Vivre, Informer et Agir

Pour le Périgord-Limousin

Adhérer

Qui Sommes Nous ?

VIAPL - Vivre Informer et Agir pour le Périgord Limousin - association loi 1901 créée fin mars 2015 a pour objet de participer de manière active et constructive au respect des environnements naturels, en dénonçant les risques et atteintes effectives générés à l'encontre des populations et des paysages par tout projet d'aménagement, public ou privé, et en élaborant, le cas échéant, des propositions alternatives visant à satisfaire les besoins exprimés ou acceptés par les habitants sur l'ensemble du territoire couvert par les compétences du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin

grues-perigord
Vivre…

VIAPL c’est Vivre. Notre association veut protéger la beauté des paysages du Périgord-Limousin, et inciter au respect de sa flore et de sa faune.

En savoir plus
informer
Informer…

VIAPL c’est aussi Informer. Nous voulons tenir les habitants du Périgord-Limousin informés de tout projet d’aménagement proposé sur notre territoire,

En savoir plus
agir
Agir…

VIAPL c’est aussi Agir. Ensemble, nous agissons pour protéger notre campagne, nous dénonçons les projets d’aménagement mettant en péril

En savoir plus

Nous Suivre sur notre Blog…

Éolien : réponse de la FED à Sébastien Lecornu.

 

Communiqué de presse

      Imprimer     

Paris le 20 février 2018

Communiqué  de presse de la Fédération Environnement Durable

Éolien. Réponse à Mr  Sébatien Lecornu Secrétaire d’État

Reçue le 8 février 2018 par M. Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État à la transition énergétique écologique et solidaire, en présence de M. Martin Guespereau, son directeur de cabinet, la Fédération de l’Environnement Durable (FED) prend  acte de la volonté du ministre d’ouvrir une concertation avec  les associations présentes alors qu’elles avaient été exclues depuis des mois  des  réflexions en cours sur l’éolien.

La FED  rappelle que sa  contestation résolue à l’égard de l’éolien industriel ne relève pas seulement de considérations visant, le patrimoine et les paysages mais prend en compte les atteintes que porte cette source d’énergie à l’intérêt général de notre pays pour des  points de vue économiques, financiers et sociaux.

La FED    confirme notamment son opposition  catégorique à toute mesure dérogatoire au droit commun et plus particulièrement  à la suppression de l’échelon des tribunaux administratifs pour le contentieux éolien.  La FED considère que  cette volonté de supprimer l’accès direct au juge de première instance, « juge naturel » , de proximité et peu  couteux pour le justiciable, sous l’habillage d’un souci de rapidité favorisant la mise en place des projets alors qu’il s’agit, de fait, de museler des victimes, constitue une violation du principe fondamental que constitue le droit à un procès effectif.

Elle affirme qu’avant toute nouvelle mesure encourageant le développement de l’éolien, un audit complet, indépendant et impartial  de  toutes  les filières de l’argent éolien  industriel doit être conduit ainsi que ses impacts  sur les finances publiques, sur la production électrique, sur les biens des riverains et sur le tourisme

Elle  demande   pour des questions de santé humaine et de morale que des règles strictes conservatoires  sur la hauteur des éoliennes et les nuisances acoustiques qu’elles entrainent soient fixées par les pouvoirs publics. Le principe d’une distance de dix fois la hauteur des éoliennes devrait être  adopté.

Elle rappelle que, d’un avis partagé, la transition énergétique passe par d’autres voies que l’énergie éolienne. Les moyens financiers prélevés sur les consommateurs qui cannibalisent toutes les autres filières d’énergies renouvelables devraient être consacrés à de véritables investissements d’avenir.

La  FED indique qu’elle n’est pas opposée au principe de poursuivre un dialogue ouvert,  démocratique et constructif avec les pouvoirs publics pour  permette de faire apparaitre des solutions positives au débat sur l’avenir énergétique de la France.

Contact :

Jean-Louis Butré
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 0 8

Quand les pêcheurs s’y mettent aussi…contre les centrales éoliennes en mer…

Ces derniers jours, les pêcheurs avertissent très clairement le gouvernement et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot qu’ils n’accepteront pas la construction de centrales éoliennes en mer qui auraient des conséquences désastreuses sur leur activité.

Déjà il y a quelques mois, le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale avait clairement donné un avis négatif au projet de construction d’une centrale éolienne portée par ENGIE au large du Tréport. Par un tour de passe-passe juridique, cet avis, auparavant impératif, devait désormais être transmis à l’Agence française de la biodiversité (AFB) qui a le dernier mot et est composée majoritairement de représentants du ministère de l’Écologie. La décision définitive de l’AFB est attendue pour le 20 février.

La décision négative de l’AFB qui devrait logiquement et démocratiquement suivre l’avis du parc naturel marin sonnerait la fin définitive de ce projet de centrale éolienne. Un avis positif, qui irait à l’encontre de la décision du parc naturel marin, validerait le projet de centrale éolienne et déclencherait la colère des marins-pêcheurs du nord de la France prêts à se mobiliser très fortement. Ces derniers ont prévenu : Si la centrale éolienne est maintenue nous créerons des Zones Halieutiques à Défendre (ZHAD) et nous ne lâcherons rien !

René*, pêcheur dans cette zone, précise : « Nous sommes représentés dans nos instances par des syndicalistes qui ont troqué leurs filets pour des costards-cravates. Ils ne nous représentent pas. Ils s’acoquinent avec les représentants des promoteurs avec qui ils vont déjeuner dans des bons restaurants pendant que nous sommes en mer ! Ils ne nous représentent en rien… Et nous les pêcheurs qui bossons dur, on n’en veut pas de ces éoliennes. S’ils veulent nous les imposer, ils auront affaire à nous. »

La colère des pêcheurs est forte, surtout depuis que des rumeurs font état d’un avis positif de l’Agence française de la biodiversité au sujet de la centrale éolienne de Dieppe-Le Tréport. Déversement de milliers de tonnes d’aluminium dans la mer, destruction des zones de reproduction, suppression de zones de pêche, pertes considérable d’emplois liés à la mer et à la pêche, les conséquences des centrales éoliennes sont épouvantables et les marins-pêcheurs ne décolèrent pas contre Nicolas Hulot.

« Comment ce type qui est passé à la télé pour appeler à sauver le littoral et la mer peut-il accepter un projet d’éoliennes qui va saloper la mer avec la dioxine des huiles de rotors, l’aluminium des anodes sacrificielles et détruire notre gagne-pain ? C’est un traître… », précise Martin*, pêcheur en Vendée.

Car la mobilisation s’intensifie dans toute la France et les pêcheurs de Noirmoutier, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et la sardinerie Gendreau viennent d’envoyer une pétition à Nicolas Hulot pour lui demander de stopper le projet de centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier. Jusque-là les pêcheurs de cette zone étaient représentés par des syndicalistes favorables aux éoliennes dont la fonction était de canaliser la colère des marins-pêcheurs en leur promettant d’hypothétiques compensations financières.

Mais la colère des marins fait tache d’huile dans la France entière. Ils ont compris que le gouvernement voulait leur faire prendre des vessies pour des lanternes et ils sont désormais particulièrement remontés, surtout depuis qu’ils ont appris les conséquences désastreuses du fonctionnement des éoliennes en mer sur leur activité et sur les produits de la mer.

« On nous dit qu’on pourra pêcher entre les mâts d’éoliennes, mais c’est n’importe quoi ! Dans aucun parc éolien au monde il n’est possible de pêcher entre les mâts. Ils font faire des tests avec du matériel inadapté pour dire que la zone de 86 km2 des éoliennes entre Yeu et Noirmoutier n’est pas productive. Ils nous prennent vraiment pour des c… », nous dit Martin*.

La colère est palpable chez les marins-pêcheurs, et le gouvernement, s’il joue à l’apprenti sorcier, pourrait se retrouver avec de nombreux foyers de résistance dans la France entière. Déjà les marins du Nord et de l’Ouest se mobilisent et prennent des contacts.Il se dit que les marins de Bretagne pourraient rejoindre la fronde. Non, ces parcs éoliens côtiers ne sont vraiment pas une bonne idée et Nicolas Hulot devrait fortement réfléchir avant d’avancer plus loin et se rappeler l’adage : « Qui sème le vent récolte la tempête ! »

* Les prénoms ont été modifiés