que chacun des participants envoie un courrier ou un mèl à
Rédacteur en chefArmel Le Ny
Email : a.leny@charentelibre.fr
Pouvons-nous une autre fois compter sur vous?
Mille mercis d’avance
Sonja
au nom de DDPR16
————————————————————
5)- Et voici le courriel que Josette BOULANOUAR a envoyé à Amandine COGNARD :
De : Josette Boulanouar <jboulanouar@orange.fr>
Envoyé : mardi 23 octobre 2018 21:12
À : a.cognard@charentelibre.fr
Objet : Le métier de journaliste

Bonsoir madame,

Si vous aviez été sur place, au parc éolien d’Abowind de Salles de
Villefagnan samedi 20 octobre, lors de la présence, des défenseurs du
patrimoine rural, de la biodiversité, de la santé et de la tranquillité
des riverains des éoliennes et si vous aviez fait votre travail de
journaliste, au lieu de vous faire la porte parole du gérant d’Abowind
France vous sauriez que nous n’étions, ni une « poignée », ni « une
trentaine »…

Si vous aviez été sur place et si vous aviez fait votre travail de
journaliste, au lieu de vous faire la porte parole du gérant d’Abowind
France, vous sauriez que, contrairement à ce que prétend ce monsieur, il
n’a pas été insulté. Notre intervention s’est passée dans le calme et la
courtoisie et nous avons été reçu par l’équipe du gérant de manière
courtoise. Du caractère complètement pacifique et courtois de notre
intervention, les gendarmes qui étaient présents pourraient témoigner,
vous devriez les interviewer!

Le gérant d’Abowind a donné le micro à l’un des participants pour que
nous puissions expliciter devant les  invités présents nos doléances à
l’égard de l’éolien  terrestre, tel qu’il est encouragé par des mesures
outrageusement avantageuses de la part des pouvoirs publics. En tant que
journaliste vous n’ignorez forcément pas la désapprobation exprimée par
la Cour des Comptes et la commission de Bruxelles sur ce point.

A l’occasion de la présentation de notre position notre porte-parole a
qualifié Abowind d’entreprise « affairiste », est-ce ce que le gérant
d’Abowind appelle une insulte? « Affairiste »est un terme  qui caractérise
l’aptitude à tirer profit d’une situation politique et à profiter d’un
effet d’aubaine, ce qui convient parfaitement à cette entreprise comme à
d’autres, dont on ne peut pas s’étonner qu’elle recherche un maximum de
profit. Le gérant d’Abowind  s’attendait-il à ce qu’on qualifie son
entreprise de philanthropique?

Peut-être 150 personnes sont-elles venues sur le site dans la journée,
en tout cas, quand nous l’avons quitté après 13h,  les visiteurs étaient
moins nombreux que le groupe des manifestants…Ce qui est sûr c’est que
la photo que vous avez choisie pour illustrer ce que vous appelez une
« fête » ne confirme pas le nombre que vous avancez… Et pourtant cette
manifestation avait reçu une large publicité dans la Charente Libre et
un très grand nombre d’élus avaient reçu une invitation, certains ont
exprimé par lettre leur refus de cautionner un lobbyiste affairiste. Il
semble que le nombre d’élus présents était infime…A vous lire il
semble que cette journée fut un succès, étant donné le nombre
d’invitations lancées, l’attrait supposé d’un repas et d’activités
gratuits, 150 personnes est un chiffre ridiculement bas, il y a plus de
monde dans la moindre frairie de village….

Vous écrivez que le parc de Salles de Villefagnan produit par an la
consommation de 148 000 foyers. D’où sortez vous une pareille
aberration? Vous avez probablement mal recopié le communiqué d’Abowind
ou mal compris ce qu’on vous a dit. Prenons votre chiffre: étant donné
que l’administration considère  qu’un foyer comporte 2, 3 personnes en
moyenne, vous prétendez donc que les 9 éoliennes de Salles de
Villefagnan pourvoient aux besoins en électricité de 296 000 personnes,
soit une éolienne suffirait, selon vous, aux besoins en électricité de
près        32 000 personnes. Étant donné que nous sommes un peu plus de
67 millions de Français, il suffit de faire une règle de 3. Selon vos
dires un peu plus de 2000 éoliennes suffiraient à couvrir les besoins en
électricité de la France entière!

Nous espérons que la Charente libre publiera un rectificatif pour
informer ses lecteurs de l’ineptie qui a été imprimée dans votre
article. Ineptie qui fonctionne comme une manipulation malhonnête des
esprits non avertis.

A la lecture de votre article partial et manquant de sérieux, tout
démocrate ne peut qu’être accablé de constater que vous apportez des
encouragements à ceux, nombreux, qui ne font plus aucune confiance aux
médias , fragilisant ainsi le financement de  la presse qui doit être
dans un État de droit un contre-pouvoir.
En tout cas si en effet votre article ne manifeste aucune qualité
journalistique, vous pourriez envisager sûrement avec succès de devenir
commerciale dans le domaine de l’éolien industriel.
Salutations distinguées

Josette et Kader Boulanouar
riverains du parc éolien Abowind situé sur les communes de Saint
Coutant, Ambernac et Champagne-Mouton.

————————————————————
6)- Réflexions et perspectives…
Il faut arrêter de prendre les citoyens pour des imbéciles et de tout faire passer en catimini…
La colère monte monte monte…
Cette histoire ne va pas arranger l’image de marque d’Abo Wind …qui est déjà plus que mauvaise !…

SAVOIR ALLER CONTRE LE VENT…

Un article de Jean-Pierre Chevènement paru dans l’Opinion du 21 octobre 2018.

L’étau se resserre encore un peu plus autour des promoteurs éoliens !…

Bonne lecture.

—————————————————————————————————–

L’Opinion 21 octobre 2018 France

« Programmation énergétique : savoir aller contre le vent ». Par Jean-Pierre Chevènement

« Du fait de son mariage forcé avec des énergies fossiles, l’éolien est une fausse énergie renouvelable, une fausse énergie propre. »

Ancien ministre de la Recherche, de l’Industrie, de l’Enseignement supérieur, et de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, à 79 ans, prend position.

Par Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre

Les faits — Jean-Pierre Chevènement : « EDF prépare un plan prévoyant la fermeture d’au moins une demi-douzaine de centrales nucléaires. A-t-on vu quelque part dans le monde un pays qui manifeste une telle défiance à l’égard de ses propres capacités et au point de porter un tel coup à la crédibilité de son industrie ? »

La France avait acquis à la fin du siècle dernier une remarquable maîtrise du cycle complet de l’énergie nucléaire. L’outil industriel constitué au fil des générations était un atout majeur de notre pays dans la compétition internationale.

Sous l’effet d’orientations prises au début du quinquennat précédent, cet atout est en train d’être complètement gâché. EDF, sous la tutelle de M. de Rugy, prépare un plan dit PPE* prévoyant la fermeture d’au moins une demi-douzaine de centrales nucléaires. A-t-on vu quelque part dans le monde un pays qui manifeste une telle défiance à l’égard de ses propres capacités et au point de porter un tel coup à la crédibilité de son industrie ?

*Programmation pluriannuelle de l’énergie

Les raisons avancées – la sûreté et la lutte contre le réchauffement du climat – ne sont que des trompe-l’œil. La vraie raison est idéologique : la lutte contre le nucléaire est le noyau d’une idéologie millénariste post-Seconde guerre mondiale qui a substitué la catastrophe au progrès à l’horizon de l’Humanité. Cette idéologie va bien au-delà des Verts. Elle imprègne « l’air du temps ». Ce n’est pas par hasard qu’elle est née en Allemagne après 1945 avec Hans Jonas, l’inventeur du « principe de précaution ». C’est dans ce contexte hautement idéologique qu’il faut replacer le naufrage quasiment programmé de notre industrie nucléaire. L’Allemagne de Mme Merkel a décidé unilatéralement, en 2011, de « sortir du nucléaire », ruinant ainsi la perspective d’une politique énergétique européenne cohérente.

En Allemagne, les subventions aux « renouvelables » ont explosé, la facture d’électricité aux ménages aussi, et plus encore les émissions de gaz à effet de serre engendrées par le recours au charbon rendu nécessaire par le caractère intermittent du solaire et de l’éolien.

Procrastination. En France, par l’effet d’une procrastination très politique, il s’est écoulé trois décennies entre le lancement, en 1981, des derniers réacteurs de deuxième génération (Civaux notamment) et celui de troisième génération, l’EPR de Flamanville qui accumule des retards. Quoi d’étonnant à ce que les savoir-faire industriels français se soient perdus ? Rien de tel en Chine où l’EPR de Taishan est entré en service dans les délais prévus ! Et voilà maintenant qu’au prétexte de la solidarité européenne, la France est en train de programmer la réduction de 80 % à 50 % de notre production d’électricité nucléaire.

François Hollande a coulé dans le bronze de la loi en 2015 le rabougrissement à 50 % de la part de l’électricité d’origine nucléaire dans la consommation de la France, au mépris de l’intérêt national

En réalité, nous nous conformons aux objectifs du programme que le Parti socialiste avait adopté à la fin de 2011, lui-même consécutif à la décision de Mme Merkel de « sortir du nucléaire ». François Hollande a coulé dans le bronze de la loi en 2015 le rabougrissement à 50 % de la part de l’électricité d’origine nucléaire dans la consommation de la France, au mépris de l’intérêt national. Les erreurs de la politique énergétique allemande sont aujourd’hui patentes – elles ont amené la Commission de Bruxelles à revoir à la baisse ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre (de 40 % à 35 % en 2030), mais nous nous obstinons par idéologie à vouloir reproduire ces erreurs et à nous y adapter par suivisme. Il suffit de prendre connaissance des investissements évoqués pour la conversion de Fessenheim – ils sont liés au démantèlement de la filière nucléaire ou à la programmation d’une centrale photovoltaïque non rentable – pour se convaincre que la fermeture d’une centrale amortie et produisant de l’électricité bon marché est une ânerie.

Le nucléaire, grâce à la faculté d’utiliser bientôt le thorium, et aux surgénérateurs qu’élaborent actuellement divers pays, restera très compétitif à l’horizon des prochains siècles, sans émettre de gaz à effet de serre

Pour montrer le caractère déraisonnable de la programmation énergétique telle qu’on nous l’annonce, je ne prendrai que l’exemple de l’énergie éolienne. On a pris l’habitude d’opposer les « énergies renouvelables » au nucléaire. C’est une fausse opposition. D’abord parce que le nucléaire, grâce à la faculté d’utiliser bientôt le thorium, et aux surgénérateurs qu’élaborent actuellement divers pays, restera très compétitif à l’horizon des prochains siècles, sans émettre de gaz à effet de serre. On peut réduire considérablement le coût des réacteurs de génération III sans préjudice pour la sûreté et en réduire la taille (jusqu’à 200 MW) selon la préconisation du MIT pour mieux s’adapter à la demande. Le terme « énergies renouvelables » rassemble des produits d’une extrême hétérogénéité.

Groupe de pression surpuissant. L’hydroélectricité est assurément une forme d’énergie sans carbone, et pilotable (c’est-à-dire qu’on peut l’appeler à tout instant). Mais en France, la quasi-totalité des sites propices sont équipés. Plus prometteur est le solaire thermique, utilisé notamment pour les chauffe-eau ; il n’est productif qu’une partie du temps (12 % seulement dans notre pays, en moyenne), mais la chaleur emmagasinée se conserve durant plusieurs jours. Aussi ce solaire thermique doit-il aujourd’hui être préféré au photovoltaïque, car à l’heure actuelle le stockage de l’électricité reste extrêmement coûteux.

Le concept d’énergies renouvelables est le manteau sous lequel se dissimule l’éolien, promu sans cesse par un groupe de pression surpuissant malgré les inconvénients qui en résultent. Non seulement parce que l’éolien est en train de détruire l’identité paysagère de notre pays, qui était faite d’harmonie et de mesure. Le préfet des Ardennes a ainsi autorisé 63 engins de 200 mètres de haut.

Plus graves encore les conséquences induites par le développement de l’éolien pour les finances publiques et pour l’environnement. Ces conséquences vont à rebours du but recherché. Cette production d’électricité d’origine éolienne permettrait de réduire celle des sources fossiles – charbon, fioul et gaz. Mais la part des fossiles, en France, est déjà tombée très bas : moins de 6 % de notre électricité, en année normale. Elle ne peut baisser davantage, en raison de l’irrégularité des énergies intermittentes. Les éoliennes, dans notre pays, ne sont utilisées qu’à raison de 2 % de l’année, en moyenne. Pour que les consommateurs soient convenablement desservis, il faut donc faire appel aux sources pilotables mais polluantes (charbon, lignite, gaz).

Dès lors, le supplément d’électricité produit par les nouvelles éoliennes ne pourrait avoir que deux destinations :

  • Une exportation à perte (en année normale, la France exporte déjà le dixième de sa production, avec une perte de l’ordre de la moitié du prix de revient d’EDF, financée par le consommateur français) ;
  • Le remplacement d’une fraction de la production nucléaire ; celle-ci étant exempte de carbone, un tel remplacement n’aurait aucune utilité pour le climat, bien au contraire.

Ce remplacement nous placerait d’ailleurs devant un second dilemme :

  • Ou bien le complément d’électricité rendu nécessaire par l’intermittence de l’éolien et photovoltaïque serait fourni par les centrales nucléaires ; cela signifierait que celles-ci devraient réduire leur production actuelle, alors que leurs installations sont amorties, et ne nécessitent, pour continuer à servir, que des investissements de sécurité supplémentaires (« grand carénage »). Le simple maintien de la production totale actuelle avec des éoliennes serait obtenu à grands frais (le développement des réseaux d’interconnexion coûte extrêmement cher) alors que nous pouvons y parvenir pour un prix relativement modique, en nous dispensant d’éoliennes supplémentaires ;
  • Ou bien, deuxième hypothèse, le complément d’électricité nécessaire serait fourni par des sources fossiles ; d’un point de vue technique, c’est la solution la plus aisée ; les Allemands l’ont mise en œuvre (charbon, lignite) ; mais du point de vue de l’environnement, c’est la pire formule.

Mariage forcé. Instruisons-nous de leurs erreurs. Il y a dans le modèle allemand des formules dont nous devrions nous inspirer (la cogestion par exemple), mais tout n’est pas à transposer mécaniquement. Ai-je besoin d’ajouter que la programmation énergétique française n’a pas à adapter notre modèle aux erreurs commises outre-Rhin et que nos amis allemands commencent eux-mêmes à mesurer ?

Du fait de son mariage forcé avec des énergies fossiles, l’éolien est une fausse énergie renouvelable, une fausse énergie propre.

Retenons notre souffle à l’annonce de la publication, dans les prochaines semaines, de la nouvelle « Programmation pluriannuelle de l’énergie ». J’ai pensé et je continue à espérer que l’élection d’un nouveau président de la République permettra de retrouver le chemin de la raison. Il n’est jamais trop tard pour revenir sur une erreur, même quand elle est portée par le vent. La mode est ce qui se démode : un vent l’apporte, un autre la remporte.

Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre.

Une controverse difficile en perspective

Fin octobre ou début novembre, le gouvernement doit révéler sa feuille de route énergétique, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), jusqu’en 2028. Elle devrait, au moins à court terme, préserver la place du nucléaire. Le gouvernement s’attend donc à devoir faire face à une controverse difficile. Ancien ministre de la Recherche, de l’Industrie, de l’Enseignement supérieur, et de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, à 79 ans, prend position.