LE FESTIVAL DES ENERGIES à Douchapt

Article de SUD OUEST du vendredi 6 octobre 2017

C’est donc le vendredi 29 et le samedi 30 septembre que s’est tenu au Village Beauclair à Douchapt (24350 – près de Ribérac) le premier « FESTIVAL DES ENERGIES ». Une cinquantaine d’exposants étaient présents, dans tous les domaines de l’énergie : hydro-électricité, bois, méthanisation, solaire et autres énergies renouvelables (dont l’éolien). Les nombreuses conférences organisées sur les deux jours ont été l’occasion d’échanges pour s’informer, réfléchir, bâtir un projet pour une utilisation plus performante de l’énergie ou le développement des énergies renouvelables.

« Forces Périgord » ( qui est, je le rappelle, un regroupement d’associations luttant contre l’implantation d’éoliennes industrielles dans nos campagnes, et dont VIAPL fait partie) avait un stand à cette manifestation (voir la photo ci-dessous).

Beaucoup de personnes sont venues s’informer et discuter au stand. Des échanges parfois vifs mais toujours courtois ont pu avoir lieu entre « anti » et « pro » éoliens (nous avons eu la visite d’un maire, d’une conseillère municipale, d’un pro-éolien, de trois chefs de projet d’un promoteur éolien, etc.). Philippe MONTOULIEU (président de l’association « Vents Contraires à St Geyrac » ) avait fait un panneau avec moult explications et des photos vraiment parlantes du gigantisme de tout ce qui touche à l’éolien…Ce panneau a attiré et intéressé beaucoup de visiteurs.

On peut tirer de ces échanges qu’il est important que VIAPL continue de communiquer à la fois sur « NON aux éoliennes industrielles dans nos campagnes » ET aussi sur « OUI à des énergies renouvelables adaptées à nos territoires ».

Quelle bonne idée vraiment que ce « Festival des énergies ». Merci au Conseil de Développement Durable (CDD) du Périgord Vert, initiateur de l’évènement, de nous avoir permis d’être visible auprès d’un large public (environ 1000 personnes sur les deux jours).

Merci aussi à Francis LE GOYET (membre du CDD ) de nous avoir communiqué des informations qui m’ont permis de rédiger cet article.

Christian CLAIR

 

 

 

 

 

 

 » Les Astérix de l’éolien en Périgord…L’éolien face aux croquants… « 

En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes

Aucune éolienne n’a encore vu le jour dans le département périgourdin. L’opposition a la singularité d’être particulièrement structurée. Ce qui la rend redoutable.

Article paru dans Sud Ouest le 30-08-17.

 » Les Astérix de l’éolien en Périgord »
 » L’éolien face aux croquants « 
 » En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes « 
Aucune éolienne n’a encore vu le jour dans le département périgourdin. L’opposition a la singularité d’être particulièrement structurée. Ce qui le rend redoutable.
Le Périgord, ce beau département où les développeurs de projets éoliens continuent de se casser les dents. Bien implantées en Charente-Maritime, ils affrontent en Dordogne une résistance qui, de l’aveu d’une des chefs de projets, est l’une des plus virulentes rencontrées par son entreprise, présente dans une douzaine de départements.
 » L’exception périgourdine »
« Il faut une exception périgourdine », martèle Thierry Bonne, président d’Asso 3D et coordinateur de collectif. « Du jour où on aura quelques éoliennes, on ne pourra plus empêcher d’autres projets de se monter ».
Lui et ses soutiens détestent être présentés comme des « anti-éoliens », préférant se définir comme des « pro-Périgord ». « Ces projets gigantesques sont en contradiction totale avec notre économie du tourisme qui serait mise en péril par leur aboutissement. Et il existe d’autres énergies renouvelables adaptées au Périgord que nous défendons », défend le collectif, convaincu qu’il n’existe pas ici une parcelle profitant du potentiel nécessaire.
 » On peut opposer n’importe quel argument, de toute façon, on reste les grands méchants « , se désole Cristina Robin travaillant pour ABO Wind.  » L’opposition peut être enrichissante lorsqu’elle permet de soulever des interrogations légitimes, de trouver des compromis. Là, elle est devenue systématique et de fait, contre-productive. « 
L’opposition a embrassé la stratégie de Jomini : frapper fort et vite. Dès qu’un Conseil municipal adopte une délibération autorisant une étude de faisabilité, une forte mobilisation s’applique à pousser les élus au rétropédalage. Ce fut le cas cet hiver dans le Thénonnais. A Azerat, l’assemblée communale avait, sans penser à mal, entrouvert la porte à la collecte de mesures. Elle a fini par opérer une marche arrière, tant les tensions minaient la vie de ce village de 450 habitants. Pas question de semer la zizanie pour deux ou trois aérogénérateurs. Théolia France n’avait pas insisté, considérant qu’il était en train de s’épuiser en terre inhospitalière.
Recours systématiques
Au mois de mars dernier, le collectif mobilisait 500 personnes lors d’une manifestation à Nontron, la capitale du Périgord Vert.  » N’oubliez pas que vous êtes les descendants de croquants et que les croquants sont toujours restés maîtres de leur territoire « , haranguait ce jour-là le référent CPTN 24, Jean-Emile Moreau.
Plusieurs personnalités politiques ont exprimés leur hostilité à l’éolien, comme le nouveau député Modem de la troisième circonscription, Jean-Pierre Cubertafon : « Je ne peux imaginer que notre cadre de vie soit défiguré par des parcs éoliens d’autant que la santé et la quiétude des habitants pourraient être menacées tout comme la faune « , a-t-il répondu lorsqu’il a été invité à se positionner.
En début d’année, le Conseil Départemental de la Dordogne exprimait aussi au travers d’une motion ses réserves :  » Le nombre d’élus qui prennent position est assez remarquable. C’est une force « , se satisfait Thierry Bonne.
Une bataille plus discrète (en tout cas moins photogénique) se joue dans les prétoires. Le moindre arrêté préfectoral favorable à un développeur fait systématiquement l’objet d’un recours.
 » Ailleurs, ça vaut le coup « 
Le mois dernier, Force Périgord a rallié à son combat la Sepanso Dordogne, Les Vieilles Maisons françaises de Dordogne, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, l’association Sites en Périgord, l’Association des chasseurs d’oiseaux migrateurs.
 » Il y a des endroits où ça vaut le coup et le coût, ce n’est pas le cas de la Dordogne « , considère Gé Kusters, le président du Syndicat de l’hôtellerie de plein air du département. Cette structure compose aussi cet attelage pour le moins hétéroclite. « Je pense que les développeurs tentent de s’installer là où il y a peu de monde et donc moins d’opposition. »
Un point de vue qui arrache toujours des soupirs chez les concernés.  » Du fait de la législation, on est forcément amené vers des secteurs plus isolés « , défend un chargé d’études. Isolés mais pas dociles. C’est que beaucoup ne ménagent pas leur peine pour le démontrer.
Un permis accordé
Au début du mois de juillet, ABO Wind a obtenu le permis de construire pour cinq éoliennes sur les communes de Saint-Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud. Jamais un projet n’a atteint ce stade de développement dans le département. Mais deux autorisations sont toujours nécessaires : une pour exploiter une installation classée pour la protection de l’environnement et une dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées. Des obstacles difficiles à négocier, avec des opposants aux aguets.
—————————————————————————————————–
Suite à cet article, voici un commentaire de Thierry Bonne, président d’ASSO 3D
Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint un article de Sud Ouest (édition régionale) du 30 août 2017 titrant à la une « Les Astérix de l’éolien en Périgord », en pages 8 et 9 « L’éolien face aux croquants » et sur la version numérique « En Dordogne, la redoutable et efficace opposition des anti-éoliennes ».
Commentaire :
Dans cet article, le journaliste met en valeur l’ « efficacité » de l’opposition.
Il aurait pu tout aussi bien décrire la technique très rodée des développeurs éoliens : les riverains ne sont jamais contactés ; la population est informée le plus tard possible ; une fois le projet connu, un simulacre de concertation avec la population est organisé avec des « permanences » qui ventent le projet déjà bouclé ; la plupart des commissaires enquêteurs « sont là pour faire passer le projet » ; les décisions de refus sont systématiquement attaquées au Tribunal administratif y compris pour les projets les plus contestables.
Il aurait pu ajouter les raisons pour lesquelles le grand éolien n’a pas sa place en Périgord : le vent n’y est pas assez fort ; l’habitat y est disséminé ; ses paysages contribuent à la principale ressource du département, le tourisme ; dans le 3e département le plus boisé de France, les éoliennes contraignent l’intervention des Avions Bombardiers d’Eau dans la lutte contre les incendies de forêt malheureusement fréquents ; le Périgord est aussi traversé par un couloir migrateur majeur et est propice à de nombreuses espèces protégées.
Cordialement,
Thierry Bonne
ASSO3D

 » Très chères éoliennes ! « 

Article tiré du FIGARO du 28-08-2017…

 

Denis de Kergorlay : «Très chères éoliennes ! »

Mis à jour le 28/08/2017 à 07h12 | Publié le 27/08/2017 à 17h52

 

TRIBUNE – Pour le président exécutif d’Europa Nostra*, les éoliennes non seulement détruisent le patrimoine, mais sont inutiles d’un point de vue climatique et très coûteuses pour les investisseurs comme pour les consommateurs.

La polémique autour de la multiplication des éoliennes sur le territoire français ressemble à une version contemporaine de la querelle entre «anciens» et «modernes».

Se réclament des «modernes» toutes celles et tous ceux qui, s’étant engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, souhaitent une transition énergétique qu’assureraient des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…).

Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), pêle-mêle, les climatosceptiques, les défenseurs du nucléaire, ainsi que les défenseurs des paysages et des monuments historiques. Et si, pour une fois, on parlait faits et chiffres, sans fantasmes ni parti pris idéologiques?

L’atteinte aux paysages ou aux monuments est indéniable et croît de manière exponentielle.

Quelques exemples: à Coutances (Manche), une éolienne a été implantée à 3 kilomètres de la cathédrale, merveille du gothique ; à Avignonet (Haute-Garonne), douze engins, dont certains à 750 mètres seulement, se profilent derrière le clocher octogonal du XIVe siècle ; les vieilles pierres de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), dont l’abbaye royale est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, souffrent du voisinage de cinq engins…

Avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet.

Et ce n’est qu’un début. Dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, riche en points de vue remarquables, il a été décidé d’implanter jusqu’à trois cents engins, et les derniers projets tendent à dépasser ce chiffre. À quoi bon créer des parcs naturels, si c’est pour les rendre industriels?

Le préfet des Ardennes vient d’autoriser 63 éoliennes de 200 mètres de haut (chacune représentant deux tiers de la tour Eiffel!) à une trentaine de kilomètres de Reims.

Si l’on continue à ce train, avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet, puisque ni les enjeux ni les alternatives possibles n’auront jamais été clairement exposés et débattus.

À entendre les «modernes», ces considérations relatives au riche patrimoine culturel de notre pays sont de peu de poids au regard de la nécessité de réduire les émissions de CO2.

Bien évidemment, il faut les réduire, mais ne nous trompons pas de cible: en France, les éoliennes n’ont aucun rôle significatif à jouer dans ce combat, et c’est autrement qu’il faut agir.

En France, en effet, la part de notre électricité issue de sources fossiles est déjà très faible (sans doute de 3 % à 4 % l’an prochain) et ne peut tomber plus bas, compte tenu de la nécessité de compenser l’extrême irrégularité de la production éolienne.

Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance.

L’implantation de nouvelles éoliennes, loin d’abaisser encore cette proportion, ne pourrait que la relever. Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance (les 76 % restants correspondant aux arrêts et aux ralentis).

Pour assurer aux consommateurs une alimentation relativement régulière, les éoliennes doivent nécessairement être couplées avec des turbines à gaz, qui émettent du CO2… Le diable, décidément, se niche partout!

Le vrai motif du développement éolien est en réalité de compenser la baisse de la production nucléaire d’électricité, dès lors que l’objectif politique constant, de Hollande à Macron, est de faire passer celle-ci de 75 % de la production totale à 50 % d’ici à 2025, objectif clairement indiqué dans la loi de transition énergétique votée en 2015.

Mais ce qui reste méconnu de l’opinion publique, c’est le coût réel d’un tel choix. L’investissement nucléaire, réalisé dans les années 1970, est largement amorti. Comme le montre notamment l’exemple des États-Unis, la vie de ces centrales peut être prolongée d’une vingtaine d’années, voire davantage, par des travaux dits «de grand carénage», nécessaires pour renforcer encore la sécurité.

Si l’on renonce à cette prolongation pour un tiers des outils existants, en leur substituant, comme l’indique la loi sur la transition énergétique de 2015, des installations éoliennes et accessoirement photovoltaïques, cela coûtera, en termes d’investissement, un surplus de 93 milliards d’euros (estimation par un groupe d’experts indépendants sur la base de celle de la Cour des comptes).

Encore ce chiffrage laisse-t-il de côté un élément fort important: dans le cas des centrales actuelles, le réseau de transport du courant est en place, tandis que pour desservir les 17.000 grandes éoliennes supplémentaires qui résulteraient de l’application de la loi sur la transition énergétique, il serait nécessaire de déployer de nouvelles lignes à haute tension dans tout le pays, avec le cumul d’inconvénients que l’on connaît, paysagers, sanitaires, financiers.

Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2.

À qui appartiendrait-il de supporter cet énorme surcoût?

Comme d’habitude, à chaque consommateur final d’électricité, c’est-à-dire chacun d’entre nous, par le biais, d’une part, de la CSPE qui figure au bas de nos factures d’électricité et augmente sans cesse, d’autre part, de prélèvements nouveaux, déjà décidés, sur tous les combustibles et carburants.

Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du nombre des éoliennes durant son quinquennat. En pratique, cet objectif est déjà atteint, du fait des implantations décidées avant son élection, qui seront mises en service d’ici à 2022.

Il s’agit donc de «coups partis», dont les consommateurs ne pourront malheureusement pas éviter de faire les frais. Le véritable enjeu, ce sont les engins supplémentaires que l’on voudrait décider à partir de maintenant, d’une grande hauteur, et en très grand nombre, pour une mise en service après 2022.

C’est ce gigantesque gaspillage aujourd’hui programmé qu’il faut absolument éviter.

Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2, tels que l’isolation des bâtiments, la promotion de la voiture électrique ou hybride, la promotion, à l’exemple de pays d’Asie, des scooters électriques et la recherche-développement dans d’autres secteurs d’énergies renouvelables comme la filière bois, la biomasse industrielle, la récupération de la chaleur des eaux usées…

La taxe carbone, aujourd’hui à l’étude, aurait l’avantage de frapper le CO2 là où il est effectivement dégagé, notamment dans les transports et le chauffage des bâtiments, plutôt que de continuer à le chercher dans la production d’électricité, alors qu’il n’y est plus que de manière résiduelle.

Les prochains mois seront sans doute décisifs.

Allons-nous amplifier le gâchis éolien actuel, par habitude, par idéologie et/ou par prévarication, ou bien serons-nous capables de mener un combat courageux, efficace et technologiquement d’avant-garde contre la dégradation du climat?

Désormais il faut choisir, la France n’ayant pas les moyens de faire les deux à la fois.

La fédération européenne des associations de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel.

NON AUX EOLIENNES INDUSTRIELLES EN PERIGORD !

Le collectif Forces Périgord a fait un communiqué de presse ce 21 août 2017.
Voici le texte contenant les organisations qui ont bien voulu nous soutenir.

 

Non aux éoliennes industrielles en Périgord :

Retrait du permis dans la Double !

     Mardi 11 juillet 2017, grâce au Tour de France, le Périgord montrait au monde entier les
richesses de ses paysages, de ses villes et de ses villages. Au même moment, la préfecture
de la Dordogne approuvait le permis de construire de cinq éoliennes de 183 mètres de haut
à Puymangou et Parcoul dans la mythique forêt de la Double, chantée par l’écrivain
périgourdin Eugène Le Roy.

     Ce permis de construire a été accordé contre l’avis des Périgourdins :
contre l’avis des habitants et des élus du bassin de vie qui se sont exprimés à une
écrasante majorité lors des enquêtes publiques sur les risques environnementaux,
économiques, sanitaires et sociaux que font courir de tels projets ;
contre l’avis des élus du Conseil départemental, qui dans un vote à l’unanimité ont
estimé que ces machines hors d’échelle ne sont pas adaptées au Périgord ;
– et alors qu’une manifestation contre les éoliennes industrielles avait réuni 500
            personnes à Nontron le 25 mars dernier.

     Si des éoliennes sont érigées dans la forêt de la Double, qui demain pourra s’opposer à ce
qu’il y en ait d’autres dans tout le département ? Les promoteurs y ont déjà envisagé de
nombreux projets.

     Or ces projets gigantesques sont en contradiction totale avec notre économie du tourisme
qui serait mise en péril par leur aboutissement. Et il existe d’autres énergies renouvelables
adaptées au Périgord que nous défendons.

     La Préfecture de la Dordogne a tenu à annoncer que les éoliennes ne seront pas
construites si elle ne donne pas l’autorisation d’exploiter et la dérogation à l’interdiction de
détruire 12 espèces protégées ; elle se prononcera à l’automne.

     Les organisations départementales suivantes demandent le retrait immédiat du permis des
éoliennes dans la Double :
– le collectif FORCES PERIGORD, qui rassemble 7 associations et 2000 membres ;
– la SEPANSO Dordogne – Société d’Etude, de Protection et d’Aménagement de la
Nature dans le Sud-Ouest – reconnue d’utilité publique, affiliée à France Nature
Environnement – FNE ;
– les VMF Dordogne – Vieilles Maisons Françaises – association reconnue d’utilité
publique ;
– la SPPEF Dordogne – Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la
France – reconnue d’utilité publique ;
– le SDHPA Dordogne – Syndicat Départemental de l’Hôtellerie de Plein Air – qui
représente un des secteurs économiques les plus porteurs du département avec 200
entreprises, 18 000 emplacements et environ 800 salariés ;
– l’association Sites en Périgord, qui rassemble les sites touristiques les plus visités du
Périgord, soit 1,5 million de visiteurs en 2016 ;
– ACOM 24 – Association des Chasseurs d’Oiseaux Migrateurs de la Dordogne – qui
rappelle que la Dordogne est traversée par un couloir migrateur majeur.

     Ces défenseurs du Périgord et de ses habitants attendent une décision finale de refus.

     Ils mettent en garde contre les conséquences d’autorisations de projets qui sont
complètement rejetés par les populations et une grande majorité d’élus et d’acteurs
économiques.

 

Communiqué signé le 21 août 2017 par : FORCES PERIGORD (Citoyenneté Environnement Périgord – CEP,
Défense du val de Dronne et de la Double – Asso3D, Vents Contraires 24 – VC24, Vivre Informer Agir en
Périgord-Limousin -VIAPL, Haute Vallée de la Nizonne – HVN, Protégeons le Haut Périgord Noir – PHPN, Vents
Contraires à Saint-Geyrac) – SEPANSO Dordogne – VMF Dordogne – SPPEF Dordogne – SDHPA Dordogne – Sites
en Périgord – ACOM 24
Contact : 06 28 22 54 52

1000 mètres entre les éoliennes et les habitations

1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations

Proposition de loi de M. Marc Le Fur visant à exiger une distance minimale de 1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations, les immeubles habités et les zones destinées à l’habitation.

Bonjour à toutes et à tous,

Cette proposition de loi, déjà déposée en mai 2017, vient d’être déposée à nouveau le 8 août 2017 et renvoyée à la la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire :

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir cet article :

http://fr.friends-against-wind.org/justice/1000-metres-entre-eoliennes-et-habitations

 

 

Bien cordialement, Dominic Mette

Ensemble contre les éoliennes
www.friends-against-wind.org

 

 

 

Des Bâtons dans les Pales

Une bonne nouvelle à partager : ASSO3D du Collectif FORCES PERIGORD remporte une première grande victoire dans son combat contre les projets éoliens dans la Forêt de la Double. Un exemple à suivre…

Voici un très bon article du journal SUD-OUEST qui décrit parfaitement la très forte opposition des administrés, mais aussi de plus en plus d’élus (voir la motion votée à l’unanimité des membres de l’assemblée du Conseil Départemental) et de Conseils municipaux des communes riveraines des projets.

Motion votée au Conseil Départemental de la Dordogne

Le conseil départemental de la Dordogne prend une position publique très critique sur le développement de l’éolien industriel en Dordogne par le vote d’une motion qui montre que les élus ne sont pas favorables à ce type d’énergie renouvelable en Dordogne.

Ils rappellent l’indispensable adhésion des habitants et l’assentiment des élus des bassins de vie concernés, ils déplorent les divisions engendrées par ces projets et craignent les nuisances attendues : atteinte à la faune, bruit important pour le voisinage immédiat, atteinte aux paysages et à l’environnement naturel et architectural.

Voir Sud Ouest du 14 janvier : Les élus disent leurs réserves sur des machines dont les pales pourraient atteindre 180 mètres de haut en raison de la faiblesse des vents. »

Le dossier d’Autorisation Unique a été déposé en Préfecture de la DORDOGNE par le promoteur ABO WIND pour le projet de 4 éoliennes du projet SAINT SAUD LACOUSSIERE / SAINT-JORY DE CHALAIS d’au moins 200 mètres en bout de pale car selon certains techniciens d’ENCIS ENVIRONNEMENT les mesures de vent ont montré qu’il n’y avait pas assez de vent. Il s’agit d’un dossier de plus de 1000 pages. Nous pouvons d’ores et déjà nous le procurer auprès des services de la Préfecture.

Voici la motion votée à l’unanimité des élus de la Majorité du Conseil Départemental de la DORDOGNE ainsi qu’un tableau représentant les différentes étapes d’études du dossier Autorisation Unique.

Manifestation à Confolens

​L’association VIAPL était présente à cette première manifestation organisée par nos amis de la CHARENTE. 37 associations ont participé.

Des élus ont été interpellés : le député, le président de l’intercommunalité​ de la circonscription, le Maire de Confolens.

A très bientôt pour d’autres manifestations : pourquoi pas à la Préfecture de PERIGUEUX ?

France 3 Poitou-Charentes : Confolens vent debout contre les éoliennes

Charente Libre : Manifestation contre les éoliennes à Confolens

Sud-Ouest : entre 350 et 400 manifestants anti-éoliens ont battu le pavé

La Nouvelle République : Confolens fédère les opposants aux éoliennes

Appel à Manifester Samedi 10 Décembre

De très nombreux adhérents à VIAPL souhaitaient ​manifester pour montrer leur mécontentement devant la préfecture de Dordogne. L’occasion nous est donnée de manifester avec toutes les autres associations indiquées ci-dessous.

Merci de venir très nombreux pour montrer aux élus, aux politiques, que de plus en plus d’administrés s’opposent aux projets éoliens mais aussi à leurs pratiques anti-démocratiques, à leurs faiblesses face au lobbying des promoteurs.

Départ Confolens à 9 h 30: Parking École Pierre et Marie Curie, puis Sous-Préfecture, Communauté de Communes jusqu’à la Mairie​.

L’objectif de cette manifestation est de :

– DENONCER la destruction de nos paysages ruraux, les atteintes à la santé (infrasons, basses fréquences), à la faune, la dépréciation immobilière et le bas-bruit de ces projets.

– PORTER les exigences citoyennes : MORATOIRE EOLIEN, GEL DE TOUT PROJET, DE TOUTE CONSTRUCTION.

REFERENDUM LOCAL PREALABLE A TOUTE DELIBERATION MUNICIPALE EOLIENNE

« En démocratie, les élus se doivent d’entendre leurs administrés. » Slogan porté par un panneau posé devant la Mairie de SAINT AULAYE par l’association ASSO3D.

La richesse de notre région, ce sont les paysages et cadre de vie propre à attirer de nouveaux habitants, des touristes, et non des zones éoliennes improductives.

Jean-Louis Butré a été interviewé aujourd’hui par la radio RFC concernant la manifestation de samedi prochain à Confolens. Écouter l’émission.

​Voici la liste des associations qui appellent à la manifestation :

  • Charente Limousine Environnement(Nieuil)
  • BriseVent (Saulgond)
  • Bon Vent! (Brillac)
  • ECC (Alloue, Ambernac, Pleuville)
  • Sonnette d’Alarme (Cellefrouin/St-Angeau/Coulgens)
  • RAPASSE (St-Laurent-de-Céris/St-Claud)
  • Naturgon(Turgon)
  • Saint Christophe Nature (Lesterps/Saulgond)
  • FETEM (Fédération Tempête en Marche)
  • ADPEB (Sud-Vienne/Blanzay)
  • Pressac Environnement (Pressac)
  • FEDERATION ENVIRONNEMENT DURABLE (France)
  • Chasseneuil StopEolien
  • Vigilance Souffrignac
  • ASPPHEL(Le Dorat)
  • PatrimoineS et PaysageS (Brux)
  • Bien-être (à Château-Garnier)
  • ADEPV (Champagné-St-Hilaire)
  • Vent Funeste (Genouillé)
  • ALPE(Roumazières)
  • AIRE (Chirac)
  • APPEL (Lathus)
  • ASPER (La Souterraine/Arnac-La Poste)
  • VIAPL (Périgord-Limousin)
  • ADESLJ (St Laurent de Jourdes 86)
  • ASEPP (Le Vigeant)
  • Asso3D (Val de Dronne et de la Double)
  • Eole et Moi (Charras), Assoc. de défense Saint-Fraigne et alentours

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable

Paris le 11 novembre 2016

Le douzième Schéma Régional Climat Air Énergie a été annulé par la justice après des recours juridiques déposés avec la participation de la Fédération Environnement Durable.

Par arrêt du 3 novembre 2016 la cour administrative d’appel de Lyon a annulé le schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE) et son volet le Schéma Régional Éolien(SRE) de la région Bourgogne.

Cette annulation fait suite à onze autres en Nord-Pas de calais, Aquitaine, Ile de France, Basse-Normandie, Rhône Alpes, Bretagne, Limousin, Paca, Lorraine, Pays de Loire, l’Auvergne le 6 mai 2016 et Midi-Pyrénées partiellement. L’État à chaque fois a été condamné.

Ces sanctions sont toutes prononcées pour défaut d’évaluation environnementale réalisée préalablement à son approbation. Ce défaut d’évaluation environnementale explique que la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l’éolien, en dépit du refus de communes et de la fragilité des territoires ruraux, de leur économie touristique.

Ces annulations par la justice de notre pays, révèlent au grand jour la politique de déréglementation désastreuse en faveur de l’industrie éolienne depuis les années 2000 des gouvernements successifs; ceux-ci, sur instigation de parlementaires ayant fait allégeance depuis 15 ans aux lobbyistes éoliens, tels le Sénateur Vincent Placé, le député Denis Baupin et l’ancien député François Brottes actuellement président du Réseau de transport de l’électricité, se sont exonérés des intérêts environnementaux légalement protégés : le cadre de vie et la santé des riverains, la sécurité, les paysages, les monuments historiques, la faune et la flore et plus généralement de l’écologie.

Au mépris complet du principe de concertation pourtant proclamé par Mme la Ministre de l’écologie Ségolène Royal, et en bafouant l’environnement qu’ils prétendent défendre comme leur cause sacrée, ils agissent ainsi, à l’insu des administrés, en faveur de l’industrie éolienne subventionnée depuis 15 ans avec de d’argent public, ce qui engendre un coût exorbitant pour les consommateurs et les contribuables et plus récemment qui met en péril l’équilibre énergétique de notre pays et la sécurité du territoire, EDF étant au bord d’un désastre technique et financier.

Compte Rendu de la Permanence Publique avec ABO Wind

Avant d’avoir des précisions sur le projet ABO WIND par les municipalités de SAINT-SAUD LACOUSSIERE et SAINT JORY DE CHALAIS réunies par le promoteur le jeudi 22 septembre 2016 à ST JORY DE CHALAIS, il est intéressant de connaître les réponses aux questions des participants à cette permanence réunies sous forme de compte rendu.

La participation des administrés à SAINT SAUD LACOUSSIERE était importante tout au long de la plage horaire ouverte. La municipalité avait posé des affiches pour annoncer la date et le lieu de la permanence sur tous les panneaux d’informations répartis dans la commune.

Des conseillers municipaux et Monsieur le Maire étaient présents. Ils ont pu répondre aux questions parfois très virulentes. Le job d’information a été fait à SAINT-SAUD LACOUSSIERE.

Ce ne sera pas le cas à SAINT-JORY DE CHALAIS le lendemain. Pour s’informer à SAINT-JORY DE CHALAIS, il fallait se rapprocher du panneau vitré situé à l’extérieur de la Mairie pour lire sur l’affiche la date et le lieu de la permanence. Cette affiche, d’un format A4 était à peine visible. C’est la seule information mise à disposition des administrés. Tous les panneaux d’informations municipales répartis dans la commune étaient vides. Il n’y a pas eu d’article de presse dans les journaux régionaux ou locaux. Le promoteur ABO WIND n’a pas affiché non plus sur ses panneaux privés répartis autour de la zone contrainte du projet. Il fallait donc un miracle pour pouvoir assister à cette réunion ou bien être adhérent à VIAPL qui avait communiqué.

Donc, à part les adhérents de l’association, aucun autre administré de SAINT-JORY DE CHALAIS n’était présent. Les conseillers municipaux brillaient par leur absence. Seul un journaliste de SUD-OUEST invité par le promoteur, avait pour mission de comptabiliser le nombre de participants et sans la présence des membres de l’association nous aurions eu droit à : LE PROJET EOLIEN DE SAINT JORY DE CHALAIS N’ INTERESSE PERSONNE!

Bravo à ABO WIND et à la municipalité de SAINT JORY DE CHALAIS pour leur respect de l’information et surtout pour leur respect des administrés de cette commune.

Avis de Mise à Disposition du Public : la Double

Je vous ai sollicité pour participer à une enquête publique concernant un projet de défrichement pour y implanter des éoliennes dans la forêt de LA DOUBLE sur les communes de PARCOUL et SAINT-AULAYE-PUYMANGOU.

Je remercie nos adhérents qui ont adressé en nombre leurs contributions à la mairie de SAINT AULAYE. Je vous prie de lire ci-dessous le commentaire de l’association ASSO3D (que vous retrouverez sur son site internet).

Plus de 2500 signatures ! Signez notre pétition « Nous refusons les éoliennes dans la forêt de la Double! ».

Bientôt l’enquête publique pour le projet de centrale (5 éoliennes de 182 mètres de haut) dans la forêt de la Double sur les communes de Saint-Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud. Du 24 mai au 8 juin a eu lieu une enquête sur le défrichement de 4,6 hectares de forêt à Puymangou et Parcoul (procédure dite de « mise à disposition du public »). « Le défrichement est défini comme étant la destruction volontaire de l’état boisé d’un terrain et la suppression de sa destination forestière » (article L.311-1 du code forestier).

Plus de 650 personnes sont intervenues contre ce défrichement, dont une grande proportion dans les deux communes sur lesquelles sont implantées les éoliennes ainsi que sur la commune limitrophe (à 1 km du projet) de La Roche-Chalais.

La Préfecture de la Dordogne nous informe ( SUD-OUEST du 17 juin 2016 ) qu’elle refait faire l’enquête publique pour le défrichement pendant la période du 27 juin 2016 au 13 juillet 2016 inclus en raison  » SUD-OUEST du 20 juin 2016 : de l’absence d’un document de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement -DREAL- Ce document est parvenu dans les mairies concernées pour être joint au dossier le 25 mai alors que la consultation était ouverte depuis la veille ».

Ce document était donc à disposition du public pendant toute la durée de l’enquête à part quelques heures. Mais comment faire pour contrarier la très forte opposition à ce projet : 650 personnes ont dit non? La mairie de ST AULAYE a trouvé une parade : un vice de forme peut-être? pour reprendre la main? L’ association ASSO3D saura trouver les moyens, nous n’en doutons pas, pour faire triompher la démocratie.

Annulation de Projet Éolien, Beaussac

Ce projet éolien avait été connu des habitants de BEAUSSAC (commune proche de NONTRON) à l’automne 2015.

Les arguments d’ABO WIND :

Hier, en séance du conseil municipal, Mme Meynier, représentante d’ABO Wind, a déclaré qu’au vu de trois mois d’inventaire ornithologique, sa société renonçait à implanter des éoliennes dans la forêt de Beaussac.

Marion Meynier a fait la publicité des énergies vertes et des contraintes et difficultés existantes pour l’implantation d’éoliennes. Elle a principalement parlé de l’étude environnementale de la forêt de Beaussac qui a débuté en Mars. Elle a reconnu la richesse du territoire, faune aviaire et chiroptères, donné quelques chiffres. Puis elle a fait un discours sur les plans de compensation, et mise de zones en gestion par la LPO.

Les arguments de l’association HAUTE VALLEE DE NIZONNE :

« ABO WIND a reculé devant une opposition précoce et déterminée, et pas devant des chiroptères dont la présence était patente.  »

L’association revendique plus de 350 adhérents fédérés en quelques mois. Le conseil municipal de Beaussac n’avait pas délibéré rapidement pour donner son aval à la poursuite des études par ABO WIND dès la connaissance du projet. Ce conseil municipal a pris son temps pour bien analyser les avantages et inconvénients de l’éolien industriel implanté dans une très grande forêt.

Ces conseillers municipaux sont allés visiter un parc éolien en CHARENTE LIMOUSINE sans être accompagnés par un représentant d’ABO WIND. il s’agit du même parc que Monsieur le Président du PNR et Maire de SAINT-JORY-DE-CHALAIS a visité avec quelques uns de ses conseillers municipaux. Le compte rendu de cette visite élaboré par une conseillère municipale de BEAUSSAC est complètement différent de l’analyse faite par le Président du PNR de sa propre visite.

Forts des informations récoltées et des nuisances particulièrement avérées sur le site éolien, le conseil municipal de BEAUSSAC, lors des 2 séances du 8 mars et du 6 avril 2016 a voté majoritairement contre le projet.

Vous trouverez confirmation de ces informations sur le site internet de l’association Haute Vallée de Nizonne.

CHAQUE FOIS QU’UN CONSEIL MUNICIPAL VOTE CONTRE, LE PROMOTEUR EOLIEN ANNULE SON PROJET sur la commune…