A BON ENTENDEUR SALUT !

Un mail de Thierry BONNE (Asso 3D) à propos de prises illégales d’intérêt dans le projet éolien des Grands Clos…

Qui dit mieux ?… Quelles seront les prochaines mises en examen en Dordogne ?…

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Bonjour,
Sud Ouest (édition de Périgueux) du 4 octobre 2019 fait part de la mise en examen d’un maire et d’un ancien maire pour prises illégales d’intérêt dans le projet éolien des Grands Clos sur les communes de Saint-Aulaye-Puymangou et Parcoul-Chenaud (24410, Dordogne).
Asso3D avait signalé dès 2014 au procureur de la République de Périgueux, selon la procédure prévue par la loi, des éléments factuels dont l’existence définit la prise illégale d’intérêt. En 2016, des faits nouveaux avaient été signalés au procureur. En l’absence totale de réponse, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée en 2018. Dans le même temps, le procureur général de Bordeaux a ouvert une information judiciaire.
Asso3D a pour principe de faire part d’informations exactes et référencées. 
Asso3D s’oppose à un projet en proscrivant les attaques personnelles.
Cordialement,Thierry Bonne06 28 22 54 52
Asso3D – Défense du val de Dronne et de la Double
defense.dronne.double@gmail.com
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Sud Ouest (édition de Périgueux) du 4 octobre 2019, à la une :

Sud Ouest (édition de Périgueux) du 4 octobre 2019, page 15 :

LA GRANDE ARNAQUE DES BRASSEURS DE VENT !…

Rien de nouveau à l’horizon, certes, mais ce témoignage nous rappelle une fois de plus la grande escroquerie qu’est l’éolien industriel…Merci à l’adhérente de VIAPL qui nous l’a envoyé via la boîte mail.

Bonne lecture.

ÉOLIENNES. LA GRANDE ARNAQUE DES BRASSEURS DE VENT.

 Témoignage :
    

Témoignage d’une agricultrice bio.

(Le démantèlement d’un éolienne de 2 MW sans compter le béton en armé indestructible, est à la charge du propriétaire du terrain, commune ou particulier)

J’ai 35 ans, je suis agricultrice bio en Auvergne. Il y a deux ans, j’ai été contactée par une entreprise privée qui avait pour projet d’installer un parc d’éoliennes dans ma commune.

    
>   Je les ai reçus avec joie ! J’avais hâte de participer à un projet écologiste et d’apporter mon grain de sel à la fin du nucléaire.

 – Première surprise : je m’attendais à rencontrer un représentant de l’État, ou de la préfecture pour ce genre de projet (l’énergie est, il me semble, le bien de tous et nous sommes tous concernés).

– En fait, il n’en était rien : c’était bien une entreprise privée financée par des fonds de pensions étrangers qui était chargée du projet.


>   Un peu bizarre, mais, après m’être renseignée, je me suis aperçue que tous les projets étaient tenus par des sociétés privées qui prospectent un peu partout en France pour chercher des terrains où placer des éoliennes.


>   Je pensais donc que cette société voulait m’acheter un bout de terrain, un peu comme un promoteur immobilier « du vert ».
>  
>      – Deuxième surprise : la société envisageait effectivement d’implanter une éolienne chez moi, mais elle ne voulait « surtout pas » me déposséder de mes terres. Elle voulait seulement louer le terrain.Et cela, pour une somme absolument mirobolante : 30.000 euros par an pour deux éoliennes implantées.

     Mes revenus actuels sont de 1.500 euros par mois, pensez-donc, … 30.000 euros net par an et pendant 20 ans.
>   Pendant 20 ans… 30.000 qui tombent tous les ans et je participe à l’écologie nationale. Un rêve.
>  

La société a insisté pour que je signe « rapidement », car d’autres agriculteurs pouvaient  être aussi intéressés. A 30.000 euros par an, je n’en doutais pas une seconde.

 Mais… je suis auvergnate, et par nature, méfiante, « ils veulent payer 75 fois le prix de la terre sans la posséder ? Ici  ?
>  
>     Là où nos terres ne valent pas grand-chose ? Il y a un loup quelque part. Alors j’ai cherché le loup. Et je l’ai trouvé en demandant un nouveau rendez-vous avec la société. Je leur ai demandé un contrat du bail…..Et j’ai lu toutes les petites  lignes.

 – Et voici la question que je leur ai posée : au bout de 20 ans, que se passe-t-il ?
>   Une réponse très floue : ….on ne sera plus là, car on revend nos implantations à des entreprises étrangères (chinoises notamment). Mais comme la loi nous demande de prévoir le démantèlement de l’éolienne. Nous vous provisionnons 50.000 euros pour vos deux éoliennes.

 
>   Parce, bien entendu, au bout de 20 ans, une éolienne, elle est en fin de course, foutue et il est stipulé de la démonter. Ah bon!

Alors j’ai fait venir plusieurs entreprises spécialisées dans le démantèlement des éoliennes.
>  

Résultat : devis pour une éolienne (hauteur 80 mètres), le coût minimum est de 450.000 euros par éolienne.  A charge du propriétaire du terrain. Et s’il ne peut pas payer ? Comme il s’agit d’une éolienne industrielle, l’État se retourne contre le propriétaire, puis contre la commune.
>   Je fais un rapide calcul : le projet d’ensemble de ma commune de 200 habitants comprend 7 éoliennes.   Soit 450 000 x 7 = 3.150.000 de dette pour la commune.
>  
>    C’est la faillite pour tous. Ensuite je me suis demandé pourquoi cette société voulait implanter des éoliennes dans un endroit où il y a si peu de vent.

– Réponses : en effet, il n’y a pas assez de vent, mais nous allons construire des éoliennes beaucoup plus hautes…80 mètres de haut.
>  
>    Fort bien. Pour des éoliennes qui ne tourneront que 25 % du temps, c’est pas très rentable…
>   Mais, comment se fait-il que des fonds de pension s’intéressent tant à l’éolien en France ?
>   – Tout simple ! En France, une  loi exige que l’énergie verte des éoliennes soit achetée en priorité deux fois le prix des autres énergies (l’hydraulique, qui est pourtant totalement vert, n’a pas ce privilège !). Donc, c’est intéressant pour les investisseurs étrangers, sans doute en pleine complicité avec notre gouvernement..
>  
>    Car, qui paye cette différence ? …C’EST NOUS !
>  
>    Regardez bien votre facture EDF, il y a une petite ligne qui indique que « nous  participons au développement de l’énergie verte « .
>   – En fait, nous finançons des actionnaires étrangers.

  Ah oui ! Je ne vous ai pas tout dit ! Cette énergie est essentiellement destinée à être exportée. Donc pas du tout destinée à faire fermer les centrales nucléaires. Ça, les actionnaires s’en fichent totalement. Moi pas.
>  
>    Le développement de l’éolien en France va coûter 75 milliards d’Euros financés par nous-même pour détruire nos paysages, notre tourisme, la valeur de nos biens immobiliers et nos parcelles cultivables.
>  
>    Avec cet argent, l’état pourrait redistribuer à chaque français une part pour isoler dignement son logement. Nous pourrions ainsi fermer 18 réacteurs nucléaires. Mais ça, ça ne rapporterait rien aux actionnaires.
>  

Faites circuler, et  réfléchissez

L’utopie des énergies renouvelables est en train de se briser sur le mur du réel…

Un article de fond un peu long mais intéressant…

Bonne lecture …

Décryptages » Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement aggrave le problème Environnement 31 août 2019 © GEORGES GOBET / AFP

Cette bulle qui éclate

Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement aggrave le problème

Entretien exclusif avec le militant écologiste américain Michael Shellenberger, cosignataire du manifeste pour l’éco-modernisme. Il nous explique pourquoi l’utopie des énergies renouvelables est en train de se briser sur le mur du réel Ajouter au classeurLecture Zen 20 28 73 Avec Michael Shellenberger

Atlantico : Vous parliez dans les médias américains ces derniers jours de l’éclatement de la bulle des énergies renouvelables. Pouvez-vous expliquer les raisons pour lesquelles vous soutenez que cette bulle est en train d’éclater ? Quels en sont les signes ?

Michael Shellenberger : Le principal événement sur les énergies renouvelables a lieu en Allemagne. En Allemagne, en termes de subventions aux énergies renouvelables, il se passe vraiment trois choses importantes. La première, c’est que ces subventions disparaissent purement et simplement. En fait, elles disparaissent depuis quelques années maintenant. Il n’y a tout simplement pas d’avenir pour l’éolien en particulier, mais aussi pour d’autres énergies renouvelables en général. La deuxième question, qui est peut-être plus importante, c’est l’opposition locale et écologiste à la fois aux parcs éoliens et aux lignes à haute tension. Un article du Deutsche Spiegel en parle longuement. Des écologistes qui défendent les oiseaux et des communautés locales se sont rapprochées parce qu’elles ne veulent pas des parcs éoliens et des lignes à haute tension, et utilisent la défense des animaux, en l’occurrence de certains oiseaux, pour intenter des poursuites judiciaires et bloquer les projets. Et puis le troisième élément est la récession dans laquelle l’Allemagne est sur le point d’entrer, comme probablement le reste du monde. L’Allemagne est différente de ce point de vue des Etats-Unis : quand les Etats-Unis sont en récession, nous dépensons de l’argent. C’est pourquoi la récession pourrait être bonne concernant les subventions aux énergies renouvelables aux États-Unis, surtout si un démocrate devient Président ; alors que la récession est mauvaise en Allemagne parce que la réponse des Allemands aux récessions est l’austérité fiscale. Il est encore moins probable que de nouvelles subventions soient accordées aux énergies renouvelables.

Dans le cas de l’Allemagne, pensez-vous que le gaz ou le charbon continueront à recevoir des subventions en cette période de récession ?

Je ne sais pas dans quelle mesure les Allemands pourraient subventionner le charbon ou le gaz plus qu’ils ne le font déjà. Dans une certaine mesure, ils vont peut-être devoir le faire parce qu’un des effets du solaire et de l’éolien est qu’elles font baisser les prix de gros, ce qui rend l’exploitation même des centrales à combustibles fossiles non rentables, donc il faut davantage les subventionner. C’est ce qui se passe en Californie aussi. Il se peut que les Allemands aient donc besoin de subventionner leurs centrales à combustibles fossiles simplement pour maintenir la fiabilité du réseau électrique. 
 
L’industrie éolienne vient de s’effondrer en Allemagne : 23 000 emplois ont été perdus ; 15 000 mégawatts d’énergie éolienne ont été vendus aux enchères et achetés, mais ne peuvent pas être acheminées parce que les parcs n’ont pas été construits en raison de l’opposition locale. Les Allemands ne peuvent pas construire les lignes à haute tension dont ils ont besoin du Nord plutôt venteux vers le Sud pour répondre à la forte demande énergétique industrielle. 
 
Toutes ces conséquences découlent des limites physiques sous-jacentes des énergies renouvelables peu fiables, en particulier l’énergie solaire et l’énergie éolienne, après que nous ayons déjà atteint d’autres limites pour d’autres renouvelables, à savoir l’hydroélectricité. L’Allemagne pourrait potentiellement augmenter la biomasse, mais la plupart des écologistes, y compris Greenpeace, sont maintenant contre la biomasse. À ce stade, nous avons essentiellement atteint les limites physiques des énergies renouvelables. 

Tous les grands médias allemands font aujourd’hui un reportage sur le sujet, mais la plupart d’entre eux continuent à prétendre que les énergies renouvelables peuvent fonctionner : c’est parce qu’ils ne veulent pas aller trop loin pour leurs lecteurs… Le meilleur journaliste en Allemagne est Daniel Wessel. Si vous lisez son dernier article, il décrit essentiellement la fin des énergies renouvelables. 

Comment les énergies renouvelables ont-elles été financées dans le monde ? D’une manière générale, qui a payé ou qui paiera les conséquences de cette bulle ?

Sur le plan financier, ce sont évidemment les développeurs d’énergies renouvelables qui en souffriront d’abord et le plus. Les banques finissent toujours par s’en sortir… Et bien sûr, les grands perdants sont les contribuables et les consommateurs. Tout ce que vous devez savoir sur l’énergie et l’environnement, vous pouvez l’apprendre de l’Allemagne et de la France. La France dépense un peu plus de la moitié de ce que dépense l’Allemagne pour son électricité, et l’électricité française produit l’équivalent d’un dixième des émissions de carbone de l’électricité allemande. L’Allemagne aura dépensé 580 milliards d’euros d’ici 2029 pour rendre l’électricité 50% plus chère sans réduire significativement ses émissions de carbone. Et les gens disent : dans quelle mesure est-ce dû aux énergies renouvelables et dans quelle mesure est-ce dû à l’abandon progressif du nucléaire ? La réponse est : les deux. Il est difficile de séparer les deux choses : on ne peut vraiment pas le faire. Il est difficile de dire pourquoi les coûts augmentent. Nous avons un problème semblable en Californie où, au cours de la dernière décennie, les prix de l’électricité ont augmenté sept fois plus que dans le reste des États-Unis, ce qui est un énorme chiffre. C’est clairement à la fois à cause de toutes les énergies renouvelables que nous avons utilisées et aussi parce que nous avons fermé nos centrales nucléaires. 

Comment expliquez-vous qu’il y ait eu un tel aveuglement politique sur la rentabilité des énergies renouvelables et sur leurs impacts environnementaux ?

Cela peut s’expliquer presque à 100% par le recours à l’erreur qu’est « l’appel de la nature » (ndlr. appeal to nature fallacy en anglais : l’appeal to nature est l’idée qui consiste à dire qu’une chose est bonne parce qu’elle est naturelle). Cette erreur est la même idée qui explique que lorsque vous allez au supermarché, si le produit est marqué comme naturel, vous pensez que c’est mieux pour l’environnement, vous pensez que c’est plus sain. Les énergies renouvelables ont été commercialisées comme étant bonnes pour l’environnement. C’est parce que certains pensent que les parcs solaires et éoliens industriels sont plus naturels que la séparation des atomes d’uranium qu’ils les défendent. C’est évidemment ridicule parce qu’il s’agit dans les deux cas d’énormes quantités d’exploitation minière et que les énergies renouvelables ont des impacts beaucoup plus importants sur l’environnement naturel. Les parcs solaires et éoliens nécessitent 450 à 750 fois plus de place que les parcs nucléaires. L’impact des parcs solaires et éoliens sur l’environnement naturel est trois ordres de grandeur supérieurs à celui du nucléaire, mais nous pensons qu’il est plus naturel parce que nous pensons que la lumière du soleil et le vent sont naturels alors que l’uranium provient du monde souterrain et du diable… Même si vous soulignez que les éoliennes et les parcs solaires utilisent des terres rares et des métaux lourds, l’erreur est si puissante qu’il est impossible de la briser. 
 
Il est également à noter que le désir d’harmonisation avec la nature est plus fort dans les sociétés sécularisées. Ce que nous constatons, c’est que les personnes les plus sensibles à l’erreur qu’est « l’appel de la nature » sont celles qui ne croient pas aux dieux et au Dieu judéo-chrétien en particulier. Ils sont à la recherche d’un substitut plus puissant, et ce substitut plus puissant est la nature. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre ? Il n’y a rien d’autre. Une fois qu’on pose que Dieu est mort, la nature est le seul nouveau dieu possible. 
 
Cela se heurte à des limites parce que ce qui s’est passé, c’est qu’il était facile de croire que les énergies renouvelables étaient une sorte de salut jusqu’à ce que nous commencions à les utiliser en grande quantité. Dès qu’on commence à les utiliser en grande quantité, les impacts environnementaux sont si importants, les impacts sur les oiseaux, les chauves-souris, les paysages et les communautés sont si massifs, tout en produisant si peu d’énergie comparativement aux combustibles nucléaires ou même fossiles, que nous sommes forcés de sortir de cette sorte d’hypnose, de transe hypnotique que les pays riches en particulier sont en train d’avoir depuis dix ou vingt ans. 

Qui peut être considéré comme responsable d’avoir hypnotisé les pays riches ? 

Je pense que c’est la partie la plus intéressante. Le mot « marketing » donne l’impression qu’il s’agit de quelque chose d’imposé à la technologie, alors que la technologie elle-même inspire la transe hypnotique du public. En d’autres termes, c’est le fait que la technologie des renouvelables utilise le vent et la lumière du soleil qui assure le marketing et le « branding ». Pour autant que je sache, je n’ai pas trouvé d’agence de publicité ou de campagne de relations publiques de grande envergure qui essayaient de convaincre de la légitimité des renouvelables. Elle s’est en quelque sorte vendue d’elle-même, surtout dans les pays où deux choses se produisaient. La première est la sécularisation dans les sociétés qui amène les gens à chercher une alternative à Dieu et à la trouver dans la nature. Deuxièmement, le changement climatique devient le plus grand problème environnemental et l’un des plus grands problèmes dans le monde depuis la fin de la guerre froide. La gauche en particulier a besoin d’apocalypse, et elle en a besoin en partie parce qu’elle est sécularisée, ou laïque, bref parce qu’elle ne croit pas en une religion traditionnelle. Les « laïques » veulent avoir une vie qui ait un sens, ils veulent croire que l’action collective compte, ils ont donc besoin d’une vision apocalyptique et d’une utopie. Le communisme et le marxisme fournissaient les deux éléments. L’apocalypse, c’était la révolution. Et puis, après avoir été discrédité, l’idéologie de gauche est passée du communisme à l’abolition des armes nucléaires, parce que la guerre nucléaire devenait l’apocalypse que cherche la gauche. Après la fin de la guerre froide, la gauche a dû trouver une nouvelle apocalypse et elle a fini par trouver le changement climatique. Le changement climatique, qui est un problème de 300 ans, et non de 30 ou de 12 ans, est devenu ce que la gauche décrit comme un problème millénaire, une sorte de fin apocalyptique du monde prévue pour dans quelques années. Les énergies renouvelables ont fourni la vision utopique pour résoudre cette peur. Le mot apocalypse vient du mot grec qui signifie « découvrir » ou « révéler ». Ce que vous révélez avec une apocalypse, c’est un nouveau monde. Mais le nouveau monde n’est pas un monde communiste comme on l’imaginait, c’est un monde de durabilité, d’énergies renouvelables, de décroissance, d’harmonie avec la nature. Tels étaient les moteurs psychologiques et idéologiques sous-jacents du développement des énergies renouvelables. 

En ce qui concerne les problèmes environnementaux, la désinformation se répand et les réponses de la science sont en quelque sorte négligées. Diriez-vous que c’est le principal problème ? Comment pouvons-nous le résoudre ?

Une partie du problème réside dans le fait que nombre des plus importants défenseurs religieux ou idéologiques des renouvelables ont été et sont des scientifiques. Dans de nombreux pays, vous voyez que les climatologues sont en fait des leaders religieux qui prônent les énergies renouvelables (le GIEC préconise les énergies renouvelables). Ces scientifiques défendaient les énergies renouvelables auprès de la gauche bien avant d’être préoccupés par le changement climatique, parce qu’ils les considéraient comme une alternative à l’énergie nucléaire. Les énergies renouvelables sont devenues populaires dans les années 70 comme alternative à l’énergie nucléaire. Ce n’est que dans les années 1990 et au début des années 2000 qu’elles sont devenues populaires comme alternative aux combustibles fossiles. La science n’a pas réussi à contrer la religion des énergies renouvelables. Ce qui s’oppose à la religion des énergies renouvelables, ce ne sont que les mauvaises technologies et la mauvaise physique qui ont amené l’électricité à être plus chère sans réduire les émissions de carbone. 

Pourquoi les scientifiques ont-ils défendu cette utopie ? 

En fait, c’est logique, car les scientifiques sont les personnes les plus « laïques » de la société. Le désir de croire en une alternative de puissance supérieure était très fort dans la communauté scientifique. Cela remonte à la création de la bombe nucléaire. En 1945, lorsque les États-Unis ont testé la première arme nucléaire, le scientifique qui a inventé la bombe, Robert Oppenheimer a récité un passage de la Bhagavad Gita et vous voyez en lui un effort pour trouver un cadre religieux alternatif pour aider l’humanité à faire face à cette menace apocalyptique des armes nucléaires. Il n’en a pas fourni, mais la nouvelle gauche a créé le nouveau Dieu de la nature à partir des années 60.

Comment est-ce que cette utopie va évoluer selon vous ?

Ce qui est intéressant, c’est ce qui se passe avec la montée du nationalisme. Le nationalisme est une religion différente, c’est la religion de l’État-nation. Parfois, elle est aussi mariée à une religion traditionnelle, en particulier aux États-Unis. Avec les nationalistes, vous constatez un soutien beaucoup plus fort pour l’énergie nucléaire et un soutien beaucoup plus faible pour les énergies renouvelables. Il y a ici une grande question pour la France. Les États-Unis possèdent plus de réacteurs nucléaires que la France, mais la France tire une plus grande part de son électricité du nucléaire et possède de nombreux avantages par rapport aux États-Unis en matière nucléaire. Vous avez une seule société centralisée, EDF, et aussi Framatome. Et fondamentalement, ces deux sociétés contrôlées par l’État sont capables de construire des centrales nucléaires à l’étranger, de les construire chez elles, et peuvent faire contrepoids à la Russie et à la Chine, comme les États-Unis ne l’ont jamais fait et comme ils ne pourraient jamais être capables de le faire. Il a été très intéressant de voir Macron, d’une part, se retrouver entre deux factions, l’une étant la gauche « religieuse renouvelable verte » et le centre-gauche pro-nucléaire (dans toute l’Europe, le centre-gauche traditionnel et le centre-droit ont été remplacés par des nationalistes à droite et des verts à gauche), et d’autre part, avoir des problèmes avec les Gilets Jaunes qui a été un mouvement religieux anti-vert et anti-renouvelables nationaliste. Je pense qu’il serait très favorable au maintien de centrales nucléaires à bas coût en France et même à leur extension. La France devient donc très intéressante. En Allemagne, on voit ce qui va se passer. La question en Allemagne est la suivante : alors que la crise des énergies renouvelables s’aggrave pour l’Allemagne, les Allemands envisagent-ils même de retarder la fermeture des centrales nucléaires ? Si les énergies renouvelables diminuent en Allemagne, le pouvoir des lobbies des énergies renouvelables sera affaibli en France. Donc quoi qu’il en soit, si Macron ou Le Pen sont élus en 2022, la France finira par faire moins d’énergies renouvelables et aura un soutien politique plus fort pour le nucléaire. 

Propos recueillis par Augustin Doutreluingne.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après

Le sujet vous intéresse ?

Mots-clés :écologie, bulle, éoliennes, nucléaire, climat, changement climatique

Thématiques : Environnement

TOUS À LA MANIF DE SAINT AULAYE !… le 24 août à 10h30…

Un message de Thierry BONNE d’Asso3D.

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Bonjour à tous,

« La démocratie doit être respectée ». 

C’est ainsi que s’est exprimé devant les médias Yannick Lagrenaudie, maire de Saint-Aulaye-Puymangou, lorsque le préfet de la Dordogne a choisi d’autoriser sur sa commune l’exploitation d’un projet éolien très fortement contesté depuis des années par les élus, la population et de très nombreux acteurs locaux.

En Nouvelle Aquitaine, dans une région peu propice à l’éolien et où l’industrie du tourisme est primordiale, on assiste à une marche forcée pour imposer ce type d’énergie alors qu’il existe des solutions alternatives bien acceptées.

Venez nombreux manifester au centre géographique de la Nouvelle Aquitaine le samedi 24 août 2019 à 10 heures 30

Rendez-vous à la bastide de Saint-Aulaye (24410), place de la Concorde (parkings du gymnase et de la salle des fêtes, GPS : 15 rue du Dr Rousseau). Restauration possible sur place après la manifestation.

Au moment où Elisabeth Borne prend ses fonctions de ministre de la Transition écologique, nous appelons tous nos adhérents, sympathisants et soutiens à montrer leur détermination lors de cet évènement régional. 

Michel Broncard, vice-président de la FED, interviendra au nom de tous les départements de la région.

Merci de faire part de votre intention de participer à defense.dronne.double@gmail.com .

Diffusez largement ce courriel.
Cordialement Pour le comité d’organisation Thierry Bonne 06 28 22 54 52 www.Asso3D.fr
https://www.facebook.com/Asso3D

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VENONS NOMBREUX À CETTE MANIFESTATION !!!…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au tract annonçant la manifestation :

http://www.viapl.fr/wp-content/uploads/2019/07/tract-manifestation-Saint-Aulaye.pdf


Projet éolien de Puymangou-Parcoul : le point…

Je retransmets ici un mail de Thierry Bonne d’Asso 3D

Cliquez sur le lien pour avoir accès aux informations

Bonne lecture

Cet article corrige le précédent où l’on avait cru comprendre que le Préfet avait autorisé le projet…ce qui est faux (voir à ce propos le reportage du 19/20 de France3 Périgords).


Projet éolien de Puymangou-Parcoul (24) dans la forêt de la Double : prises illégales d’intérêt et opposition des communes

Voir France 3 Périgords du 9 juillet 2019 : JT et article de Pascal Faiseaux.https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/perigord/puymangou-24-turbulences-autour-du-projet-eolien-1697114.html?fbclid=IwAR1M-G-_lXyZ28mRbDCh793G_o2VZAK_4d7x46pSuELplYYOeeY5mO_hOvA

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URGENT !… Le projet éolien des Grands Clos est validé par le Préfet !…

Un message de Thierry Bonne d’Asso 3D. A lire attentivement…

Attention si des éoliennes entrent en Dordogne…

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Bonjour,

Le préfet de la Dordogne a décidé d’accorder les deux dernières autorisations nécessaires au projet éolien des Grands Clos (pour rappel, quatre éoliennes sur la commune de Saint-Aulaye-Puymangou et une sur la commune de Parcoul-Chenaud).

Selon la procédure, il a saisi la commission départementale de la nature des paysages et des sites (CDNPS), qui s’est réunie le 27 juin 2019, pour un avis consultatif sur un projet d’arrêté préfectoral qui AUTORISE l’exploitation et annonce que la dérogation à l’interdiction de détruire des espèces protégées va être accordée. La commission s’est prononcée par 4 voix pour le projet (dont 3 de représentants de l’Etat), 4 voix contre et 2 abstentions ; la voix du président (le secrétaire général de la préfecture) étant prépondérante, l’avis est réputé favorable.

Ces autorisations étaient en attente depuis 2016, ce qui montre la difficulté à approuver ce projet si controversé.

En effet les raisons justifiant un refus ne manquent pas : le projet est situé en forêt ; avec une biodiversité très riche ; dans une zone très sensible aux incendies ; avec des éoliennes de 182 mètres de haut en bout de pale, la première habitation n’étant qu’à 630 mètres ; les éoliennes sont entourées d’une vingtaine d’habitations à moins de 1000 mètres ; le projet est situé sur un point haut visible de la vallée de la Dronne, du château de Chalais et d’Aubeterre sur Dronne ; la majorité des conseillers municipaux dans les 6 kilomètres s’est opposée au projet ; 28 conseils municipaux de la forêt de la Double ou de ses abords se sont opposés à tout projet éolien dans la forêt de la Double ; l’enquête publique a donné lieu à une forte mobilisation avec 94% d’opposants ; des associations qui comptent en Dordogne ont pris position contre ce projet : la SEPANSO (France Nature Environnement), la Fédération départementale des chasseurs de la Dordogne, l’association des chasseurs d’oiseaux migrateurs de la Dordogne (ACOM24), les Vieilles Maisons Françaises, Sites et Monuments, le Syndicat de l’hôtellerie de plein air, Gîtes de France, Sites en Périgord.

Ajoutons que le Conseil départemental, dans une motion du 13 janvier 2017 réaffirme à l’unanimité « son soutien à la mise en œuvre de solutions énergétiques alternatives aux énergies fossiles, sous la condition expresse qu’elles respectent les paysages et le patrimoine naturel et architectural, et sous la condition qu’elles recueillent l’assentiment des élus et de la population des bassins de vie concernés. »

Il n’y a pas à ce jour d’éolienne en Dordogne, ni en ex Aquitaine, la raison principale étant la faiblesse du vent et l’existence d’énergies renouvelables alternatives qui recueillent l’assentiment de la population. Ainsi, le projet photovoltaïque de Saint-Aulaye-Puymangou, d’une puissance de 10,7 MW, approuvé par la préfecture en novembre 2018, n’a fait l’objet d’aucune opposition.

Par ailleurs, les éléments constitutifs de prises illégales d’intérêt dans le projet des grands Clos sont établis et une information judiciaire est en cours depuis le 7 février 2019.

Allons-nous nous laisser imposer, contre l’avis des élus et de la population, des projets dommageables à l’environnement et au tourisme alors que leurs emplacements sont mal adaptés et que d’autres solutions existent ?

Le total déni de l’opinion majoritaire est inacceptable.

Depuis 5 ans, nous nous sommes opposés sans relâche à ce projet. Notre opposition doit se mobiliser pour ne pas laisser la Double être défigurée par ces projets industriels ! Nous faisons appel à toutes vos énergies pour mener une campagne vigoureuse contre cette décision. Transmettez rapidement vos idées à l’association (defense.dronne.double@gmail.com) qui réunit son bureau le mardi 2 juillet.

L’ensemble de la région est concerné par l’invasion des projets éoliens. Il est urgent d’agir. Merci de diffuser cette information au maximum ! 

Cordialement,Thierry Bonne 06 28 22 54 52
Asso3D – Défense du val de Dronne et de la Double
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Un message de FORCES PÉRIGORD : Ce qui attend le « Grand Périgueux » si nous ne réagissons pas !…

Vous pouvez adresser vos observations avant le mardi 18 juin à 18h en allant sur le site internet du « Grand Périgueux » (voir adresse en vert clair ci-dessous).

Bonjour,

Le collectif FORCES PÉRIGORD vous sollicite pour que vous interveniez dans la consultation du public sur le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) du Grand Périgueux avant le 18 juin 2019 à 18 heures
Intervenez :

– Soit par Internet : https://www.grandperigueux.fr/Environnement/Preservons-notre-environnement/Des-idees-pour-sauver-la-Planete   en déposant vos observations et vos propositions via un formulaire.

– Soit par courrier en envoyant vos observations et propositions à : Monsieur le Président de la Communauté d’agglomération du Grand Périgueux – 1 boulevard Lakanal – BP 70171 – 24019 Périgueux cedex.
 Pour vous aider à réagir, voici ce qui concerne l’éolien dans ce projet de PCAET non encore approuvé. Il ne faut donc pas laisser passer cette occasion de vous exprimer. 

1. Le Rapport d’évaluation des potentiels et d’élaboration de la stratégie – 3 décembre 2018 (document de cadrage PDF N° 8 à partir de la page 13) https://www.grandperigueux.fr/content/download/95351/2030324/file/var/perigueux_test/storage/original/application/8db96aa0a43599a150d13a71b50ce824
Ce rapport identifie des sites potentiels dans le Grand Périgueux et estime le nombre d’éoliennes à 124 :

– 3 sites à Sorges-Ligueux-en-Périgord (26 éoliennes)

– 1 site à Savignac-les-Eglises (9 éoliennes)

– 1 site à Mensignac, La Chapelle-Gonaguet et Annesse-et-Beaulieu (15 éoliennes)

– 1 site à Saint-Pierre-de-Chignac et Eyliac (5 éoliennes)

– 3 sites à Vergt (24 éoliennes)

– 2 sites à Salon et Saint-Michel-de-Villadeix (20 éoliennes)

– 2 sites à Saint-Geyrac (13 éoliennes)

– 1 site à Cendrieux (7 éoliennes

– 1 site à Veyrines-de-Vergt (5 éoliennes)

Extrait du document : « Les sites ne sont pas tous regroupés sur les mêmes zones du territoire, la situation est donc plutôt favorable à l’aboutissement de certains projets, mais il a été considéré que sur les 18 sites identifiés, environ un tiers pourrait être équipé, soit 6 sites. Le nombre d’éoliennes par site est plutôt dans une estimation basse : 4 parcs potentiels identifiés pourraient héberger plus de 10 éoliennes. Ceci aboutit à une hypothèse de potentiel mobilisable de 6 sites pour 42 éoliennes de 2,3 MW chacune soit avec un taux de charge de 21% un potentiel mobilisable de 96 MW installés soit 197 GWh. » 

2. Le Rapport plan d’action 2019-2024 mentionne :- p. 24, mobilier urbain : éoliennes nouvelles génération,
– p. 89, autre impact environnemental : préserver le voisinage des nuisances pour ce qui concerne l’éolien.

La carte présentée est donc ambigüe : elle fait figurer 124 éoliennes bien que son commentaire n’en retienne que 42 et que le plan d’action n’en mentionne aucune. Les promoteurs de ce type d’énergie, dont les développeurs et les élus en quête de revenus fiscaux, auront beau jeu de présenter cette carte dans l’avenir sans faire mention du commentaire ou du plan d’action. Ce pourrait donc être une porte ouverte pour développer le grand éolien en Dordogne.

Des idées pour intervenir dans la consultation :– Demander le maintien à zéro éolienne dans le plan d’action et réaffirmer l’inadéquation entre Dordogne et grand éolien.- Demander un minimum de 1000 mètres entre les machines et les habitations pour faire une étude du potentiel qui tienne compte de la taille envisagée des machines, qui a doublée depuis l’instauration du minimum de 500 mètres.- Demander la réévaluation de la carte (figure 4) du document Rapport d’évaluation des potentiels et d’élaboration de la stratégie avec une distance minimale de 1000 mètres.

Cordialement FORCES PERIGORD, Collectif de 7 associations de Dordogne, 2000 membresforces_perigord@laposte.net 

CEP – Citoyenneté Environnement Périgord ; Asso3D – Défense du val de Dronne et de la Double ; VC24 – Vents Contraires 24 ; VIAPL – Vivre Informer Agir en Périgord Limousin ;HVN – Haute Vallée de la Nizonne ; PHPN – Protégeons le Haut Périgord Noir ; VCSG – Vents Contraires à Saint-Geyrac

NOTES COMPLEMENTAIRES
1. Les éoliennes ne sont pas adaptées en DordogneOn note en Dordogne une forte majorité de la société civile extrêmement réservée sur le développement de l’éolien industriel dans le département. Ceci s’explique aisément par les motifs qui suivent :- Les vents, trop faibles, imposent des éoliennes de grande hauteur de l’ordre de 200 mètres de haut.- L’habitat étant très dispersé, les distances aux habitations sont trop faibles pour éviter l’écrasement visuel et les nuisances sonores. Le minimum de 500 mètres est insuffisant eu égard à la taille des éoliennes.- Nos paysages sont un atout pour le tourisme, principale activité économique du Périgord.- La biodiversité est très riche et nous sommes traversés par un important couloir migratoire.- D’autres énergies renouvelables sont mieux adaptées au contexte local et sont acceptées par la population.
2. L’opposition à l’éolien industriel en Dordogne est majoritaire parmi les habitants, les élus et les acteurs économiques et culturels :– Le collectif FORCES PERIGORD regroupe 7 associations de 2000 membres et une manifestation a réuni 500 personnes à Nontron le 25 mars 2017. 
– Les personnalités politiques du département se sont engagées : le sénateur Bernard Cazeau, le conseil départemental à l’unanimité le 13 janvier 2017 sous la présidence de Germinal Peiro, le député Jean-Pierre Cubertafon.
– Les associations et groupements qui comptent en Dordogne ont pris clairement position : le syndicat de l’Hôtellerie de plein air (SDHPA Dordogne), les Gîtes de France Dordogne, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Dordogne, les chasseurs d’oiseaux migrateurs (ACOM24), la SEPANSO Dordogne (France Nature Environnement), les associations de défense du patrimoine bâti et des paysages (VMF, SPPEF), Sites en Périgord (sites touristiques les plus visités, 5 millions de visiteurs par an).
– Pour tous les projets éoliens qui ont été tentés en Dordogne, une quinzaine, des tensions ont été rapidement perceptibles. En revanche, des projets d’énergies renouvelables bien conçus ne soulèvent aucune opposition, par exemple  la centrale photovoltaïque de Faux ou celle de Saint-Aulaye-Puymangou.

Le mirage de l’autonomie énergétique

Un article … de plus… (Contrepoints du 25-05-2019) sur cette arnaque aux éoliennes et au photovoltaïque !…

Bonne lecture.

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Sortez la tête du sable moelleux de l’écologiquement correct. Les beaux discours sur les énergies éoliennes et photovoltaïques ne sont que du vent !

Par Michel Gay.

Des affairistes liés à des groupes anti-nucléaires dogmatiques et autres altermondialistes décroissants ont fait rêver nos élus avec du soleil et du vent pour produire de l’électricité « locale et gratuite » au nom d’une radieuse idéologie « verte ».

Cela a été d’autant plus facile que ces élus, issus majoritairement d’une formation littéraire, sont sensibles à un discours simpliste d’autonomie énergétique. C’est tellement plus simple à faire passer auprès de leurs électeurs prêts à croire, eux aussi, aux contes de fées.

Du rêve gratuit…

Bercé par des présentations idylliques et flatteuses, le gouvernement soutient toujours financièrement (avec l’argent des contribuables et des consommateurs) le développement des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Le Premier ministre l’assure encore le 21 mai 2019 à l’Assemblée nationale : « Si nous voulons développer ces énergies renouvelables, nous devons les financer et ça passe en effet par un prélèvement sur le prix de l’électricité ». C’est un engagement « forcément » bon pour la planète et nos enfants, et les Français paieront… pour rien !

Dans ce contexte, et sans le prévoir, ces élus et le gouvernement ont favorisé le gaz dont un gazoduc en provenance de Russie passe par l’Allemagne.

Et, contrairement aux Allemands qui utilisent abondamment leur charbon, la France n’a pas de ressources énergétiques dans son sous-sol. L’Allemagne se donne une bonne conscience écologique (ruineuse) avec ses éoliennes et ses panneaux photovoltaïques, mais elle reconstruit des centrales au charbon qu’elle extrait d’immenses mines à ciel ouvert pour la vraie production d’électricité.

L’alimentation en énergie d’un pays (carburants, électricité, chauffage…) est un vaste sujet parfois difficile à comprendre. Les élus préfèrent donc se laisser berner (volontairement ?) par des activistes et des militants de la cause verte par démagogie pour caresser leurs électeurs dans le sens du poil plutôt que de faire preuve de pédagogie… Le courage politique fait souvent défaut pour défendre un intérêt général lointain.

Ainsi, furent instituées de pharaoniques et scandaleuses subventions à fonds perdus (121 milliards d’euros engagés en avril 2018 selon la Cour des comptes) au profit des énergies renouvelables fatales inutiles et nuisibles aux intérêts des citoyens.

Une histoire de bouquet et de panier

Les élus et l’ADEME répètent inlassablement, à tort, que l’Europe a besoin d’un « mix énergétique« , encore appelé « bouquet énergétique« , composé notamment d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques.

Au nom de quoi ? Pour faire plaisir à qui ?

Attention ! Il y a des fleurs fanées dans le bouquet !

Et s’il s’agit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, encore faut-il ne pas mettre des œufs pourris dans les autres paniers car ils ne seront d’aucun secours en cas de famine…

Une aberration écologique, économique et technique

L’importation et la subvention d’éoliennes, et surtout de panneaux photovoltaïques, vont coûter des dizaines de milliards d’euros pendant vingt ans… pour rien.

Ce développement va accroître l’importation de gaz, les émissions de CO2, le montant de la facture d’électricité et, plus généralement de tous les produits manufacturés nécessitant de l’électricité. Joli travail mesdames et messieurs !

N’est-ce pas la véritable noblesse de l’élu de ne pas céder à des effets de mode et de savoir discerner dans le long terme ce qui est bon pour la France ?

Or, malheureusement, certains se comportent davantage en représentant de lobbies locaux qu’en défenseurs de l’intérêt général des Français.

Ah, bien sûr, il faut se faire réélire… Et la place paraît bonne !

Attention à la danse macabre !

Mesdames et messieurs les élus de tous bords, ouvrez les yeux sur les difficultés techniques et économiques que l’Allemagne rencontre avec ses éoliennes, ses panneaux photovoltaïques et son réseau électrique ! Prenez le temps de lire et de comprendre les arguments techniques qui sont à votre disposition, même si le chant des sirènes de Greenpeace semble plus attirant et tellement plus facile à écouter.

Arrêtez le délire financier et technique des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) dans lequel vous avez engagé la France et même l’Europe.

Sortez la tête du sable moelleux de l’écologiquement correct. Les beaux discours sur les énergies éoliennes et photovoltaïques ne sont que du vent et un phare éblouissant qui vous empêchent de voir les leurres qui conduisent l’Europe de l’énergie dans le caniveau.

En continuant dans la voie tracée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), la France se retrouvera dans la nécessité de reconstruire des centrales à gaz pour éviter des coupures de courant.

Et ce gaz (qui est majoritairement du méthane) importé de l’étranger à 99 % vient de Norvège, de Russie, d’Algérie, du Qatar, et bientôt des États-Unis qui regorgent de gaz de schiste

Alors, après avoir rêvé de vent et de soleil « gratuits » vantés par l’ADEME et les politiques, les Français risquent d’entamer une danse macabre.

AVEC LES ÉOLIENNES, LES VACHES MEURENT ET LES HUMAINS SONT MALADES !…

Depuis le temps qu’on le dit !… Ca commence enfin à se savoir…Et devinez qui l’on retrouve dans les parages…Patrick Bessière… le PDG d’Abo Wind !…qui, bien sûr, fait tout pour exclure la responsabilité du « parc » éolien…

Une « ferme » éolienne qui fait mourir les vaches, ça c’est « vachement » écolo !…

Un article du 25-03-2019 de Thibault DUMAS (de Médiacités).

Bonne lecture…

Depuis l’ouverture du parc éolien de Nozay, les vaches meurent et les humains sont malades

25 mars 2019 / Thibault Dumas (Mediacités)

Depuis l'ouverture du parc éolien de Nozay, les vaches meurent et les humains sont malades

Des animaux qui meurent, des hommes malades, deux agriculteurs au bord de l’asphyxie financière… Depuis l’implantation d’un parc éolien en 2012 à Nozay, entre Nantes et Rennes, les services de l’État sont désemparés face à des effets secondaires aussi alarmants qu’inexpliqués. Une situation qui préoccupe jusqu’au ministère de la Transition écologique.

  • Nozay (Loire-Atlantique), reportage

Dans un vrombissement régulier, les pales des éoliennes fendent l’air, une centaine de mètres en surplomb des pâturages. Le vent d’ouest souffle et le ciel s’anime en ce mercredi d’hiver, aux alentours de Nozay (Loire-Atlantique), en bordure de la N137, qui relie Nantes à Rennes. Au pied des huit turbines qui tournent à pleine vitesse, les arrêtés préfectoraux s’amoncellent, cloués sur des poteaux en bois. «  C’est sûr que notre histoire, c’est une histoire de fous  », soupire, en regardant droit dans les yeux, un agriculteur du coin. Du côté de la préfecture de la Loire-Atlantique, on concède, par la voix de son secrétaire général, Serge Boulanger, «  [qu’]on est devant une situation atypique, pour laquelle on se doit de trouver des explications  ».

Cette «  histoire de fous  » affecterait aujourd’hui des dizaines d’habitants de quatre communes voisines (Nozay, Abbaretz, Puceul, Saffré) et frappe surtout durement deux exploitations agricoles [1], installées autour des éoliennes. «  On va crever dans tous les sens du terme, financièrement ou au niveau de notre santé  », s’alarme l’éleveuse Céline Bouvet, 44 ans, aussi déterminée qu’épuisée par cinq années d’un combat kafkaïen mené au côté de son homologue Didier Potiron, 50 ans. Aucun des deux ne se décrit pourtant comme « anti-éolien ». Ils ont même décliné toutes les offres de service de collectifs d’opposants

«  La coïncidence chronologique avec les travaux de construction puis la mise en route de l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des investigations complémentaires » 

Tout débute fin 2009 quand l’entreprise toulousaine ABO Wind vend aux deux exploitants un projet (ancien) de champ éolien, exploité par KGAL, un énorme fonds d’investissements allemand, qui en possède une soixantaine. L’argumentaire est tentant : «  Ça sera tout bénéfice pour vous.  » La promesse  ? Respectivement 2.000 et 4.000 euros annuels pour le fonctionnement d’une partie du parc éolien des Quatre Seigneurs, dont les travaux démarrent fin 2012 pour une mise en route en juin 2013. Le début des ennuis pour ces deux exploitants du cru qui ont repris des fermes familiales.

«  Chez nous, raconte Céline Bouvet, cela a commencé par des problèmes de mammites [inflammation de la mamelle des vaches]. On est obligé de jeter le lait, car il est rempli de caille et de grumeaux. Après, ça a été l’explosion : les vaches refusent parfois de monter dans les salles de traite, ou font demi-tour à l’approche des éoliennes, comme s’il y avait une barrière électrique invisible. Au niveau fécondité, c’est aussi devenu une catastrophe  », dit-elle, dans une étable, au milieu de sa trentaine de vaches laitières.

Les nombreux arrêtés préfectoraux affichés à proximité des éoliennes

La synthèse de la dizaine d’expertises réalisées dans le cadre du GPSE (Groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole) confirme le tout, au printemps 2015. «  La coïncidence chronologique avec les travaux de construction puis la mise en route de l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des investigations complémentaires (…) Elles sont absolument indispensables pour essayer de comprendre ce qui se passe dans ces élevages  », conclut son auteure, la professeure émérite Arlette Laval de l’Oniris (École vétérinaire de Nantes), pourtant sceptique au départ. Une alerte que l’on retrouve quasiment mot pour mot dans les longs rapports vétérinaires et médicaux concernant les deux exploitations, dont les équipements ont été définitivement mis hors de cause par les experts.

Dans une ferme voisine du parc éolien des Quatre Seigneurs.

Sur celle de Didier Potiron, où pâturent près de 75 bêtes, la perte financière a été évaluée par un cabinet indépendant à 93.000 euros sur une seule année. Un montant énorme pour une entreprise agricole qui affiche 300.000 euros de chiffre d’affaires. En cause  : la surmortalité des vaches, notamment les plus jeunes, avec une cinquantaine de décès par an. «  Il faut une gestion extrêmement rigoureuse pour arriver à s’en sortir. On fait zéro investissement, on est toujours à la limite. C’est révoltant, parce que, depuis le début, on est transparents et au bout de six ans, on en est toujours au stade des expertises. Pour moi, le dossier a été bâclé par les services de l’État  », dit-il. Cette accumulation de problèmes a poussé les deux agriculteurs — et une dizaine de riverains, nous y reviendrons — à déposer plainte contre la ferme éolienne des Quatre Seigneurs dès l’été 2014 puis, à nouveau, en 2017. Tout en privilégiant le dialogue et la collaboration. Pour l’instant…

«  Pour le moment, sur le plan scientifique, ces études n’ont pas permis de faire le lien entre le parc éolien et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal » 

Selon notre décompte, pas moins de 20 études [2] de tous ordres ont déjà été réalisées sur place. « C’est le parc éolien le plus étudié en France », glisse Patrick Bessière, PDG d’Abo Wind, qui reconnait que « la discussion avec les exploitants n’est pas toujours sereine ». Un géobiologue, décontenancé, est venu des dizaines de fois. Un haut-fonctionnaire de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, qui chapeaute l’éolien) a, lui, eu beaucoup de mal à cacher son irritation devant ces problèmes inexpliqués. «  Pour le moment, sur le plan scientifique, ces études n’ont pas permis de faire le lien entre le parc éolien et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal, note Serge Boulanger, le numéro 2 de la préfecture de Loire-Atlantique. Ça ne veut pas dire qu’il y en a pas, mais ça ne veut pas dire qu’il y en a un. On se doit de continuer à explorer les choses.  » La piste de la relocalisation des exploitations n’est néanmoins plus tabou. Dans un courrier que nous nous sommes procuré, la préfecture écrit qu’elle y travaille avec la chambre d’agriculture du département. 

Le parc éolien des Quatre Seigneurs.

Conséquence d’un arrêté préfectoral pris en urgence l’été dernier, une inédite campagne de tests a débuté mi-janvier, sous l’égide d’Oniris et de cabinets spécialisés. «  On met l’ensemble du parc à l’arrêt, puis on va rebrancher les éoliennes une par une pour voir si cela a un effet sur le comportement animal et les êtres humains, explique Serge Boulanger. Cela n’avait jamais été fait jusqu’ici.  » La perte liée à l’arrêt du parc se fait sans compensation [3] pour l’exploitant, KGAL, et les tests sont financés à hauteur de 25.000 euros par une enveloppe publique du ministère de l’Écologie, une première — jusqu’ici, constructeur et exploitant privés réglaient la facture, alimentant des soupçons de partialité des études. 

Car, l’affaire a pris une tournure politique. «  L’été dernier, une vache pissait le sang, morte au pied d’une éolienne. C’était le quatrième décès dans la journée  », raconte un agriculteur. Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique, est alerté par le parlementaire La République en marche (LREM) (ex-PS) de la circonscription, Yves Daniel, lui-même issu du monde agricole. «  Au nom de l’application du principe de précaution dans l’éolien pour lequel je me bats depuis des années  » [il avait posé une question écrite sur le sujet dès l’automne 2014], explique ce dernier, qui souhaite néanmoins rester discret sur ce «  dossier sensible   ».

Dans la foulée d’un entretien informel avec le parlementaire, le ministère de l’Écologie prend les choses en main depuis Paris. Il est vrai que, localement, les maires des communes concernées préfèrent ne pas évoquer l’affaire. La communauté de communes de la Région de Nozay compte deux parcs éoliens et d’autres projets attendent dans les cartons. Quant à celui des Quatre Seigneurs, il rapporte à lui seul pas loin de 84.000 euros par an à la collectivité, dont les élus n’ont jamais donné suite à nos demandes d’interview.

Pourtant, le temps presse. Outre les animaux, les riverains se plaignent aussi de «  troubles du sommeil importants  », ce qui a conduit une dizaine d’entre eux à se joindre au combat des exploitants. À l’image de Renate, une retraitée franco-allemande venue s’installer ici il y a 30 ans  : «  C’est simple, je me réveille toutes les nuits à deux heures du matin sans pouvoir me rendormir. Et quand je dors ailleurs, tout va bien.  » Un témoignage recoupé par de nombreux autres que nous avons recueillis.

«  Si, par bonheur, on trouvait de quoi ça provient… » 

Certaines pathologies sont encore plus préoccupantes  : kyste qui ne se résorbe pas chez un adolescent, cancer qui s’accélère chez un riverain, crises d’épilepsie, inflammations musculaires, etc. La fatigue ou l’anxiété fragilisent-elles les corps ? Ou s’agit-il d’un effet nocebo (l’inverse de l’effet placebo) ? «  Quand vous allez aux urgences, on vous dit que le problème, c’est vous  », dit une habitante. En attendant, les boîtes de médicaments s’accumulent dans les cuisines et les placards des riverains des éoliennes, qui réclament depuis plusieurs années une étude des effets sur la santé humaine. «  Quelque chose se fera dans les mois à venir sous l’égide de l’Agence régionale de santé (ARS)  », annonce-t-on du côté de la préfecture, sans plus de précisions sur un calendrier ou sur un périmètre.

En attendant, les autorités butent sur la question que tout le monde se pose  : d’où vient le problème avec ces éoliennes  ? Si le mouvement des pales fait l’objet d’un certain nombre de travaux — et aussi de fantasmes —, c’est le champ électromagnétique généré par les câbles de 20.000 volts enterrés pour raccorder les huit éoliennes au réseau EDF qui concentre les investigations. Surtout que les sols humides des environs de Nozay sont drainés par des rivières souterraines  : une importante quantité d’eau a été pompée pendant les travaux d’installation.

Le parc éolien des Quatre Seigneurs.

Cette hypothèse est défendue par Allain Lamy, 71 ans, ancien cadre d’EDF  : «  Des bactéries dites magnétotactiques s’en serviraient pour proliférer dans l’ensilage des fermes [l’alimentation des animaux], dont la température est déjà montée 20 °C au-dessus de la température ambiante. Pour en avoir le cœur net, il faudrait pousser de vraies investigations sur le sujet  », ajoute ce Nantais qui soutient depuis trois ans les exploitants du parc éolien des Quatre Seigneurs.

Serge Boulanger, secrétaire général de la préfecture de Loire-Atlantique, le reconnaît  : «  Il y a une particularité dans ce parc éolien : chaque éolienne est reliée aux autres par un câble en cuivre. On appelle ça une liaison équipotentielle, pour une mise à la terre commune, alors que, sur d’autres parcs, on a une mise à la terre par éolienne. Mais, il peut y avoir aussi, sans liens avec l’éolien, l’influence d’un faisceau radar aéronautique, la proximité d’une ligne à haute tension, etc.  »

Si l’exploitant allemand KGAL n’a jamais répondu à nos sollicitations et semble ralentir toutes les procédures, le fabricant du parc, la société toulousaine Abo Wind, s’explique, elle, par courriel [4]  : «  Nous avons toujours porté une attention particulière aux problèmes évoqués par les riverains. Ceci est toujours le cas durant la phase de développement, mais également durant la phase post-implantation. Ce n’est pas pour autant que le parc éolien n’est pas conforme aux normes et réglementations en vigueur…  » 

Une fin de non-recevoir qui ne satisfait évidemment personne. Tandis que les investigations se poursuivent, la FNSEA 44 et les Jeunes Agriculteurs 44, qui suivent l’affaire de près, ont monté un groupe de travail pour recenser les problèmes inexpliqués et élaborer une charte d’implantation des éoliennes. En regardant leurs pales tourner, l’éleveuse Céline Bouvet ne peut retenir un soupir  : «  Si, par bonheur, on trouvait de quoi ça provient… Mais il y a tellement d’enjeux financiers. À côté, nous, on est des merdes.  »



[1] Un troisième exploitant agricole connaît depuis 2012 des problèmes analogues. Craignant une mauvaise publicité qui pourrait aggraver ses difficultés financières, il n’a lancé aucune démarche et ne souhaite pas s’exprimer publiquement. Une quatrième exploitation, qui a acquis récemment des terres au pied du parc éolien pourrait également être concernée.

[2] Outre les rapports des vétérinaires locaux et ceux de l’École vétérinaire de Nantes, on peut citer celui du cabinet spécialisé dans les énergies renouvelables 8.2. Les cabinets, Aemc, Cetim, Consultelec, Emitech ou encore Dekra sont intervenus pour ce qui concerne les mesures magnétiques ou électriques, Cerema pour l’impact sonore, Sixense Environnement pour les vibrations. L’audit technique et financier a été réalisé par le cabinet Aexpertis. Sans oublier les services de l’État, Dreal, DDTM, les organismes agricoles ou encore les géobiologues…

[3] La SAS Ferme éolienne de Nozay affiche, à la lecture des derniers comptes disponibles (septembre 2017), 1 million d’euros de perte. Rien d’inhabituel, puisque les spécialistes de l’énergie verte estiment qu’un parc éolien devient rentable au bout d’une dizaine d’années en moyenne. De son côté, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) évalue à vingt ans environ la durée de fonctionnement totale d’un parc éolien. Les turbines de Nozay tournent depuis six ans…

[4] Joint au téléphone le PDG d’Abo Wind, Patrick Bessière, complète et envisage plusieurs hypothèses pouvant exclure la responsabilité du parc éolien. « Un mât GSM a été monté au même moment que le parc et il y a aussi la proximité de la ligne de tram-train Nantes-Châteaubriant [inaugurée en 2014, à 6 kilomètres du parc]. Ça n’a pas fait l’objet d’investigations pour l’instant ».


Photos : Thibault Dumas/Mediacités
. chapô : une ferme voisine du parc éolien des Quatre Seigneurs.

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UNE AUTRE INFO SIMILAIRE !… ÉTONNANT NON !!!…

Courant électrique. D’autres vaches victimes en Loire-Atlantique ?

 Publié le 24 mars 2019 à 17h04  2VOIR LES COMMENTAIRES image: https://www.letelegramme.fr/images/2019/03/24/photo-claude-prigent_4481934_540x273p.jpg?v=1

PHOTO CLAUDE PRIGENT

PHOTO CLAUDE PRIGENT (Claude Prigent/Le Telegramme)

En Loire-Atlantique, plusieurs exploitants se plaignent d’un taux de mortalité anormalement élevé de leurs bêtes installées près d’un champ d’éoliennes. Une histoire qui rappelle celle d’agriculteurs du Centre-Bretagne.

En milieu de semaine, deux agriculteurs du Centre-Bretagne témoignaient dans nos colonnes. Patrick Le Néchet, éleveur de Querrien (22), racontait comment il avait perdu 120 vaches en 5 ans. Stéphane Le Béchec, installé à 30 kilomètres de là, du côté d’Allineuc, revenait sur la mort de 170 de ses vaches en 3 ans. Pour les deux hommes, très peu de doute, le courant électrique anormalement élevé qui circule dans leurs champs serait à l’origine de cette hécatombe. Stéphane Le Béchec croit même avoir identifié une partie du problème : des panneaux photovoltaïques installés à proximité.

Nouvelle série de tests

Ce dimanche, France 3 Pays de la Loire relate une histoire similaire. Dans la région de Nozay, dans le nord de la Loire-Atlantique, plusieurs exploitants rencontrent des problèmes depuis l’installation d’un champ éolien en 2012. Production de lait en baisse, mortalité anormale du bétail… La préfecture de Loire-Atlantique a décidé, selon France 3, de lancer une nouvelle série de tests sur le fonctionnement des éoliennes.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/bretagne/courant-electrique-d-autres-vaches-victimes-en-loire-atlantique-24-03-2019-12240671.php#uJx4wlzTC2D8GUGo.99









CACHEZ CE CHARBON QUE NOUS NE SAURIONS VOIR …

Un excellent article de Bernard DURAND et Jean-Pierre RIOU tiré de European Scientist.

Bonne lecture…

– Énergie –

Cachez ce charbon que nous ne saurions voir

De Bernard Durand Jean-Pierre Riou03.04.2019

Cachez ce charbon que nous ne saurions voir

Le principal souci des grandes organisations non gouvernementales (ONG) de défense de l’environnement est, nous disent-elles haut et fort, de faire face à l’urgence climatique. Depuis des années, elles militent, soi-disant dans ce but, pour le développement rapide dans notre pays de centrales éoliennes et photovoltaïques, et la fermeture immédiate de nos centrales nucléaires. Leur idole est l’Allemagne, qui a construit maintenant une puissance de plus de 100 GW de centrales éoliennes et photovoltaïques[1], et aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici 2022.

 Eolien + solaire – nucléaire = + de charbon et/ou de gaz

Mais, du fait de l’intermittence et du caractère fatal et non pilotable de l’éolien et du photovoltaïque, l’Allemagne a dû impérativement conserver l’intégralité de la puissance de ses centrales pilotables. Cela pour pouvoir faire face aux périodes sans vent et sans soleil en période de forte consommation, ce qui arrive plusieurs fois chaque hiver en même temps dans l’Europe Occidentale toute entière[2]. Elle a donc dû compenser la puissance électrique perdue par la fermeture de ses centrales nucléaires, par l’augmentation de celle de ses centrales à gaz et (un peu) à biomasse, tout en conservant ses centrales à charbon.

Le gouvernement français a semble-t-il décidé de céder aux injonctions de ces ONG, puisqu’il suit actuellement l’exemple de l’Allemagne. La France a déjà construit environ 23 GW d’éolien et de photovoltaïque, mais encore préservé sa puissance de nucléaire. Elle veut maintenant la diminuer. Mais elle veut aussi fermer ses quelques centrales à charbon (3 GW de puissance totale). Il lui faudra alors compter de plus en plus sur des centrales à gaz à cycles combinés (CGCC) comme centrales pilotables et, comme elle n’en a pas beaucoup actuellement (environ 6 GW seulement de puissance totale), en construire de nouvelles. Elle dispose aussi d’environ 3 GW de centrales à cogénération chaleur-électricité !

Les émissions de CO2 de l’électricité sont bien plus faibles en France qu’en Allemagne !

Mais quels ont été jusqu’à présent les effets de la politique allemande sur les émissions de CO2 de sa production d’électricité, et donc sa réponse à l’urgence climatique, et comment ses émissions se comparent-elles jusqu’ici à celles de la France ?

L’Agence Européenne de l’Environnement estime régulièrement les quantités de CO2 dues à la production d’électricité des pays européens[3]. De 1990 à 2016, dernière année documentée, les émissions de l’Allemagne ont été au total d’environ 9 milliards de tonnes et celles de la France de 1,5 milliard. Cela est dû bien sûr à l’usage très important sur cette période des combustibles fossiles, charbon surtout, en Allemagne par rapport à la France, laquelle est mieux dotée en hydroélectricité et a développé le nucléaire jusqu’à lui faire produire environ 75% de son électricité. Si l’on rapporte ces valeurs au kWh produit, on constate que l’Allemagne a envoyé de ce fait en moyenne pendant cette période environ 550g de CO2 par kWh dans l’atmosphère, contre environ 100g pour la France. Les valeurs pour 2016, selon la même source, sont de 440,8 g pour l’Allemagne et de 58,5g pour la France, ce qui montre que si l’Allemagne a fait des progrès, ceux-ci sont en valeur relative bien moins importants que ceux de la France, malgré un développement spectaculaire de l’éolien et du solaire photovoltaïque en Allemagne.

Pour la France, suivre l’exemple de l’Allemagne est donc, d’un point de vue climatique, un non-sens absolu et une offense à l’esprit de la COP 21. Mais c’est aussi un danger, comme pour l’Allemagne, d’une dépendance exagérée au gaz.

Charbon et gaz provoquent en Europe des morts que le nucléaire évite.

Le problème posé par les centrales à combustibles fossiles allemandes ne se résume pas à celui du climat et à celui de la dépendance au gaz. Ces centrales sont également préjudiciables à la santé publique, non seulement en Allemagne, mais ailleurs en Europe du fait de la pollution atmosphérique qu’elles entraînent dans les pays voisins. Une étude sur cette question[6], commanditée par des ONG environnementales, fait état d’environ 23 000 morts prématurées en 2013 en Europe rien que du fait des grosses centrales à charbon, dont 4350 dues aux seules centrales à charbon allemande, et 390 dues aux centrales à charbon françaises, soit de 2013 à 2038, à structure de production égale, environ 110 000 morts prématurées à venir dues à l’Allemagne, contre environ 10 000 dues à la France. Cela sans compter la contribution des centrales à fuel et à gaz, qui est loin d’être négligeable, selon une étude des médecins spécialistes Markandya et Wilkinson[7] publiée par la célèbre revue médicale « The Lancet ».

Une étude à laquelle les médias européens ont fait très peu de publicité est celle des climatologues américains Karecha et Hansen[8], qui expliquent, sur la base de l’étude de Markandya et Wilkinson, que le remplacement des centrales à charbon, à fuel et à gaz par des centrales nucléaires aurait évité 1,84 millions de morts prématurées dans le monde entre 1970 et 2010, dont 290 000 en France (et aussi évité l’émission de 64 milliards de tonnes de CO2) !

Pour la santé publique en Europe, la politique allemande de l’électricité n’est donc pas non plus un exemple à suivre pour la France.

La politique allemande a un coût très élevé qui pèse sur les ménages.

Cette politique allemande est-elle au moins avantageuse d’un point de vue financier ? Certes non, puisqu’elle a déjà eu pour résultat de faire pratiquement doubler le prix de l’électricité pour les ménages par rapport aux prix français. Eolien et solaire photovoltaïque, aussi bas que deviennent leurs coûts de production, ne peuvent en effet que faire augmenter les coûts globaux de production du mix électrique. Il y a à cela trois raisons : 1- éolien et solaire photovoltaïque étant intermittents, leur coût d’investissement s’ajoute à celui des centrales pilotables puisque, en l’absence de solution par stockage, ils ne peuvent pas les remplacer 2- le réseau électrique doit être renforcé et développé : des milliers de km de lignes à haute tension sont par exemple construits actuellement en Allemagne, en opposition avec les populations concernées, pour amener l’électricité des éoliennes offshore du Nord aux industries du Sud. 3- Il faut subventionner les indispensables centrales pilotables, dont une partie de la production est remplacée par celle des centrales éoliennes et solaires, ce qui les rend moins rentables, pour qu’elles ne mettent pas la clef sous la porte.

En France, ce prix a d’abord augmenté surtout par le biais d’une taxe, la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), affectée aux deux-tiers à l’éolien et au solaire en compensation de leurs surcoûts par rapport aux prix du marché. De 2009 à 2016, ce prix est devenu proportionnel à sa puissance installée d’éolien et de solaire photovoltaïque par habitant, phénomène que l’on a observé aussi en Allemagne, mais d’une manière générale dans les pays d’Europe Occidentale[9].

Mais depuis 2017 les taxes sur les carburants alimentent dans le budget de l’Etat un Compte d’Affectation Spéciale Transition énergétique (CASTE), dédié pour l’essentiel à l’éolien et au solaire photovoltaïque. Les subventions directes sont donc compensées non plus par des taxes sur l’électricité, mais par des taxes sur les carburants. En même temps les dépenses indirectes, augmentation des coûts de réseaux, subventions aux centrales pilotables… ont été mises à la charge du gestionnaire de réseau et d’EDF. Pour autant la CSPE n’a pas été supprimée. Elle a simplement été plafonnée à 27 euros/MWh TTC. L’augmentation du prix de l’électricité en France va donc maintenant certes moins dépendre de la capacité installée d’éolien et de solaire, mais en contrepartie ceux-ci deviendront responsables d’une partie de l’augmentation des prix des carburants, à laquelle les gilets jaunes ont été extrêmement sensibles.                                                                                                

Rappelons que l’Allemagne aura dépensé pour sa transition énergétique à base d’éolien et de solaire  photovoltaïque plus de 500 milliards d’euros d’ici 2025, et probablement de l’ordre de 1000 milliards d’euros au bout du compte[10]. Cela veut dire que l’Allemagne a déjà consacré en moyenne plus de 25 milliards d’euros par an à cette politique, sans résultats pour le climat. Elle en a fait porter le coût essentiellement sur les ménages. Pourquoi vouloir en faire autant alors que, pour les mêmes raisons, il faut s’attendre à un échec piteux?

L’éolien et le solaire détruiront en France plus d’emplois qu’ils n’en créeront.

Cette politique est-elle au moins créatrice d’emplois ? Sans doute en Allemagne pour les éoliennes, parce qu’elle en fabrique. Mais c’est beaucoup moins vrai du solaire photovoltaïque, car l’Allemagne importe comme tout le monde ses panneaux photovoltaïque de Chine. Quant à la France, elle ne fabrique ni éoliennes ni panneaux photovoltaïques et donc l’argent consacré à ceux-ci sera dépensé en grande partie à l’étranger. Il en résultera globalement une perte d’emplois supérieure à leur création, et un déficit commercial supplémentaire.

ONG environnementales, revenez sur terre !

ONG environnementales, revenez sur terre, et, pour le climat, pour la santé publique, exigez de l’Allemagne qu’elle ferme au plus vite ses centrales à charbon et à gaz, et garde ses centrales nucléaires restantes, plutôt que d’exiger de la France qu’elle ruine ses citoyens et la rende addictive au gaz importé, en développant au forceps l’éolien et le solaire photovoltaïque inutiles, et en fermant ses centrales nucléaires. Exigez également que les sommes mises en pure perte sur l’éolien et le solaire photovoltaïque soient mises sur des actions efficaces de réductions des émissions de CO2 de nos secteurs les plus émetteurs, l’habitat et les transports ! C’est à cela que devrait servir une taxe carbone, et non à financer des éoliennes et des panneaux photovoltaïques qui ne peuvent réduire ces émissions en France. Avec en outre l’avantage de créer des emplois un peu partout en France, au lieu de les créer à l’étranger.

Et défilez pour le climat en Allemagne, et non en France qui est de ce point de vue la plus vertueuse des grandes nations industrialisées.

[1] http://lemontchampot.blogspot.com/2017/03/ubu-chez-les-allemands.html

[2] https://www.sauvonsleclimat.org/fr/presentation/etudes-scientifiques/1963-intermittence-et-foisonnement

[3] https://www.eea.europa.eu/data-and-maps/daviz/co2-emission-intensity-5#tab-googlechartid_chart_11_filters=%7B%22rowFilters%22%3A%7B%7D%3B%22columnFilters%22%3A%7B%22pre_config_ugeo%22%3A%5B%22European%20Union%20(current%20composition)%22%5D%7D%7D

[4] https://allemagne-energies.com/2019/01/27/allemagne-une-sortie-du-charbon-preconisee-dici-2038/

[5] https://www.sauvonsleclimat.org/fr/presentation/etudes-scientifiques/3667-le-stockage-de-lelectricite-realites-et-perspectives-2

[6] https://env-health.org/IMG/pdf/dark_cloud-full_report_final.pdf

[7] Markandya, A., and Wilkinson(P.), 2007 : https://www.academia.edu/12681524/Electricity generation_and_health

[8] Kharecha, P.A., and J.E. Hansen, 2013: Prevented mortality and greenhouse gas emissions from historical and projected nuclear power. Environ. Sci. Technol., 47, 4889-4895, doi:10.1021/es3051197

[9] https://www.sauvonsleclimat.org/fr/presentation/etudes-scientifiques/3375-electricite-renouvelable-intermittente-europe

[10] https://www.welt.de/wirtschaft/article158668152/Energiewende-kostet-die-Buerger-520-000-000-000-Euro-erstmal.html

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Bernard Durand Jean-Pierre Riou

A propos de Bernard Durand et Jean-Pierre Riou :

Bernard Durand est géochimiste, ex-directeur de la division géologie-géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles et ex-directeur de l’Ecole normale supérieure de géologie. Jean-Pierre Riou est chroniqueur indépendant sur l’énergie

QUE COÛTE AU JUSTE D’AVOIR UNE ÉOLIENNE SUR SON TERRAIN ?…!!!…

Depuis le temps qu’on le dit et que personne ne veut nous croire !…

A diffuser largement … aux propriétaires qui ont signé ou vont signer un bail avec un promoteur éolien !…

Article de Ludovic GRANGEON du 03-05-2017  (Paru dans « Économie Matin »)

60 000 propriétaires menacés de faillite par les éoliennes

Les Experts

850 000 euros

Le coût complet du démantèlement d’une éolienne peut grimper à 850 000 euros.

Vous êtes propriétaire et démarché pour une éolienne, ou vous avez signé un bail, ou encore il y a déjà une éolienne sur votre terrain? Alors lisez bien et faites lire ceci à vos enfants, à votre avocat ou à votre notaire…. Si votre commune s’en occupe, n’oubliez pas que vous êtes aussi contribuable… et si vous appréciez l’environnement, préservez le.

Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées, information dans « AmericanThinker » à l’occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa,  de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles.  Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent  pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes.

Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.

La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige.

Deux menaces importantes les concernent : tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent.  Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont déjà survenues.L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque egyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l’étranger ?

L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables

Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature. Et de toutes façons il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 € , et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.

L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017.  Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l’Energie. Bill Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.

 La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à ce bilan carbone calamiteux.

En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toutes façons, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !