L’ÉOLIEN INDUSTRIEL, SES MENSONGES ET SES NUISANCES

Un très bon et très complet article d’André POSOKHOW, Administrateur de la FED. Bonne lecture…

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L’éolien industriel, ses mensonges et ses nuisances

Industrie. La France sacrifie les uns après les autres ses plus beaux fleurons industriels, avec la complicité de ses dirigeants. Le nucléaire française va y passer comme tout le reste, au profit d’histrions et de profiteurs, étrangers pour la plupart, et avec la complicité de Bercy et de l’Élysée.

Environ 7000 éoliennes industrielles ont été érigées en France à la fin de 2017. Après le Grenelle de l’environnement, ce sont la Transition énergétique du couple Hollande-Royal et les ambitions macronniennes qui promeuvent les Énergies Renouvelables (ENR) et qui nous menacent de 20 000 à 25 000 aérogénérateurs, doux nom technique des éoliennes, de plus !

Compte tenu des autorisations accordées ou sur le point de l’être, des régions comme la Champagne, la Picardie, la Bourgogne, le Languedoc ou un département comme l’Aveyron peuvent être considérés comme sinistrés pour au moins 20 ans.

En réalité l’éolien industriel, loin d’apporter une solution de premier rang à la problématique énergétique de la France, en constitue un boulet.

  • Ses nuisances et ses retombées sur l’environnement constituent une menace pour les habitants de nos campagnes.
  • Affaire financière, il est incompatible avec le bien commun et l’intérêt général.
  • Enfin, il reflète étroitement une idéologie profondément hostile à notre société et à notre civilisation.
L’éolien industriel et les citoyens

Un bobard, fallacieux et impudent mais efficace, des promoteurs pour placer leurs machines est celui d’une électricité éolienne de proximité et décentralisée. En réalité, les éoliennes produisent d’une manière éparpillée une électricité vendue à EDF et centralisée au sein du réseau national, voire européen.

Aujourd’hui, les aérogénérateurs en projet dépassent couramment les 200 m, soit les 2/3 de la Tour Eiffel ou 5 fois la hauteur des châteaux d’eau. Leur impact visuel représente une atteinte pesante à la beauté de nos paysages et également au patrimoine culturel et architectural de notre magnifique pays. Comme l’a écrit Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable (FED) dans son livre Éolien, une catastrophe silencieuse : « Les éoliennes, du fait de leur gigantisme, dévorent le paysage et cannibalisent l’espace. »

Les impacts sur l’environnement sont dévastateurs. Un parc éolien requiert un socle de béton de 1500 tonnes par machine qui restera pour l’éternité. Ce parc exige des voies d’accès élargies, des grillages de protection, des ateliers, des hangars. Il faut raser des haies, couper des arbres. Ce sont des espaces naturels considérables qui sont industrialisés et livrés inutilement à la cupidité des promoteurs, alors que l’urbanisation et la bétonisation de notre pays progressent à grands pas.

Un parc éolien fait du bruit et émet des infrasons. De nombreux riverains sont incommodés, voire rendus malades par la proximité de ces engins industriels. Les témoignages de certains d’entre eux sont impressionnants et ce sont des centaines d’études de scientifiques, d’acousticiens et de médecins qui, à l’étranger, démontrent l’existence de ces nuisances et leurs effets sur la santé des riverains.

Le rapport de l’Académie de Médecine de mai 2017 estime cependant que si l’éolien terrestre « ne semble pas induire directement des pathologies organiques, il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles la qualité de vie d’une partie des riverains ».

Ce rapport de l’Académie de médecine est important. Même s’il est prudent et nuancé, il constitue un pas de plus vers la reconnaissance du risque sanitaire de l’éolien, grossièrement nié en France par les promoteurs, les pouvoirs publics et leurs fonctionnaires.

En moyenne, les propriétaires de terrain encaissent au titre du bail qu’ils signent avec les promoteurs entre 5 000 et 10 000 € par éolienne et par an. L’oligarchie gouvernante affame les ruraux et certains se sauvent en bradant leurs terres et notre sol. Or, en cas de défaillance de la microsociété du promoteur qui contracte avec le propriétaire, celui-ci risque alors de se retrouver tout seul face à l’exigence de démantèlement des éoliennes en fin de vie et à des promoteurs défendus par des cabinets d’avocats spécialisés.

A priori, personne n’a envie d’investir dans un bien immobilier situé à proximité d’un parc éolien, ce qui ne peut qu’avoir des conséquences sur sa valorisation. Des témoignages écrits d’agents immobiliers et de notaires sont éloquents. Des décisions de justice vont dans ce sens. Une étude récente réalisée en Angleterre par la London School of Economics sur une base statistique très large démontre la réalité de cette dépréciation que nient les promoteurs.

L’implantation d’éoliennes dans nos campagnes engendre des désaccords de fond entre les pour et les contre, des jalousies entre ceux qui en bénéficient et ceux qui en pâtissent. Ces désaccords débouchent sur des clivages humains jusque dans les familles et des rancœurs profondes destinées à durer. Lettres anonymes, pneus crevés, munitions à sangliers dans les boites à lettres, menaces et injures en plein tribunal dont j’ai été personnellement témoin, prolifèrent.

L’éolien industriel, le bien commun et l’intérêt général

Le cadre de l’invasion éolienne actuelle est celui de la Loi sur la Transition énergétique (TE) de l’année 2015, lancée par ce fleuron de l’histoire politique française que fut le couple Hollande-Royal. Bornons-nous à en commenter simplement trois des principaux objectifs.

Diminuer la consommation de l’énergie de 50% en 2050 par rapport à 2012, alors que, depuis la crise de 2008, elle n’a baissé que de 0,06%/an avec une croissance du PIB de 0,6%/an, apparaît intenable.

Proposer la baisse d’un tiers de l’énergie nucléaire, soit l’arrêt en 10 ans de 23 des 58 réacteurs existants apparait d’un irréalisme criminel.

Il serait absurde de vouloir réduire drastiquement les émissions de CO2 de la France. Michel Gay rappelle dans son livre Au diable les énergies renouvelables ! que, grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité, notre électricité est produite à 90% sans CO2. Nous sommes la nation prix d’honneur dans ce domaine et la TE nous traite comme le cancre.

Transition énergétique, ENR et éolien industriel sont inséparables. Le nucléaire et les énergies fossiles étant diabolisés, l’hydroélectricité ayant atteint ses limites de développement, les pouvoirs publics sont conduits à faire le choix idéologique de l’éolien industriel.

L’ADEME, organisme étatique de propagande en faveur des ENR et en particulier de l’éolien industriel, dans son rapport Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050, prévoit de multiplier par dix l’implantation d’éoliennes en 2050, pour représenter 63% de la production nationale d’électricité au lieu de 4 à 5%, ce qui représenterait au minimum 60 000 éoliennes, c’est-à-dire une éolienne tous les 10 km2 du sol national.

Et, pourtant, écologie et éolien industriel sont incompatibles. Si l’on en croit l’écologiquement correct, l’éolien est un moyen de production propre et écologique. Rien n’est plus faux et l’éolien est un gros producteur de CO2 et de pollution.

Comme le souligne J. L. Butré, le faible rendement de l’éolien conduit à compenser les baisses de production par l’utilisation de centrales thermiques au gaz et, en Allemagne, au charbon et même au lignite, hautement polluantes.

Usine RWE de production d'électricité au lignite à Neurath près de Grevenbroich en Rhénanie du nord

Usine RWE de production d’électricité au lignite à Neurath près de Grevenbroich en Rhénanie du nord.

L’éolien industriel est néfaste pour notre économie, car ce n’est pas une énergie à haut rendement.

La production d’électricité éolienne dépend du vent qui souffle de manière intermittente, aléatoire et largement imprévisible. C’est ce qui explique que le rendement moyen ou taux de charge de l’éolien terrestre en France ne dépasse pas 24%, contre parfois plus de 80% pour une centrale nucléaire.

Les promoteurs affirment que le coût de l’éolien est concurrentiel avec celui du nucléaire estimé par le rapport de la Cour des Comptes de 2014 autour de 60€/MWh, néanmoins appelé à augmenter sensiblement dans le cadre des EPR.

Comme le montrent J. L. Butré, Alban d’Arguin, sur la base d’un rapport Montaigne de 2008, et surtout une remarquable et récente étude de l’IFRAP, le véritable coût complet du MWh de l’éolien terrestre pourrait être évalué entre 160 et 180 €. En effet, il faut tenir compte du coût des centrales thermiques qui suppléent les fluctuations du vent, des réseaux de distribution, des réseaux intelligents et enfin du stockage de l’énergie, éléments bien entendu oubliés par les groupes de pression éoliens.

La France a longtemps été à la pointe du secteur de l’énergie, notamment nucléaire, et EDF est encore le premier producteur mondial. Aujourd’hui, cette société nationale est en crise et son existence menacée.

Il faut souligner les deux décisions que prit Bruxelles vers 1990 :
  1. libéraliser le marché de l’électricité pour obtenir celle-ci à bon marché ;
  2. favoriser les énergies renouvelables (ENR) grâce à des aides publiques.

Il en résulta des distorsions de concurrence et la coexistence d’un secteur concurrentiel avec un secteur administré (solaire et éolien) qui bénéficie d’aides publiques et d’une priorité d’accès au réseau, avec notamment la baisse des prix de gros du marché sur lequel EDF vend son électricité nucléaire.

Les énergies subventionnées ont déstabilisé celles qui ne le sont pas et constituent une des principales causes de la crise du secteur énergétique français, pourtant un de nos quelques points forts économiques.

Il y a 7 000 éoliennes en France dont les composants fondamentaux : pales, mat, rotor etc., sont importés de Chine, du Danemark et d’Allemagne ! Cette activité de construction énergétique ne peut que peser sur notre commerce extérieur déjà en souffrance. Oui, l’éolien procure des emplois, mais hors de France. Aujourd’hui l’éolien n’emploie en France que 10 000 à 20 000 personnes.

Le coût financier de l’éolien terrestre est dispendieux, car il s’agit d’une affaire lourdement subventionnée. Afin d’encourager l’éolien, celui-ci a été rendu artificiellement rentable depuis le début des années 2000, les opérateurs ayant bénéficié jusqu’en 2017 d’un tarif de rachat obligatoire par EDF très avantageux.

Le coût pour le consommateur est de plus en plus lourd. Afin de compenser le coût que représente pour EDF ce tarif de rachat, l’électricien a été autorisé à facturer une « Contribution au Service Public de l’Electricité » (CSPE) aux consommateurs, qui fut en réalité une taxe cachée et silencieuse.

Quant au coût global de l’éolien industriel, il fait partie de la gabegie nationale. J. L. Butré estime qu’en 2030, le programme éolien qu’envisagent les pouvoirs publics représentera un investissement à venir de 42 Md€, auquel il faudrait ajouter 40 Md€ pour le renforcement des réseaux de transport et de distribution.

Le rapport accablant de la Cour des Comptes de 2018 sur le soutien des énergies renouvelables fait apparaitre un chiffre de 121 Md€ qui représente le montant du soutien auquel s’est engagé l’Etat jusqu’en 2046 pour les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’énergie renouvelable électrique.

Ces dépenses inutiles, dont les bénéfices sont captés par des affairistes, ne peuvent que creuser davantage le trou abyssal des dépenses publiques. En revanche, toutes les ressources financières qui se déversent dans l’éolien font défaut aux investissements dans les ENR du futur, ce qui handicape la recherche qui permettrait de les promouvoir.

L’éolien est ainsi une affaire purement financière de subventions et de retours juteux sur investissements pour des affairistes ; et un communiqué de la FED a dénoncé l’éolien qui est « devenu l’activité des affairistes qui écument quotidiennement le territoire. Des milliards d’euros en provenance de fonds opaques sont investis dans ce business ».

En juin 2014, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) a dénoncé la corruption dans l’éolien industriel comme « un phénomène d’ampleur » et « une dérive grave ». En effet de nombreuses prises illégales d’intérêt de la part d’élus locaux soudoyés et trompés par des promoteurs ont abouti à des condamnations.

Il existe également des scandales financiers, notamment en Allemagne, où un grand groupe éolien qui pratiquait le financement participatif des ENR, a fait faillite et spolié des épargnants.

Les alibis des ENR et de l’éolien industriel

La cause des énergies renouvelables et de l’éolien industriel repose sur quatre alibis que dénonce Alban d’Arguin dans son livre Éoliennes, un scandale d’État.

Le premier est celui du réchauffement climatique. Derrière cette thèse, il y a, selon l’auteur, une peur millénariste et irrationnelle exacerbée par les médias en charge de guider le troupeau au profit de l’oligarchie dominante, relayés par des militants écologistes politiques, de pseudo-scientifiques corrompus, des gouvernants complices ou pleutres et des affairistes avides de profits faciles.

L’autre alibi pour promouvoir les ENR et l’éolien est la thèse de l’extinction très prochaine des sources d’énergie fossile.

Ce mythe du « peak oil » se trouve aujourd’hui contredit clairement par les découvertes récentes et continues de gisements gigantesques de pétrole, comme celui au large du Brésil en 2008. Les réserves mondiales prouvées de pétrole représentent un ratio de près de 60 ans qui a doublé en 30 ans, sans tenir compte des découvertes à venir. Il en va de même de l’uranium, dont les gisements connus sont loin d’être exploités, et surtout du charbon et du gaz naturel.

Le troisième alibi des ENR est celui de l’opposition au nucléaire qui est essentiellement politique et nous vient de l’extrême gauche et des écologistes dont l’opposition se trouve en contradiction avec leur phobie des gaz à effet de serre.

Comme M. Gay, A. d’Arguin réfute les deux peurs des antinucléaires : le spectre de l’accident nucléaire et celui du traitement des déchets. Mais, surtout pour lui, le combat contre le nucléaire est celui du « Parti de l’étranger ». Il pose la question suivante : et si le parti écologiste, comme la Commission européenne, n’était que le faux nez d’une Allemagne réunifiée, sûre d’elle-même, tirant sa puissance de son mercantilisme brutal, qui verrait dans l’énergie l’opportunité d’imposer sa domination industrielle à son voisin français ?

L’objectif affiché de la transition énergétique est bien la diminution des gaz à effet de serre, origine supposée du réchauffement climatique. D’un seul coup, apparaissent les incohérences et plus spécialement celles de la TE allemande.

L’Allemagne a renoncé au nucléaire pour le remplacer par les ENR. Or, non seulement les émissions de CO2 n’ont pas diminué, mais elles ont augmenté du fait de la construction de 23 centrales au charbon et au lignite, particulièrement polluantes.

Mieux, l’Allemagne, 6e contributeur de CO2 de la planète, alors que la France n’est que le 18e, pollue gravement l’Europe et la France ; ses centrales au lignite crachent à pleine capacité des particules fines.

Alors, pourquoi cette hypocrisie ? Pourquoi cette escroquerie, à la fois financière et morale ? La réponse se trouve dans ce qu’A. d’Arguin appelle « l’Écologie Citoyenne Mondialiste ».

Bientôt bradée.

Bientôt bradée.

L’Écologie Citoyenne Mondialiste (ECM)

Cette prétendue écologie est le reflet d’une idéologie profondément hostile à notre société et notre civilisation, et un levier de subversion du monde occidental.

Dans les dernières années du bloc communiste sont apparues des ONG chargées d’affaiblir l’Occident en cultivant la peur millénariste du nucléaire. « Green Peace » en est évidemment un exemple. Parallèlement, l’idéologie libertaire de mai 68 a fait se lever des générations de gauchistes actifs qui ont nourri les courants du trotskysme, de l’ultra-gauche radicalisée, de la gauche parlementaire et rejoint les rangs de l’écologie politique.

Le gauchisme écologiste a convergé avec l’universalisme mondialiste. Celui-ci a pris le relais de l’idéologie communiste. Ses quatre projets mondiaux majeurs touchent le libre-échangisme commercial, la liberté des flux financiers, les flux de personnes, c’est-à-dire l’explosion migratoire, et le contrôle des énergies à l’échelle planétaire sous l’égide de l’ONU et de ses périphériques. C’est dans cette perspective que les écologistes politiques de l’ECM cherchent à mondialiser le climat et les énergies, et à imposer des ENR dont ils connaissent les conséquences potentiellement funestes sur nos économies et nos territoires.

Il y a également convergence de l’ECM avec les grandes firmes prédatrices du capitalisme sauvage et mondialiste. L’astuce de base consiste à proclamer qu’il s’agit d’une nouvelle et grande politique environnementale destinée à « sauver la planète ». Les promoteurs peuvent ainsi prétendre être guidés par des idéaux écologiquement corrects, alors qu’ils sont simplement intéressés par le profit pur et simple.

Les pères verts, prêtres d’une écologie radicale, prêchent l’ascétisme dans une vie future meilleure. Leur idéal est la sobriété forcée et la repentance des péchés commis par les hommes à l’encontre de la planète. Ils se nourrissent de l’angoisse naturelle des populations et de leur peur de l’avenir.

Cinq noms peuvent être cités :

  • Al Gore, le truand selon Claude Allègre, qui produisit un film « catastrophe » reconnu par la justice anglaise comme malhonnête.
  • Cohn-Bendit, voué à la destruction de nos pays et qui vanta avec des chiffres fantaisistes la transition énergétique allemande dans un débat sur France 2.
  • Yves Cochet, ministre du gouvernement Jospin qui fut à l’origine du prix de rachat très favorable imposé à EDF de l’électricité éolienne, ouvrant ainsi la porte à la cupidité des promoteurs.
  • Cécile Duflot, qui a réclamé en 2015 l’érection de 20 000 à 50 000 éoliennes.
  • Denis Baupin, « le moraliste » bien connu, qui déposa un amendement visant à accorder aux éoliennes géantes le régime de la simple déclaration.

L’Écologie Citoyenne Mondialiste est une entreprise de destruction. Selon M. Gay, sa logique de pouvoir se cache derrière des prétextes idéologiques et peut se résumer ainsi : pour que la planète soit vivable, nos sociétés centrées sur la science, productivistes et consuméristes ont rendu indispensable une transition énergétique. Afin que celle-ci aboutisse, il faut mettre fin au système industriel, capitaliste et technologique, et rompre avec le paradigme de la croissance qui le caractérise.

Le procédé est simple : détruire ce qui fonctionne pour le remplacer par des moyens qui conduisent à des impasses techniques et économiques, comme par exemple l’éolien. La société moderne capitaliste n’y résistera pas et implosera de l’intérieur. Le but recherché sera atteint. C’est bien vers un changement de société, axé sur le rationnement et la contrainte réglementaire, que les idéologues utopistes de l’ECM veulent conduire les populations de nos vieux pays.

Avec ce changement de société, c’est bien une nouvelle civilisation de décroissance et de médiocrité matérielle qui constitue l’objectif final.

En conclusion, je souhaiterais introduire une réflexion très personnelle. Le patriotisme et l’amour de son pays reposent, entre autres, sur l’attachement aux paysages familiers et aux sites de sa jeunesse et de sa vie familiale. En revanche, peu nombreux sont ceux qui garderaient intact cet attachement si nos campagnes étaient totalement industrialisées, saccagées et polluées par des dizaines de milliers de machines industrielles de 200 m de haut. N’est-ce pas là l’un des objectifs dissimulés que visent les déracinés de l’ECM et les ennemis des nations ?

Par André Posokhow, administrateur de la FED

NON À LA PRIVATISATION DE NOS BARRAGES !…

Incroyable non ?…et dans le même temps, nous sommes envahis par les éoliennes…qui, en comparaison, produisent beaucoup moins que les barrages !… Cherchez l’erreur…

 

Madame, Monsieur,
Alors que leur construction a été financée à grands frais par nos impôts, et qu’ils commencent maintenant à rapporter de l’argent, l’État est en train de vendre 150 barrages français, tout ça pour se plier à une demande de la Commission européenne que tous les autres pays ont refusée !
 
Ne laissons pas privatiser nos centrales hydrauliques construites avec l’argent public de générations entières de contribuables, et qui, à l’image des autoroutes, vont maintenant aller enrichir de grosses sociétés françaises ou étrangères, qui n’ont pas donné un centime pour les financer, et qui vont devenir propriétaires de la 2e ressource de production d’électricité du pays !
 
Signez ma pétition « Non à la privatisation de nos barrages » pour s’opposer à cette spoliation inacceptable !
Le sujet ne fait pas les « une » des médias mais en ce moment-même, l’État, se pliant à une directive européenne à laquelle la France a été la seule à céder, est en train d’ouvrir à la concurrence la concession de 150 des 400 plus grands barrages français ! Les premiers appels d’offres auront lieu fin 2018, pour se poursuivre ensuite jusqu’en 2022.
Ce projet touche directement chacun d’entre nous !
Les barrages coûtent extrêmement cher à construire mais comparativement très peu à entretenir et exploiter. Or, ce sont les impôts des Français qui ont payé les très lourds investissements nécessaires à la construction des barrages, la plupart dans les années 1970.
Et maintenant que ces investissements sont amortis, on laisserait de grosses multinationales récolter les fruits de nos efforts, et gagner des millions sur notre dos ?? Hors de question !
En outre, ces barrages fournissent 12 % de la production électrique du pays, et représentent 66 % de notre consommation de « pointe ». Surtout, ils représentent 70 % de l’énergie renouvelable produite actuellement en France : c’est une formidable ressource d’avenir, parmi les plus propres !
Vendre les barrages au privé est aussi très dangereux pour notre indépendance énergétique : que se passera-t-il le jour où, sous la pression d’un pays étranger, des multinationales possédant les barrages français décideront subitement de « couper les vannes » ?
Cette vente de nos barrages est destinée à se plier à une directive de la Commission européenne, qui juge trop « dominante » la position d’EDF sur le marché global de l’électricité…
Aucun autre pays n’a accepté de se soumettre à une telle directive : si la France cède, il n’y aura aucune réciprocité, et des géants de l’énergie allemands, italiens ou belges pourront venir acheter leurs barrages, sans qu’EDF puisse acheter une part de l’énergie de ces pays !
Alors, nous devons obliger nos dirigeants à résister à la pression de la Commission européenne, en refusant de privatiser nos barrages : pour cela, signez s’il vous plaît ma pétition, et transmettez l’information au plus de personnes possible !
Merci,
Georges

 

ÉOLIENNES : UN CHAMP DE MINES À RETARDEMENT…

A faire lire aux propriétaires des terrains où sont implantées les éoliennes !…

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Éoliennes: un champ de mines à retardement

450 000 euros

Le coût de démantèlement des éoliennes est officiellement chiffré à 50000 euros alors que tous les devis de professionnels atteignent au moins 450 000 euros, socle de béton en plus.

Les Français vivent désormais sans le savoir au milieu d’un champ de 8000 mines à retardement. L’opinion publique a basculé cet été 2018 vers le rejet franc et massif de ce procédé. Les sondages encore cette semaine dans Le Figaro virent de bord vers une majorité de sceptiques sur le caractère pseudo « écologique » de la filière des promoteurs éoliens, financiers repeints en vert.

Ils ont raison. On ne peut tromper la population éternellement. Les conséquences d’une installation anarchique sur l’ensemble du territoire se font palpables et très négatives, voire menaçantes pour l’avenir. Désormais, l’insupportable est atteint après des années de propagande médiatique très intéressée. Plusieurs conseils régionaux et départementaux et non des moindres, comme les Hauts de France ou l’Allier, viennent de voter des motions d’arrêt d’un éolien inefficace, très pénalisant pour les territoires et super spéculatif.

Des milieux de pression très bien financés, des maires isolés dociles ou cyniques, des réseaux de financement pas toujours très clairs, comme l’a démontré l’enquête de la Commission de régulation de l’énergie, ont contribué à miner le territoire français. Ces éoliennes n’ont pas été implantées là où existait le besoin, près des villes ou des concentrations industrielles. Elles ont été placées là où c’était facile de le faire, du moment qu’on trouve un endroit isolé, avec peu d’opposants et des propriétaires complaisants, et beaucoup d’amis dans les cabinets ministériels. 50 milliards d’efforts, sur dix ans, payés par le contribuable, un tiers du territoire français concerné, pour à peine 4 à 5% de l’électricité nationale, et seulement un jour sur cinq d’assuré en production. Quel désastre… sauf pour quelques fortunés, y compris les quelques fondateurs d’EDF Énergies Nouvelles, dont les centaines (oui ! centaines…!) de millions d’euros sont bien au chaud au Luxembourg, même pas en France.

Ces installations, souvent implantées en rase campagne dans des sites isolés, sont théoriquement classées ICPE, c’est-à-dire installation industrielle à risque, mais leur surveillance est hasardeuse. Il suffit de fréquenter un site éolien pour constater qu’il n’y a personne et pas un seul emploi sur place, ni aucune précaution particulière de surveillance. Pourtant, ces installations industrielles présentent plus de risques que les discours lénifiants ne le laissent entendre. La plupart du temps, c’est un simple artisan électricien qui est chargé de venir jeter un coup d’œil de temps en temps. La télésurveillance est faite par des robots et de l’étranger, quand ils marchent. On sait que les profits les plus juteux sont faits à la construction des éoliennes, jusqu’à un million et plus par éolienne. La suite n’est donc pas étonnante. On trouve aujourd’hui en Allemagne ou en Grande-Bretagne des éoliennes d’occasion à 200 000 euros alors que ces opérations sont facturées jusqu’à 3 million par éolienne… Où est la vérité? Y compris pour les banques ?

Un récent incendie d’éolienne dans le Jura a failli embraser un massif forestier entier, évité de justesse par plus de 30 pompiers. Il n’existe aucun plan d’urgence pour toutes les opérations à proximité de forêts, aucune précaution des incidents de promeneurs aucune assurance sur les dispositifs anti-pollution théoriques. De nombreuses rave parties utilisent les sites d’éoliennes isolés, devenus des hypermarchés de stupéfiants, et visibles de loin avec leurs clignotants. Une pale de plusieurs tonnes est tombée à quelques mètres de l’autoroute A10, mais l’opérateur, pourtant filiale d’EDF, a mis plusieurs jours à réagir. L’érosion des sols commence à se voir à l’œil nu sur les nombreuses opérations implantées en plein champ en Beauce ou ailleurs. Un accident d’avion sur un vol sans histoire vient de se produire « par hasard » à proximité d’un important champ d’éoliennes vers Issoire. On attend l’enquête avec inquiétude sur les pressions éventuelles. Déjà un accident mortel de montgolfière a fait naitre de nombreux doutes à proximité d’un champ d’éoliennes vers Château-Thierry, selon les termes des autorités préfectorales. Qu’en sera-t-il si les éoliennes en mer sont implantées à proximité des côtes avec de multiples aérodromes à proximité ? Une éolienne moyenne brasse 30 tonnes d’air à la seconde par simple vent de 18 km/h. La sécurité aérienne australienne émet des recommandations d’évitement jusqu’à 12 km des éoliennes, beaucoup moins inoffensives qu’il n’y parait, après plusieurs accidents évités de justesse, y compris un gros appareil d’un modèle utilisé par le Président des USA.

Les massifs de béton enfouis dans le sol ont été discrètement évacués de la réglementation mais ils restent à la charge des propriétaires, qui souvent l’ignorent. Ce sont autant de bombes à retardement qui les ruineront en centaines de milliers d’euros de dépollution à la moindre alerte d’atteinte du sous-sol, des eaux souterraines, et sur simple demande d’une association de protection de la nature. Le coût de démantèlement des éoliennes est officiellement chiffré à 50 000 euros alors que tous les devis de professionnels atteignent au moins 450 000 euros, socle de béton en plus. Les lanthanides, matériaux magnétiques largement utilisés dans les alternateurs des éoliennes, polluent plus à l’extraction que les minerais radioactifs, et leur dispersion par usure est au moins aussi dangereuse que l’amiante.

La revue American Thinker rappelle qu’il existe 14 000 éoliennes rouillées aux USA, cyniquement abandonnées par leurs propriétaires dont les nombreuses filiales financières empêchent de retrouver la trace. Or ce système de filiales complexes est exactement le même en France et on peut supposer que les arrières pensées ne sont pas très loin. Une mystérieuse banque égyptienne inconnue en Europe, pourtant impliquée dans des scandales de corruption selon le Financial Times, est devenue propriétaire de l’un des opérateurs connus en France. Qu’en sera-t-il tôt ou tard des autres ?

DES NOUVELLES DE BOURIÈGE ST SERNIN…

Bouriège et le Pont du Rec…ça vous dit quelque chose…VIAPL en a parlé plusieurs fois dans différents bulletins d’infos…Voici de leurs nouvelles.

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Bouriège StSernin …1an après …les mats sont érigés dévastant l’harmonie paysagère de la colline StPierre le Clair.4 mats sur 6 fonctionnent …2 attendent vraisemblablement on ne sait trop quoi …La route menant de Bouriège à StSernin est toujours partiellement défoncée et les 2 ponts n’ont toujours pas de parapets à ce jour(cf photos à l’appui)  attendant peut être l’accident qui fera des blessés ou des morts .Les responsables qu’il s’agisse du conseil départemental ou de la préfecture ont été informés ; ils ne pourront pas dire qu’ils ne l’étaient pas …Le second a répondu qu’il en informait le ler…dont acte!!!? notre sécurité ne parait pas être une priorité..Les fils du téléphone n’ont toujours pas regagné leurs poteaux et broutent à terre les fruits de ce que certains appellent encore ici »la modernité », pauvres idiots!. Pendant ce temps le Prdt de la com’ com’ du limouxin informe qu’il donnera 60000 euros à chaque village impacté de Bouriège et Tourreilles en félicitant les maires qui ont su trouver des subsides pour leurs communes . Et en occultant , bien évidemment et par ailleurs, le montant que cela représente pour la Com’ com’ , pour la ville de Limoux et les désavantages que cela représente pour les habitants …Entre mars et juillet 10 000 euros ont disparu puisque l’un des maires avait annoncé sur les journaux 70 000 euros ???Et puis ce qui nous intéresse maintenant c’est l’usage qui va être fait de ces 60 000 euros. Parce que les annonces nous font déjà frémir….Si nous nous sommes tus jusqu’à présent c’est qu’il y a des digestions difficiles … quand il s’agit de « honte républicaine ».!..Mais nous n’oublions rien , nous sommes mobilisés de façon démocratique avec plusieurs associations de vigilance quant à l’utilisation des deniers publics et à l’élaboration de projets aussi peu respectueux des hommes que de leur environnement . Nous sommes contre l’industrialisation des territoires ruraux au seul profit…du profit…Ce qui n’a rien à voir avec la transition énergétique à l’encontre de ce que l’on veut faire croire aux plus naïfs .Nous restons solidaires de tous ceux qui luttent pour avoir vécu des expériences similaires et confrontés à des injustices qui questionnent de façon inquiétante nos valeurs démocratiques et républicaines . A la lecture de la presse nationale nous entendons les échos d’une fronde qui gronde et qui prend de l’ampleur . Nous la soutenons .Nous vous demandons de transmettre sans modération ces différents articles ainsi que la liste des élus de plus en plus nombreux qui se questionnent ou/et s’opposent à tout projet éolien .
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> > Le comité de L’oeil de la Haute Vallée

LA FRANCE VENT DEBOUT CONTRE LES ÉOLIENNES : 30% pour…70% CONTRE !…

L’Union fait la Force pas vrai ? ! …

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La France vent debout contre les éoliennes

Pêcheurs bretons, paysans normands, défenseurs du patrimoine, de l’environnement ou simplement des finances publiques, la coalition antiéolien gonfle comme un spi.

ÉDITORIAL par Bertrand de Saint Vincent

Vents contraires

Don Quichotte est de retour. Un vent de colère souffle contre les éoliennes. De l’illustrateur Philippe Dumas au président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, des voix de plus en diverses s’élèvent contre ces pylônes de plus de cent mètres de haut qui défigurent le territoire terrestre et, demain, maritime. Pêcheurs bretons, paysans normands, défenseurs du patrimoine, de l’environnement ou simplement des finances publiques, la coalition antiéolien gonfle comme un spi.

Les reproches s’accumulent : atteinte à l’intégrité des paysages et au cadre des monuments historiques, pollution sonore ou lumineuse, danger pour les oiseaux migrateurs ou la faune marine. Sans oublier l’accusation majeure : le tarif exorbitant du rachat garanti de l’électricité produite par cette forêt de mâts dont il faut souligner que les pales ne tournent que 23 % du temps en moyenne.

Quel gâchis. Quel triste chemin parcouru entre l’idée initiale, séduisante, d’utiliser la force du vent pour produire une électricité renouvelable et sa réalisation, qui fait aujourd’hui figure d’épouvantail et s’annonce comme un gouffre financier. Que d’amateurisme, d’incohérences.

Comment expliquer, par exemple, que tandis que l’on continue à enterrer les fils électriques, on parsème les champs – et bientôt les océans – de piliers coulés dans le béton dont nul ne se soucie de savoir ce qu’ils deviendront lorsqu’ils seront obsolètes ? Prodige de la technocratie. Conduite à coups de subventions et de promesses illusoires, livrée à l’air du temps et teintée de frénésie idéologique, notre politique énergétique manque de vision globale et à long terme.

Lorsque, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France fit le pari du nucléaire, ce choix fit l’unanimité et fut un succès. À l’heure où s’impose la nécessité de faire évoluer ce schéma, Emmanuel Macron, qui aime à se draper dans les habits du général de Gaulle, se doit d’en redéfinir, dans la clarté, les contours et les enjeux. Loin des « petits arrangements entre amis » et du saupoudrage arbitraire, la politique énergétique française mérite mieux que des battements d’ailes.

 

« Les éoliennes sont la première menace qui pèse sur les paysages français »

Propos recueillis par Eugénie Bastié

PRÉSIDENT de la société Sites et Monuments, qui se bat pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, Alexandre Gady explique son engagement contre l’extension du parc éolien.

LE FIGARO. — Pourquoi une telle ardeur contre les éoliennes ?

Alexandre GADY.Les aérogénérateurs industriels polluants (AIP), dits « éoliennes », sont la première menace qui pèse aujourd’hui sur les paysages français. Ces machines gigantesques sont désastreuses, non seulement parce qu’elles envahissent l’horizon, mais encore parce que cet objet unique, partout et en tout lieu, banalise les paysages français dont la diversité fonde la richesse. La France, avec ses sites exceptionnels, est ainsi menacée d’être uniformément recouverte d’un objet industriel de couleur blanche au design primaire. À ce rythme, dans dix ou quinze ans, notre pays aura changé de visage. Et il sera trop tard : qui voudra payer pour les faire enlever, quand on découvrira leur nocivité ? On se retrouvera au pire avec des champs d’éoliennes rouillées, comme en Californie, au mieux avec d’énormes socles de béton enfoncés dans le sol, impossibles à éradiquer.

De nombreux paysages sont-ils déjà gâchés ?

Fin 2017, la France comptait environ 7 000 éoliennes, et il est prévu d’en construire jusqu’à 20 000 ! Des paysages entiers sont déjà profanés : je pense à la cathédrale de Coutances, dont il existe une vue célèbre où l’on voit une éolienne entre les deux tours, mais aussi à la charmante ville de Saint-Jean-d’Angély, en Charente, ou au cap Corse, à Ersa… L’appareil de l’État s’est jeté dans ­l’éolien avec une forme de dogmatisme absolu. Il est question de mettre des éoliennes face aux plages du Débarquement ou à proximité du Mont-Saint- Michel… Les promoteurs en mettraient dans la Galerie des Glaces s’il y avait du vent ! Rien ne semble arrêter ce qui est devenu un totem politique, abreuvé de subventions d’argent public. Pire, il n’y a plus moyen de négocier. Sous cet aspect, M. Emmanuel Macron est resté très « vieux monde », lui qui veut poursuivre la désastreuse politique de ses prédécesseurs.

Mais la sauvegarde de l’environnement ne doit-elle pas passer avant des considérations esthétiques ?

Voilà l’argument éculé : mettre en cause les éoliennes ferait de vous un lobbyiste du nucléaire ! L’association dont je suis président se donne certes pour objectif la défense de la beauté, pas de l’environnement. Ce qui ne signifie pas que nous ne soyons pas sensibles à la cause écologique, bien au contraire. Mais nous pensons que celle-ci ne doit pas se faire en détruisant les paysages. Une éolienne ne fonctionne qu’environ 30 % du temps et il faut près de 300 mètres cubes de béton pour fonder chaque engin ! L’éolien est un problème industriel, mais également religieux : est-ce qu’on y croit ou pas ? Étudiant la question depuis plusieurs années, je suis très sceptique sur les effets véritablement écologiques de ces machines. Si cela fonctionnait, ce serait différent, or les éoliennes ne fabriquent presque pas d’électricité – mais beau­­coup d’argent en revanche.

L’éolien en mer est-il une bonne alternative au ravage des campagnes ?

L’éolien terrestre est une catastrophe esthétique et, de plus, n’est guère efficace. En mer, il y a évidemment plus de puissance, mais pour lutter contre l’eau, il faut des engins encore plus énormes, qui nécessiteront un entretien onéreux. Je suis pour ma part convaincu que la solution passe par la biomasse et le solaire.

Comment vous mobilisez-vous contre l’extension du parc éolien ?

Nous attaquons régulièrement des projets en justice. Il y a des victoires mais aussi beaucoup d’échecs. La France est le pays où il y a le plus de recours citoyens en la matière. Les Français n’aiment pas ces machines car ils sont attachés à leurs paysages, une richesse unique et gratuite qui appartient à tous.

Le paysage fait-il partie du patrimoine culturel ?

À l’évidence ! Le problème aujourd’hui est l’existence de deux ministères qui traitent séparément de ces questions, la Culture et l’Environnement. Or, le paysage n’est pas naturel, c’est d’abord une création humaine, façonnée par des siècles de sédimentation historique. Si un paysage ne se construit pas en un jour, il est très facile en revanche de le détruire rapidement et de manière irréversible. C’est pourquoi nous réclamons depuis plusieurs années un audit sur les aérogénérateurs. Si on doit irrémédiablement changer le visage de la France, on peut bien prendre le temps d’évaluer les coûts et les profits de ces engins. Si un tel audit était mis en œuvre, on s’apercevrait sans doute que les lobbys qui sont derrière tout ce business aiment moins la nature que l’argent… Il faut donc d’urgence que le gouvernement ouvre un débat transparent !

SONDAGE
70% HOSTILES DÉSORMAIS A L’ÉOLIEN

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La fronde anti-éoliennes prend de l’ampleur

  • Par  Marie-Estelle Pech
  • Publié le 06/08/2018 à 17:11

    ENQUÊTE – Le gouvernement souhaite doubler le nombre d’éoliennes sur le territoire dans les cinq prochaines années. Mais la contestation s’intensifie et réunit des opposants de tous bords.

    Après les McDonald’s et les champs d’OGM, la prochaine cible des écologistes ou des zadistes sera-t-elle l’éolien? En juin, un feu criminel détruisait une éolienne et en endommageait une autre à Marsanne, dans la Drôme. L’attaque a été revendiquée mi-juin par un site libertaire précisant «s’attaquer aux dominations». Du bourgeois au militant mélenchoniste en passant par l’anarchiste, le pêcheur et le châtelain, l’opposition à l’éolien est «de plus en plus composite», affirme Fabien Bouglé, porte-parole du collectif d’opposants Touche pas à nos îles! en guerre contre le projet de parc éolien au large de l’île de Noirmoutier, en Vendée.

    Certes, cette opposition a historiquement débuté chez des pronucléaires situés bien à droite, «mais ça change», souligne cet élu versaillais, spécialiste du marché de l’art, qui témoigne avoir assisté à une lecture sur le sujet dans une «librairie anar de gauche» à Paris, et qui prophétise «une grande révolte populaire anti-éoliennes». … lire la suite sur le journal

SIGNONS TOUS LA PÉTITION !…

Une bonne synthèse des problèmes liés à l’implantation des éoliennes industrielles géantes, et même si la pétition n’a pas vocation à interdire la construction d’éoliennes en France, l’idée du  » référendum local  » vaut bien une signature…

 

STOP A LA DEFIGURATION ARBITRAIRE DE NOS PAYSAGES ET NOTRE PATRIMOINE !
Aujourd’hui en France, des milliers de luttes silencieuses ont lieu dans nos campagnes, nos villages et sur nos littoraux…

… Ces luttes sont celles d’agriculteurs qui voient leurs terres se faire piller pour remplir les poches de quelques promoteurs bien placés…

… Ces luttes sont celles d’habitants et de riverains courageux qui, chaque jour, trouvent la force de se battre contre une industrie toute-puissante qui saccage les habitations, les paysages, les bords de mer, les champs, la faune, la flore et le patrimoine de milliers de communes françaises…

… Ces luttes sont de celles qui sont perdues d’avance, avec d’un côté le fort, et de l’autre les faibles qui finiront piétinés ou ruinés, s’ils osent se mettre sur la route des colosses de « l’énergie verte » et compromettre leurs bénéfices juteux…

… Sauf si des dizaines de milliers de Français décident d’agir pour donner du poids à leur combat, et faire triompher David contre Goliath !

Il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau projet de parc éolien vienne menacer le mode de vie des habitants de petites villes ou villages quelque part en France. Sous prétexte d’écologie, des promoteurs imposent leurs éoliennes à des habitants qui ont rarement voix au chapitre. Pourtant, les contraintes qu’ils subiront désormais au quotidien sont gigantesques :

– Le paysage naturel qui entoure leur habitation sera à jamais balafré par des séries de mâts étoilés, méthodiquement alignés et de la taille de la Tour Montparnasse, et il ne sera plus possible d’admirer un coucher de soleil sur l’île d’Yeu ou la brume se lever sur le Vercors sans les avoir dans le champ de vision ;

– le patrimoine qui leur est cher, et a été péniblement préservé par les générations précédentes en dépit des guerres ou des frénésies architecturales – les petites églises, les monastères, les vieux châteaux forts… – sont désormais cachés sous l’ombre d’imposantes structures métalliques dix à cent fois plus grandes ;

– les coins de nature préservée, où il fait bon se balader, pique-niquer, se reposer, partir à la cueillette ou observer la faune et la flore, et qui participent à l’attrait et la qualité de vie de nos campagnes, seront systématiquement perturbés par le bruit sourd et constant des palmes qui tournent et du mât qui vibre sous la pression de la brise ;

– leur maison, parfois le fruit de toute une vie d’économie, voit son prix chuter en flèche faute d’acheteurs – voudriez-vous, personnellement, mettre votre argent dans une maison avec vue sur éoliennes ?

– l’attrait touristique de leur région s’en trouve indéniablement impacté, dégradant sa santé économique. Concrètement, ce sont des commerces qui mettent la clef sous la porte, des personnes supplémentaires au chômage, et des km en plus à faire en voiture pour aller faire les courses, à l’école ou chez le médecin ;

– sans parler des effets directs sur leur santé, qui commencent à peine à être documentés : en Allemagne, où l’éolien est très répandu, des médecins tirent la sonnette d’alarme pour dénoncer les risques sur la santé humaine de l’exposition aux ultrasons produits par les vibrations des mâts d’éoliennes, même lorsque celles-ci sont à l’arrêt. En France, l’Académie de Médecine réclame depuis 2006 qu’une étude épidémiologique sur le sujet soit menée – sans succès.

– et sans compter les coûts du démantèlement de ces éoliennes, jusqu’à 850 000€ par engin, le jour où cette source d’énergie deviendra obsolète, qui devra être supporté par les générations futures, puisque les promoteurs ne s’engagent que partiellement sur le sujet…

Tout ça, pour produire une électricité qui reste extrêmement chère, financée à de multiples reprises par les impôts des Français (directement via les subventions publiques à l’installation des éoliennes, et indirectement via la Contribution tarifaire sur l’acheminement que vous payez en supplément sur votre facture d’électricité), et dont les bénéfices ne profitent, au final, ni à la nature ni à la population, mais uniquement à quelques grandes entreprises bien placées !

La moindre des choses, avant d’imposer un tel bouleversement de leurs vies aux riverains, serait de leur permettre de donner leur avis !

Des « consultations » sont bien menées localement, mais elles n’ont aucune valeur contraignante ! On fait seulement semblant de recueillir l’avis des citoyens, pour ne pas en tenir compte derrière… Les recours possibles pour les habitants ? quasi-inexistants : après des mois de bataille juridique, les industriels finissent toujours par avoir le dernier mot…

Pourquoi ? Parce qu’ils ont l’approbation quasi-systématique des autorités publiques pour faire leurs petites affaires… Et même un soutien financier de taille : l’argent des impôts des Français !

Oui, vous avez bien lu : non seulement on impose arbitrairement aux habitants des contraintes monstrueuses, qui impactent profondément, et à tout jamais, leur quotidien, mais en plus ce sont les contribuables qui payent, en partie, ces constructions démentielles !

L’industrie éolienne dispose d’une immunité comme on en a rarement vu…

Mais à croire que cette immunité ne leur suffit pas : pour étendre leur empire, les promoteurs n’hésitent pas à recourir à des méthodes douteuses, voire nauséabondes : harcèlements et pressions sur des petits agriculteurs pour qu’ils acceptent l’implantation d’éoliennes sur leurs terres, baux malhonnêtes… Et si jamais ces agriculteurs osent se rétracter, ils seront traînés en justice et condamnés à verser plusieurs millions d’euros de dommages et intérêts à cette industrie qui brasse déjà des milliards…

Voilà les véritables dessous de cette « électricité verte » !>

Un combat de tous les jours pour les habitants des zones concernées, et qui ne disposent d’aucun recours juridique tangible pour faire valoir leur droit à protéger leur environnement, leur patrimoine, leur cadre de vie, et ce qui fait la beauté de leur région et le bonheur d’y vivre.

Il est grand temps de mettre fin à cette dégradation forcée et arbitraire !

Soyons clairs : cette pétition n’a pas vocation à interdire la construction d’éoliennes en France, mais de lutter contre leur installation forcée.

Pour cela, il existe un outil législatif qui pourrait être mis en place facilement par les autorités, et permettrait de rétablir le droit de parole des citoyens dans les projets éoliens qui concernent leur commune, car ce sont eux les premiers concernés.

Il s’agit du référendum local, qui pourrait, si nous arrivons à convaincre les autorités, devenir systématique, et permettrait tout simplement aux électeurs de décider par leur vote de la mise en place d’un projet de parc éolien ou non près de chez eux.

De tels référendums existent déjà, sur la base du volontariat de la commune. Par exemple, fin 2014 dans la commune de Plans (30), le maire a mis en place un référendum pour consulter les citoyens sur l’implantation d’éoliennes sur leur territoire. Avec plus de 82% de « non », le projet a été immédiatement abandonné. Et à l’inverse, d’autres communes votent en faveur des constructions éoliennes car les habitants privilégient les retombées financières, comme ce fut le cas à Saulzoir (59) par exemple.

Dans ces communes, les éoliennes n’ont pas été imposées de force : qu’elles aient été approuvées ou refusées, c’est l’avis des habitants qui a été le plus important. C’est ce système que je vous propose de rendre systématique, dans toutes les communes où un projet de parc éolien est proposé par les industriels.

L’enjeu est trop grave pour les citoyens pour que la décision soit prise sans
eux !

Il faut qu’un maximum de personnes, de la France entière, exigent l’instauration du référendum local pour donner aux habitants le droit de s’exprimer sur des projets qui impactent directement leur quotidien et gagent le patrimoine commun à laisser aux générations futures.

SVP, signez dès maintenant cette pétition, et transférez-la autour de vous.

Que vous soyez directement concerné par un projet d’éoliennes près de chez vous ou non, que vous viviez, dans un appartement en ville, dans une maison à la campagne, en bord de mer… Votre participation est essentielle pour défendre la liberté des citoyens à disposer de leur territoire ! C’est le seul moyen de gagner la bataille contre ces promoteurs qui veulent faire la loi partout en France en imposant leurs éoliennes.

Des milliers d’éoliennes ont déjà été installées en France, parfois grâce à des procédés dignes des plus grandes mafias, et souvent contre la volonté des habitants qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer devant ces mâts qui s’imposent désormais à eux…

Il est prévu d’en installer 4000 de plus dans les années qui viennent : il n’est pas impossible que les prochains projets soient prévus près de chez vous !

Alors SVP, mobilisez-vous dès maintenant pour garantir le droit des citoyens à défendre leur environnement, leur patrimoine et leur mode de vie, et empêcher toute construction arbitraire d’éoliennes à l’avenir.

Pour que la consultation des citoyens concernés devienne obligatoire et systématique, faisons pression ensemble sur le Ministre de l’Intérieur et son Sous-Directeur chargé de la démocratie locale, sur Nicolas Hulot, et sur nos parlementaires !

Signez sans attendre cette pétition, et transmettez-la à vos proches. Cela ne vous prendra que quelques minutes, et c’est vital pour empêcher les industriels de poser des éoliennes partout où ils veulent, en dépit de nos paysages, du patrimoine préservé par les siècles, de la faune et la flore, et de la santé des habitants et l’économie locale !

JE SIGNE LA PETITION

TOUS À BEYNAC LE 18 AOUT !… (24220 BEYNAC ET CAZENAC)

Annonce de manifestation en provenance de Thierry Bonne d’Asso3D :

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« Kléber Rossillon est un combattant anti éolien industriel de la première heure, un ardent défenseur de l’environnement et du patrimoine français, n’hésitant pas à se déplacer aux manifestations du Grand Etang de la Jemaye ou de Nontron pour défendre nos paysages là où ils sont menacés.

Depuis plusieurs années, il mène un combat pour défendre l’un des « plus beaux villages de France » de Dordogne : Beynac.Il organise une manifestation le samedi 18 août à 15 heures (voir programme ci-joint).Il compte sur votre présence ».
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En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au tract annonçant la manifestation :

Pour complément d’info, il s’agit, bien sûr de Beynac et Cazenac (24220) et pas du hameau de Beynac (24470 – Saint Saud Lacoussière).
TOUS À BEYNAC DONC !…

LE SCANDALE ÉOLIEN …

Un bel article d’Antoine WAECHTER qui dit des choses que nous connaissons bien.

Voici, pour une fois, un véritable écologiste…

Bonne lecture

Antoine Waechter 24 juillet 2018 France

Le scandale éolien

Le développement de l’éolien terrestre repose sur une escroquerie intellectuelle et politique.

Par Antoine Waechter, homme politique français, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI)

Antoine Waechter
Antoine Waechter
(photo : Joseph Schirmer CC BY-SA 4.0)

Après avoir colonisé les champs de betteraves et de céréales de la Picardie et de la Champagne, les aérogénérateurs investissent dorénavant les reliefs boisés de la basse montagne, dénaturant les plus beaux territoires de France et dégradant l’environnement de dizaines de milliers de personnes.

L’énergie éolienne a, semble-t-il, la sympathie d’une petite majorité de nos concitoyens, mais suscite des dizaines de procès devant la juridiction administrative. Cette réalité contrastée oppose ceux qui ne connaissent que les photographies de pales blanches sur un fond de ciel bleu à ceux qui vivent la proximité de ces monstres technologiques. L’adhésion repose sur une double escroquerie intellectuelle et politique : l’éolien serait nécessaire pour se passer du nucléaire et pour limiter les gaz à effet de serre, plus largement l’avenir appartiendrait aux énergies renouvelables.

Au niveau actuel de consommation énergétique, le renouvelable est parfaitement incapable de remplacer les énergies à haute densité comme le pétrole et l’atome. Il serait nécessaire d’abîmer tous les cours d’eau, de piller la forêt et de couvrir la France de panneaux solaires et de mâts géants pour atteindre cet objectif. Le cœur de la transition énergétique ne peut raisonnablement être qu’une réduction radicale de la consommation : tous les connaisseurs en conviennent. L’escroquerie politique est de taire cette vérité. L’investissement dans les nouvelles technologies de production d’électricité en veillant à ne rien changer à nos modes de vie et à notre organisation socio-économique consiste à poursuivre le modèle de développement à l’œuvre depuis près de deux siècles. C’est plus confortable politiquement… et nous achemine vers l’impasse en toute bonne conscience.

L’éolien n’est pas une alternative au nucléaire. La loi de transition énergétique a inscrit dans le marbre le niveau de production actuelle. L’EPR de Flamanville, qui aura coûté plus de 10 milliards d’euros, est annoncé pour une durée de vie d’au moins 60 ans. Un État qui a décidé de sortir du nucléaire n’équipe pas le pays en centrales pour le prochain demi-siècle. La réduction promise de la part de l’atome n’est qu’une illusion d’optique : l’accroissement de la consommation d’électricité, voulu par la loi (notamment par une électrification du parc automobile), conduit mécaniquement à diminuer la part relative sans avoir à modifier la trajectoire du modèle.

Enfin, l’éolien n’a pas sa place dans un mixte énergétique dominé par le nucléaire. Une énergie aléatoire suppose des relais rapidement mis en œuvre, comme des centrales hydroélectriques ou des centrales thermiques. L’hydroélectricité étant à peu près totalement mobilisée, le développement des centrales au gaz est le corolaire obligé de l’éolien. En d’autres termes, le développement de l’éolien exige le développement conjoint de centrales mobilisant des énergies fossiles et ne constitue pas, en soi, une réponse à la dérive climatique. L’Allemagne, qui est en voie de fermer toutes ses centrales nucléaires, est aujourd’hui l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de l’Union européenne.

Des milliers de personnes en souffrance

La multiplication des parc éoliens massacre les paysages de France et provoque la souffrance de milliers de personnes. La course aux autorisations d’implanter conduit à coloniser des territoires sans vent comme l’Est du pays, hier considérés comme inaptes aux éoliennes. Pour atteindre la rentabilité, les développeurs installent dorénavant des engins de 200 mètres de haut (pâles + mât), soit 4 à 6 fois plus que les objets déjà existants comme les clochers, les flèches de cathédrale, les pylônes de lignes très haute tension…

De grands voiliers, comme les rapaces, sont tués par les pâles, tandis que les poumons des chauves-souris éclatent sous l’effet de la dépression d’air créée par leur mouvement. Chaque éolienne vide un espace d’environ 1,8 hectare de tout vertébré (oiseaux et mammifères notamment), soit 9 hectares par parc de 5 machines, ce qui est sans incidence majeure dans un champ de maïs, mais très impactant au-dessus d’une forêt.

L’Académie de médecine a recensé tous les troubles suscités par la proximité d’un aérogénérateur, dans un rapport très complet publié en juillet 2017 : création de conditions favorables aux crises d’épilepsie, effet stroboscopique lié à l’ombre portée des pâles sur les maisons, malaises liées aux ultrasons produits par les vibrations des mâts, nuisances sonores. Le bruit du puissant brassage d’air (la prévision des zones de nuisances est complexe) fatigue le système nerveux par sa permanence comme la goutte d’eau qui tombe des heures durant. La nuit noire étoilée est rompue par les flash rouges qui signalent les mâts aux avions : impossible de retrouver le charme d’un dîner en plein-air par une nuit douce d’été lorsque ces éclairs lumineux vous rappellent en permanence la présence de cette zone industrielle dédiée au vent.

Le scandale de l’État complice

Le scandale tient au fait que l’État a livré le pays aux spéculateurs du vent. Vous devez déposer un permis de construire pour édifier une maisonnette de 20 m² de surface habitable et d’une hauteur de 2,5 mètres. L’installation d’un aérogénérateur de 200 mètres de haut assis sur un bloc de béton de 75 tonnes et 200 m² de surface est exonéré de permis de construire ! L’implantation n’est soumise à aucune planification : les zones de développement éolien, déjà peu démocratiques dans leur élaboration, ont été supprimées en 2015. La décision du Sénat d’imposer une distance minimale de 1000 mètres entre une éolienne et une habitation a été annulée par le Gouvernement Vals. La Bavière vient d’instaurer une distance égale à 10 fois la hauteur de la machine, soit 2000 mètres pour une hauteur de 200 mètres ; l’Académie de médecine avait recommandé 1500 mètres voici quelques années déjà.

L’État ne cesse de faire évoluer les règles pour satisfaire le lobby des spéculateurs du vent. Dernier cadeau annoncé : le secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot veut rendre plus difficile les recours contentieux des associations (même logique que François Hollande qui, pour protéger la promotion immobilière, a, par les ordonnances de février 2014, rendu plus difficile le recours des citoyens). L’éolien ne fait pas bon ménage avec la démocratie. Les projets d’aérogénérateurs ne font jamais l’objet d’un référendum local et se développe le plus souvent dans la plus grande discrétion pour ne pas alerter les défenseurs du paysage et du cadre de vie.

Ainsi, loin de défendre la population, l’État fait le jeu des spéculateurs internationaux du vent contre l’intérêt des Français.

L’énergie entre les mains du capitalisme international

L’installation d’un parc éolien se joue en deux temps. Dans un premier temps, un développeur d’éoliennes contacte les maires situés près d’une ligne électrique et lui vante les bénéfices financiers à attendre d’une implantation. En cas d’accord, il monte le dossier, fait faire les études (souvent affligeantes en ce qui concerne le paysage, l’impact sur la santé publique et sur la faune), contribue à l’enquête publique, défend le projet devant le tribunal administratif. Coût de l’opération : environ 1 million d’euros.

L’autorisation obtenue est mis en vente sur le marché mondial. Elle est acquise le plus souvent par des fonds de pension américains, britanniques, canadiens… par des pétroliers…, pour une somme de l’ordre de 15 millions d’euros pour un parc de 5 aérogénérateurs. L’acheteur dépensera encore quelques millions d’euros pour l’acquisition des machines et leur montage. Il vendra sa production à EDF qui est tenu de la racheter à un prix supérieur au prix de marché de l’électricité pendant une durée contractuelle de 10 ans. La différence est payée par la taxe dite contribution au service public de l’électricité (CSPE) que paient dorénavant tous les consommateurs d’énergie. Cette taxe vient encore d’augmenter.

Tous les acteurs gagnent, sauf le consommateur français. Le développement de l’éolien industriel est d’abord une affaire de gros sous : la principale motivation n’est pas de produire des kW-heures mais des euros dans un cadre sans risque puisque garanti par l’État.

L’une des conséquences de ce développement est de placer l’appareil de production énergétique d’origine éolienne entre les mains de capitaux étrangers : les consommateurs français sont ainsi appelés à contribuer aux retraites des Américains et des Britanniques.

Pour une transition énergétique intelligente

Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels, mais d’exiger que l’État reprenne la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores…

À chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.

L’État protège-t-il les intérêts de grands groupes financiers ou la santé et le cadre de vie des Français ? Très clairement, les décisions prises au cours des dix dernières années profitent à la finance internationale au détriment des gens.

Antoine WAECHTER

L’ARGENT DU CRIME DANS L’ÉOLIEN !…?…

Voici un article bien intéressant de la FED…

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Bonjour à tous.

Étant donné l’importance du sujet, j’ai pris la liberté de traduire laborieusement l’article du courrier calabrais.

Voir ci-dessous

Cordialement.

Hubert de La Raudière

REGION CALABRAISE Si les sociétés d’énergie désiraient régler leurs problèmes de dégâts sur les chantiers de construction ou leurs différents avec les administrations, en Calabre elle pouvait compter sur Giuseppe Evalto. C’est à lui que les clans Paviglianiti, Mancuso, Anello et Trapasso ont délégué leur doléances et leurs contraintes dans le secteur de l’énergie éolienne.

L’enquête en région calabraise a été dirigée par le procureur en chef Giovanni Bombardieri et coordonnée par le procureur Giuseppe Lombardo et Antonio De Bernardo h (aujourd’hui à Catanzaro), Antonella Crisafulli et Giovanni Calamita. Une tâche commencée par la police en 2012 et qui montre comment la « Ndrangheta apporte sa collaboration à des entreprises multinationales d’énergie comme Gamesa, Nordex et Vestas, engagés dans la construction de parcs éoliens à Lopa champ S. Antonio, à Reggino d’Amarnath, à Catanzaro de San Biagio, à Vibo Valentia et Cutro et Joppolo, dans la province de Crotone. « L’enquête est importante car elle confirme l’intérêt de la «Ndrangheta pour l’industrie éolienne et les  travaux qui y sont liés », dit le procureur Bombers « cela révèle un changement de paradigme »

L’AMBASSADEUR EVALTO Les affaires n’ont pas été directement offertes aux au clans mafieux mais «déléguées» à Joseph Mancuso Evalto l’homme qui est devenu représentant des clans dans les différents secteurs locaux. « Non seulement Mancuso y est historiquement lié, tient à préciser le procureur en chef du DDA, mais il est le représentant de la « Ndrangheta (la Mafia) unifiée. »

PERSONNAGE-CLE Capable de soulever sa chemise et montrer une arme à feu pour contraindre son interlocuteur a se plier à ses exigences, mais aussi capable de parler sur un pied d’égalité avec les dirigeants locaux des géants de l’énergie, Evalto,  dit le procureur Lombardo, «C’est l’homme-clé classique,  capable d’entretenir des rapports d’affaires avec des interlocuteurs différents de ceux du milieu criminel, il se déplace dans le « monde du dessus » et « le monde du dessous » ».
C’est l’ambassadeur entre deux mondes différents mais qui ont travaillé ensemble en Calabre.

 LA BOULIMIE DES CLANS De la construction d’hôtels au transport de matériaux, de l’installation des turbines à la construction des routes, des fournitures à la supervision sur les chantiers de construction, il n’y a pas de domaine où les clans n’aient mis la main, directement ou indirectement. Lorsque leurs initiatives ne fonctionnaient pas, ils ont arraché des contrats de sous-traitance. De surcroît, ils pratiquent également l’extorsion classique, masquée par la surfacturation et le paiement d’indemnités indues.

« TAXES » AUX ENTREPRISES Une « taxe de sécurité » a été instituée, à laquelle les géants de l’énergie n’a pas hésité à se plier, écrit le juge d’instruction.
« S’appuyer sur les gangs et leurs référents es encore rentable pour les entreprises constructrices des parcs éoliens, écrit le juge. Les gangs leur garantissent une prestation globale, dans lequel le travail sous contrat était associé à la sécurité sur le chantier. « C’était déjà le cas dans le passé comme on l’a constaté au cours d’autres enquêtes, mais, à l’époque, les géants de l’énergie n’avaient pas bénéficié de l’appui la mafia.

PAS DE PLAINTES POUR L’INSTANT Bien sûr, si Evalto apparaît comme référence « locale » pour Nordex , dit le chef d’accusation, la société n’est pas punissable « les faits ayant été commis avant l’entrée en vigueur de l’article 6,11 L .12 n. 109 »( du code anti-corruption).
« Cette enquête porte uniquement sur les opérations des clans dans un secteur très rentable tel que l’énergie éolienne – disent les enquêteurs -. Les autres phases telles que l’assignation ne font pas l’objet de cette procédure « . Au moins pour l’instant.

LES REPRESAILLES DU MAIRE Pour les géants de l’énergie, Evalto a non seulement pris soin de trier les travaux sous-traités de sorte qu’il n’y avait pas de problèmes sur les chantiers de construction, mais a également pris soin de la « suppression » des obstacles bureaucratiques. C’est ce qui s’est passé à Cortale, où pour obtenir une décision administrative rapide, il a succombé aux demandes du maire Francesco Scalfaro, qui pour cette raison, a été placé en résidence surveillée.
Ce matin, lors de la perquisition de sa maison, les carabiniers ont trouvé caché 30 mille euros, classés dans différentes enveloppes.  « Entre Fra’ndrangheta (la mafia calabraise) et la politique dans ce cas précis, il y a malheureusement un affrontement d’égal à égal », dit Lombardo.
C’est ainsi que le maire n’a pas hésité à mettre en place de véritables représailles, comme la fermeture de la route généralement parcourue par des camions, quand la compagnie n’a pas respecté les accords.

LE RÔLE CLÉ DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE « Tant que l’administration publique n’aura pas la force de s’opposer aux organisations criminelles – dit le procureur Lombardo – le processus d’expansion de la mafia ne souffrira pas des revers importants. En d’autres termes, seule une bonne politique et une bonne gestion des affaires publiques peuvent endiguer le phénomène criminel dramatique de la collusion entre les affaires d’État et les hommes de Ndrangheta, et la mafia au sens plus large».

Alessia Candito

a.candito@corrierecal.it

 

Au CA de la FED

Lu à l’instant ( contrepoints)
https://www.contrepoints.org/2018/07/18/320498-les-membres-de-lotan-en-pleine-cacophonie-energetique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=970f2212c3-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-970f2212c3-114019877&mc_cid=970f2212c3&mc_eid=91b20f7fc1

Information du 12 juillet
La police italienne a découvert une nouvelle affaire qui implique la ‘ndangheta, la très puissante organisation calabraise du crime organisé, dans un scandale de fraude sur les installations éoliennes. Treize personnes, dont le maire d’un village calabrais, et six entrepreneurs ont été arrêtés.
Des multinationales telles que Gamesa, Nordex et Vestas, ont été obligées de pactiser avec les ‘ndrines, parce que menacées de dommages, retards, vols et problèmes divers sur les chantiers mais aussi pour faciliter les procédures administratives.
Depuis des années – et pas seulement en Italie – les subventions aux énergies renouvelables sont une source de malversations et corruptions diverses ; dès qu’il y a de l’argent public, des gens malhonnêtes en profitent pour s’approprier ce qui provient des impôts des honnêtes gens.

Compte tenu de cette nouvelle alerte:
il serait urgent de faire faire  un audit indépendant des flux financiers de l’éolien comme l’a demandé officiellement à nouveau la  FED au gouvernement et notamment à Lecornu/Hulot

 La vente d’électricité éolienne à EDF représentera  un CA de l’ordre de 2,4 milliards d’euros en 2018  (  12.000 x 2200 h x 90 €)
La CRE   vient d’annonce qu’elle estimait la CSPE  à 7,788 milliards d’euros, soit près de 824 millions d’euros de plus qu’en 2017 (+ 12%)
Elle a déclaré que dans cette CSPE les subventions de l’éolien représenteront  17% du total soit 1, 3 milliards d’euros

En étant cynique ont pourrait  faire un raccourci et dire que 54% de l’argent de l’éolien »  vient de subventions publiques

Quatre Questions au gouvernement 

 1) A-t-on vérifié qu’il n’existait pas  de fonds financiers situés dans des paradis fiscaux   soit en amont pour prêter de l’argent destiné à  investir dans les parcs éoliens ultra subventionnés par l’argent public,    soit en aval pour récupérer de l’argent ,  qui irrigueraient la myriade de sociétés sans capital qui vendent en France  l’électricité éolienne à EDF pour 2,4 milliards d’euros

2) S’est-t-on assuré et par  quels moyens qu’il n’existait  pas de corruption, nationale et locale, de blanchiment,  de fonds utilisés pour de trafic d’armes ou de l’argent du crime?

3) A-t-on fait une étude de tous les circuits des redevances, a -t-on vérifié que des   sociétés de conseils  diverses n’émettaient pas   de fausses factures pour des études injustifiées, ,  qu’il n’y avait  pas de fausses commissions ou des retro-commissions ?

4) Connait-on  l’évolution des patrimoines des principaux acteurs de l’éolien en France?

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président Fédération Environnement Durable

ÉOLIEN OFFSHORE : DU VENT, TOUJOURS DU VENT !…

Lettre de la FED du 18 juillet : à l’ouest rien de nouveau…du vent, toujours du vent…tout en catimini…

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LETTRE D’INFORMATION :  18 juillet 2018

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Bonjour,

Eolien offshore les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent

Par Jean-Louis Butré et Arnaud Casalis Président et administrateur de la Fédération Environnement Durable
11 juillet 2018

https://www.contrepoints.org/2018/07/11/320057-eolien-offshore-les-15-milliards-deconomie-demmanuel-macron-sont-du-vent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=5273ca3070-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-5273ca3070-114019877&mc_cid=5273ca3070&mc_eid=91b20f7fc1

L’annonce du Président Macron de 15 milliards d’euros d’économie sur les éoliennes en mer n’est qu’une supercherie supplémentaire de communication.

Le 20 juin 2018 le président Macron et le ministre Nicolas Hulot ont annoncé à grand renfort de médiatisation une économie de 15 Md€ sur le coût d’installation des éoliennes en mer. À un moment où le gouvernement proclame vouloir boucler son budget en réalisant d’importantes économies budgétaires de l’État, une telle annonce est évidemment flatteuse.  Elle résiste toutefois difficilement à la réalité des faits.

De quoi parle-t-on réellement dans ces projets d’éoliennes en mer ? Un bref retour en arrière s’impose pour rappeler que les gouvernements précédents ont décidé de donner corps à la transition énergétique de façon idéologique, sans la moindre analyse du potentiel des ressources ni de leur faisabilité économique. Dans le plus grand désordre et en l’absence de réflexion sur ce que devrait être l’intérêt général, ils se sont lancés dans des politiques opportunistes sous la pression immédiate de groupes de pression alliant spéculateurs et prétendus écologistes.

Pour masquer le fiasco de l’éolien terrestre le gouvernement lance l’éolien offshore encore plus coûteux

Les subventions aux éoliennes terrestres assurant une rentabilité incomparable à tout autre investissement, aux frais du contribuable, il a fallu corriger une image promise à être désastreuse lorsqu’il a commencé à être public le fait que le secteur éolien ne créerait pas d’emploi en France (les machines sont toutes importées) et que cette énergie intermittente serait  à l’origine d’un prochain triplement du prix de l’électricité pour le consommateur.

L’idée fut donc vite vendue, par quelques industriels, de créer une filière d’énergie éolienne dite « marine » (en réalité littorale) permettant de tenir un discours franco-français sur la création d’emplois compatible avec le discours politique ambiant. On sait quelle fut la suite, avec l’arrêt ou la cession des projets (Siemens, General Electric) dans des conditions de décisions encore mal élucidées.

Électricité offshore plus de 7 fois le prix normal

C’est dans ces circonstances  que furent hâtivement lancés des appels à projets d’éolien marin, sans étude préalable autre que celles des promoteurs les portant dans leurs cartons, assorties d’exigences de rémunération sans précédent.

Alors qu’EDF est tenu de vendre à ses concurrents 25% de sa production d’électricité à 49 € le MWh dans  les conditions imposées par la loi Nome, et que les éoliennes terrestres lui vendaient déjà la leur au double de ce prix, le premier projet de Veulette proposait un prix d’achat  imposé à EDF de 110 € le MWh.

Profitant d’une volonté politique défaillante et de la légèreté de Mme Ségolène Royal, les projets suivants ont ensuite vu leurs  offres acceptées à des prix exorbitants atteignant  jusqu’à 230 € le MWh. Il n’est pas non plus inutile de comparer ce prix à celui du marché spot de l’électricité qui oscille souvent  aux alentours de 30 € le MWh et qui est même quelquefois négatif lorsqu’il faut délester le réseau allemand de la surproduction erratique de ses propres éoliennes.

Des opposants déterminés

Seule l’action des opposants aux projets regroupés dans des associations locales et nationales a permis d’attirer l’attention sur des pratiques choquantes ayant pour objet de bénéficier de la manne publique au détriment du citoyen. C’est à eux qu’on doit la contestation juridique et médiatique des projets d’énergie marine.

En acceptant que les projets soient maintenus avec des tarifs de 150 € le MWh, certes en baisse, mais toujours très supérieurs  à des tarifs normaux, le Président Macron vient  de donner son feu vert à un gâchis de subventions de l’ordre de 20 Md€ que paieront les contribuables pour faire vivre une filière déficitaire.

Une supercherie de communication

C’est peu dire qu’en  proclamant une économie de 15 Md€, le Président ne fait que dissimuler de moindres déficits. Il use en fait d’une posture de communication en contradiction avec la réalité, à l’image de son ministre Hulot qui annonce que les projets d’usines éoliennes en mer sont l’équivalent de deux centrales nucléaires en oubliant de dire que, par l’intermittence de leur production,  ces gisements électriques ne produiront au mieux que le tiers de leur capacité et porteront préjudice à des pans entiers de l’économie des littoraux français.

Un mépris des lois et de la démocratie

Emmanuel Macron  et Nicolas Hulot ont méprisé la démocratie en annonçant des décisions comme celle de construire le parc eolien du Tréport alors que le maire, les élus, la population et les associations de pêcheurs sont depuis des années totalement opposés à ce projet.
En  prime, ils ont bafoué le 20 juin 2018 toutes les lois et les fondements de la participation citoyenne, l’enquête publique du Tréport n’étant  même pas encore faite.

Ce véritable Ukase a obligé le maire de la ville à réagir pour exprimer sa colère . Voici le texte de  sa lettre ouverte du 5 juillet 2018

Depuis lundi un bateau barge travaille sur le futur chantier du parc éolien offshore, visible de notre plage ils auront du mal maintenant à nous dire que nous ne verrons pas les moulins à vent. Ce qui me pose problème aujourd’hui c’est l’interdiction de pêche sur le secteur, l’économie de la pêche Tréportaise en est mise en danger, j’adresse aujourd’hui un courrier au préfet maritime pour trouver des solutions.

Monsieur le Préfet,
Depuis quelques jours, je perçois la présence au large du Tréport d’un navire dont la mission serait de préparer l’installation éventuelle des ancrages des 62 éoliennes du projet mené par la société «Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport». Je suis consterné par la présence de ce bateau dont l’action me semble prématurée (voir photo ci-dessous).

Même si le Président de la République a assuré que ce parc verrait le jour, vous n’êtes pas sans savoir que l’enquête publique n’est, pour le moment, pas encore programmée, que l’issue n’est donc pas connue et que, dans l’éventualité où un avis favorable serait donné, des recours seraient encore possibles.

Au-delà de la consternation, c’est surtout l’indignation qui m’étreint. En effet, j’ai été alerté par les pêcheurs du Tréport. Ils ont été avisés de l’interdiction qui leur était faite de travailler dans la zone où se trouve ce navire. Alors que la période de la pêche du rouget-barbet et de la seiche débute, cela est fort préjudiciable et aucune compensation n’a été prévue, ni même envisagée.

De plus, les répercussions sur cette action risquent d’être plus lourdes encore. En effet, les bateaux de pêche les plus conséquents pourront se rendre sur d’autres secteurs, mais cela aurait pour conséquence de les dérouter vers d’autres ports pour décharger leur pêche et s’approvisionner. L’activité de la CAPA (Coopérative des Artisans Pêcheurs Associés) qui commercialise le carburant et la glace s’en trouverait impactée.

J’en appelle donc à vous, Monsieur le Préfet, pour mettre bon ordre dans cette situation et faire en sorte que les droits des professionnels de la mer ne soient plus bafoués.

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations distinguées.
Laurent JACQUES
Maire du Tréport

Jean-Louis Butré est l’auteur de Éolien, une catastrophe silencieuse, paru aux éditions de l’Artilleur en 2017.

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

Un message du Conseil de Développement Durable.

Un message de Bruno Déroulède, président du CDD (Conseil de Développement Durable du Périgord Vert)

Bonne lecture

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Bonsoir à tous, amis de Forces Périgord,

Comme certains d’entre vous le savent peut-être, au-delà de mon appartenance à Assocep et donc à FORCES PÉRIGORD, je préside le Conseil de Développement Durable du Périgord Vert.

Il s’agit d’une association citoyenne découlant de différentes lois (et notamment de la loi NOTRe) visant à développer la démocratie participative. Il existe des CDD dans toutes les régions.

Le CDD Périgord Vert dialogue et construit avec les élus afin de favoriser les projets de développement durable adaptés aux spécificités du Périgord Vert. Le Festival des Énergies ou la journée découverte des énergies renouvelables que nous avons organisée le 22 juin, sont des bons exemples de notre action. D’autres projets sont à l’étude comme l’organisation d’un grand débat pour revaloriser l’utilisation de l’énergie hydroélectrique.

Je souhaite renouveler et augmenter le nombre d’adhérents du CDD afin de peser plus efficacement dans le débat territorial. Des membres de vos associations respectives pourraient être intéressés par le CDD. Pour leur permettre de découvrir cette association, je vous serais reconnaissant de leur transmettre les documents ci-joint afin de les inviter à notre prochaine Assemblée Générale qui aura lieu le 12 juillet à 18h dans la salle des fêtes de Bourdeilles. Leur adhésion (10€/an) pourrait être une simple adhésion de soutien.

Si vous le jugez opportun, merci de ce que vous pourrez faire pour soutenir un mouvement citoyen qui milite pour le développement durable du Périgord Vert dans le respect de ses habitants et de leur cadre de vie.

Bien cordialement.

Bruno Déroulède

06 07 80 07 30

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Pièces jointes : cliquez sur les liens ci-dessous

Invitation AG et Formulaire

Bulletin Adhesion-CDDPV

 

 

 

Entretien avec Monsieur Bernard Cazeau, sénateur de la Dordogne.

Coïncidence !… Suite au courriel « Biodiversité en danger dans le Périgord Vert » que nous avons envoyé à plusieurs élus et responsable de structures (PNR Périgord Limousin, LPO, ARB, etc.), nous avions rendez-vous hier, lundi 2 juillet, avec Monsieur Bernard Cazeau, sénateur de la Dordogne, et, ce même jour, la FED demandait à ses adhérents d’interpeller députés et sénateurs quant à la prolifération intempestive de l’éolien (voir la lettre de la FED que nous avons publié juste avant cet article).

 

Voici, en quelques phrases ce que le sénateur a répondu à nos questions concernant les deux projets éoliens qui nous préoccupent :

« Ça fait dix ans que j’en entends parler mais il n’y en a toujours pas (d’éoliennes) »

« Vous voulez préserver votre paradis, mais c’est dans les villes qu’on voit la transformation du monde » (sic !)

« Il faut vivre avec son temps…le monde est en train de changer » (?)

« Ce n’est pas moi qui irai chercher les éoliennes en Dordogne…de toutes façons, c’est le Préfet qui décide »……….!!!!!!!!!!

 

Monsieur le sénateur Cazeau n’a pas vraiment répondu à notre question de savoir ce qu’il pense vraiment de l’implantation d’éoliennes dans le Périgord Vert. Ses propos sont restés vagues et superficiels, sans prise de position nette. L’implantation d’éoliennes industrielles géantes dans les campagnes de la Dordogne ne semble pas faire partie de ses préoccupations majeures.

La  « langue de bois » est décidément la caractéristique des politiques…

Quant à nous, nous attendons toujours la réponse de monsieur Jean-Pierre Cubertafon, député de la 3ème circonscription de la Dordogne, ainsi que celles de messieurs Vauriac et Méchineau…

Nous espérons quand même que les adhérents de la FED qui s’adresseront à leurs sénateurs et députés obtiendrons d’eux des réponses moins sibyllines…

 

 

 

Lettre de la FED : de nombreux élus s’inquiètent…

Les élus commencent à s’inquiéter de la prolifération des projets éoliens…

Bonne lecture.

LETTRE D’INFORMATION :  2 juillet 2018

 

 Aux membres de la Fédération Environnement Durable

Bonjour

Depuis quelques mois il se dessine une réelle  montée de l’inquiétude de nombreux  élus toutes tendances confondues.

Ils commencent à prendre conscience de leurs responsabilités historiques dans l’immense saccage paysager et environnemental  que l’éolien terrestre (et offshore) cause à la France.

Cela se traduit par des prises de position individuelles  contre les éoliennes, mais aussi par des  décisions au sein d’assemblées départementales.

Certaines  s’orientent vers  des demandes de moratoires

Si le Ministère de l ’environnement  et tous les organismes inféodés aux promoteurs éoliens  font tout pour le cacher et pour continuer leur propagande  digne de pays  totalitaires , il faut constater qu’il s’agit là d’une réelle prise de conscience.

Voici quelques exemples, concernant les départements de l’Allier,  de la  Somme et des Hauts de France et de la Vienne ou après des année de passivité ,  les députés  ont finalement réalisé que  la Vienne était  écumée par des hordes de promoteurs, que toutes les communes étaient visées  et  que des centaines de permis et de projets  éoliens soit disant « maitrisés » étaient en train de pulluler et de détruire ce département autrefois une magnifique zone de bocage.

Il est certainement  possible d’ajouter  d’autres départements à cette liste

Le Conseil d’administration de la FED s’est  réuni samedi 30juin

Il a été décidé de demander à toutes les associations de la  FED de contacter   leurs députés et leurs sénateurs pour les informer  de cette évolution dans les autres régions de France et de les alerter.

Merci aussi de signaler dès que possible à la FED  tous les noms des élus nationaux (députés et sénateurs, conseillers généraux etc…)  susceptibles d’entreprendre des actions pour  tenter de sauver la France du massacre programmé par les éoliennes .

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Les conseils départementaux et les élus les uns après les autres s’inquiètent de l’éolien industriel qui détruit les paysages et le patrimoine de la France

Après la Somme , les Hauts de France , la Vienne…..

L’Allier

 La Somme

Hauts de France
Xavier Bertrand dit «stop» aux éoliennes dans les Hauts-de-France

L’Union

L’ancien maire de Saint-Quentin en avait fait un slogan de sa campagne : « l’installation tous azimuts d’éoliennes en Hauts-de-France, c’est terminé » …

Vienne

La multiplication de projets éoliens alarme dans le Montmorillonnais. Les élus cherchent à reprendre la main..

Projets de parcs éoliens : le sud Vienne à saturation

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président de la Fédération Environnement Durable

La FED demande un moratoire concernant l’éolien terrestre.

Un nouveau message de la FED (Fédération Environnement Durable), fédération à laquelle VIAPL est affiliée. Bonne lecture…

 


Communiqué de presse 

  

 

 

Paris le 28 juin  2018

Pour atteindre les objectifs du plan solaire, la Fédération Environnement Durable  demande un moratoire concernant l’éolien terrestre

La Fédération Environnement Durable (FED) prend acte du  plan dévoilé aujourd’hui par le gouvernement qui veut  porter le solaire de 22% à 32% du mix énergétique de la France en 2030.
Elle  demande au  gouvernement de privilégier  les solutions  locales non liées au réseau d’électricité et notamment le  solaire couplé  au stockage local de  l’énergie.

Contrairement à l’éolien qu’elle combat, la FED constate que l’acceptabilité du solaire est convenable s’il est placé intelligemment dans les  lieux les  plus adaptés.

Mais pour que le solaire puisse se développer, un moratoire concernant  l’éolien terrestre  est indispensable pour que le solaire ne soit pas cannibalisé.

Ce moratoire dans un premier temps pourrait imposer  aux promoteurs d’augmenter la distance de protection des riverains des éoliennes.
Il devrait aussi  arrêter  les avantages économiques  accordés depuis des années  à la  filière du vent qui s’approprie toutes  les aides d’état pour le profit d’intérêts particuliers au détriment du développement des autres énergies renouvelables.

Le gigantisme des éoliennes  qui dépassent maintenant  200 m de haut, leur mauvaise  rentabilité, et les nuisances nombreuses  qu’elles provoquent,  conduisent à leur rejet  constaté quotidiennement par la  montée exponentielle de contestations porteuses des plus graves conflits sociaux et à  une augmentation rapide  des recours juridiques qui dépassent  maintenant  70% des projets.

Contact presse

Jean-Louis Butré