LETTRE A UN BOUFFON DE COUR…

Qui est donc ce Monsieur Hulot qui, avec son compère Lecornu, vont faciliter encore plus la multiplication des usines d’éoliennes industrielles et, partant, la vie des promoteurs éoliens…?…

C’est un peu long…mais à lire…

 

Ça s’intitule donc « Lettre de Eric de Valfrancisque (EDV)  au Baron Hulot

Le 25 décembre 2017

Lettre à un bouffon de cour.
« Damoiseau de la cour dont la main inutile
Ne rougira jamais de sang dans les combats,
Tout propre à soutenir le tour de vos rabats
Et les inventions de la chambre où l’on file,
L’on dit que vous marchez en mariolet de ville,
Portant la tête haute et le courage bas… »
Charles-Timoléon de Sigogne (1560 – 1611)

En des temps anciens, quand l’honnête homme savait laver une offense dans le duel, nul doute que Charles-Timoléon de Sigogne – qui était le poète favori du bon Roi Henri IV – aurait pu écrire ce sonnet spécialement pour vous, Seigneur Hulot, Baron de la Frime et bouffon de cour.
La virulence de mon propos, en cette trêve de Noël, vous surprendra peut-être et pourtant, dans mes allégations, rien n’est inventé, rien n’est exagéré : je suis votre carrière de courtisan depuis bien des années. Nos chemins se sont croisés moult fois, nous avons parfois côtoyé les mêmes gens.
Donc, si je vous traite de paltoquet, de jean-foutre et de faquin, c’est en connaissance de cause.
Commençons votre histoire – votre légende – par le début. Parlons, Baron, de vos origines prétendument modestes. Il plait toujours au vulgum pécus qu’on lui raconte une belle histoire : celle d’un jeune ambitieux, issu d’un milieu pauvre et qui, grâce à un travail acharné et du talent, arrive à se hisser au dessus de sa condition et à fréquenter la cour et les puissants.
Déjà commandeur de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite et chevalier des Arts et Lettres (on se demande bien à quel(s) titre(s) ?) vous voilà adoubé par « Jupiter 1er », notre roitelet-dictateur, au rang de 3ème personnage du royaume, juste après le ténébreux Edouardo Philippe et le triste Mollusque Collomb, ministre des basses polices. Vous avez reçu les attributs de votre fonction : un bonnet assorti de trois grelots (qui marque votre position hiérarchique) et le droit de distraire le roitelet par des sotties, des caprices et des galipettes. Amuser le jeune monarque est un privilège que vous partagez avec sa vieille gouvernante Brigitte, née Trogneux-gneux, et un brave Labrador bâtardé nommé «Némo» (1)
Mais vous n’êtes en rien un fils du peuple, vous êtes issu de la bourgeoisie, ce qui explique, à défaut de les excuser, vos manières de parvenu. Votre père, Philippe Hulot a exploité une mine d’or au Vénézuela avant de diriger une importante fabrique de confiserie à Paris, puis un commerce de plantes médicinales à Nice. Votre grand-père, architecte de son état, vivait dans le même immeuble haussmannien que le cinéaste Jacques Tati, (lequel s’en serait inspiré, nous dit-on, dans « Les Vacances de monsieur Hulot » (1953)).
Du côté de votre mère(2) vous descendez de Georges Moulun, un industriel qui fera fortune dans la construction des premiers barrages hydro-électriques français, mais qui fit faillite après la crise de 1929. Déjà un « écologiste alimentaire » mais celui-là aura eu moins de chance que vous.
«Né coiffé», vous ferez des études chaotiques dans différents établissements huppés : «quelques trimestres» au lycée Saint-Jean-de-Passy dans le 16e arrondissement, au collège Sasserno de Nice, au lycée Fénelon à Paris. Avez-vous obtenu votre baccalauréat ? On le suppose car vous auriez, dit-on, trainé quelques mois à la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie.
Vous n’êtes cependant détenteur d’aucun titre universitaire – de scientifique ou de chercheur – qui pourrait expliquer votre façon assurée et pontifiante de parler d’écologie ou de climatologie.
C’est un «drame familial» – la perte d’un frère – qui vous aurait donné des envies d’aventures et de sensations fortes. On pourrait penser qu’un jeune homme épris de « baroud » et d’adrénaline choisirait de faire son service militaire chez les Chasseurs Alpins ou les Parachutistes. Que nenni !
Il semble, Baron, que vous n’ayez jamais porté mousquet. Je présume que le «grand sportif» que vous étiez devait (déjà ?) pencher à gauche et être antimilitariste?
Vous aurez trouvé, dans vos relations, quelque moyen pour vous faire réformer.

Sans le moindre titre universitaire, en Rastignac efflanqué, vous aspirez à gagner, très vite, beaucoup d’argent. On vous verra exercer toutes sortes de petits boulots : plagiste, moniteur de voile, barman, serveur(3). Puis, comme beaucoup de fils-à-papa gauchisants – Yann Arthus Bertrand ou Jean-Marie Perier – vous tenterez de devenir photographe. C’est un métier qui ne nécessite aucun talent si on ne l’exerce pas en artiste. En l’occurrence, votre seule envie était qu’on parle de vous : le « petit Nicolas » déjà Narcisse mégalomane, voulait devenir «Tintin reporter».
En 1976, vous partez au Guatemala, après le tremblement de terre qui a fait 20 000 morts. Vous avez compris que, dans un monde de voyeurs, le «scoop» permet de se faire un nom. La même année, grâce à un ami, vous accompagnez le navigateur Éric Tabarly en Afrique du Sud, mais ce dernier vous vole la vedette: lui, c’est un aventurier, un vrai ; pas un jeune prétentieux !
Piètre photographe, vous ne parvenez pas à percer malgré vos relations, mais vous ne manquez ni d’idées ni d’aplomb : en 1978, après l’enlèvement du Baron Empain, vous « planquez » pendant… 46 jours dans votre voiture devant son domicile. Hélas, vous ratez la libération du Baron.
Le 2 novembre 1979, vous arrivez juste après la fusillade qui met un terme à la cavale de Jacques Mesrine. Dans la bousculade, vous ratez encore un «scoop»…Jusque là, Baron, vous n’êtes qu’un modeste photographe – paparazzi ou charognard ? – sans une once de réussite.
Et puis, la chance vous sourit enfin ! Patrice Blanc-Francard vous fait entrer à France-Inter pour tenir, en soirée, une rubrique consacrée à la moto intitulée « La poignée dans le coin ». Là, le futur écolo que vous êtes joue au «bad boy». Vous y parlez – de votre voix saccadée et inimitable – de vitesse, de grosses cylindrées, de sensations fortes mais surtout, de VOUS et de vos pseudos exploits en deux-roues. Vous vous essayez, sans grand succès, à quelques courses moto. Vous tentez même le «Paris-Dakar» en voiture et… vous cassez votre Range-Rover dans le sable après un tonneau.
Mais vous entretenez vous-même votre réputation de « trompe-la-mort » spécialiste des sports mécaniques et/ou extrêmes. A l’époque, vous déclarez, sans rire, à un hebdomadaire :
« Si je me tue, ce sera Molière qui meurt en scène ». Heureusement, Baron, que la cuistrerie et le ridicule ne tuent pas car vous seriez mort très jeune !
Finalement, la fortune vous viendra des femmes, car avec votre maigre carcasse, une apparence souffreteuse et une tignasse de vieux soixante-huitard, vous plaisez à la gent féminine.
Durant toute votre carrière, vous serez donc une sorte de maquereau, un barbot, un « Julot-casse-croute » qui doit tout ou presque à ses «gagneuses».
Votre première bienfaitrice est un pur produit du «Show-biz» : la belle, jeune (et riche, ce qui ne gâche rien !) Dominique Cantien, directrice des variétés à TF1 et productrice de l’émission «Ushuaïa». Selon ses propres dires, la belle Dominique (Nique, nique !) a « vécu une aventure » avec Claude François, ce freluquet sautillant et décoloré qui marchait à voile et à vapeur.
Elle vivra ensuite neuf ans avec vous et vous quittera pour… Philippe Douste-Blazy : encore un type épais comme un casse-croute de chômeur et coiffé comme un «Playmobil».
Depuis 2009, elle est en ménage avec l’ancien boxeur Stéphane Ferrara. Elle aura donc attendu l’âge de la ménopause pour vivre enfin avec un homme, un vrai !
Grâce à l’émission «Ushuaïa», vous devenez une célébrité : vous aimez vous faire mousser, et nous avons droit, chaque semaine, à vos exploits surmédiatisés: Zébulon en parachute, Tintin en deltaplane, Superman en montgolfière, James Bond en ULM…etc…etc…
Il se trouve, Baron, que je suis adepte des sports aériens ultralégers que j’ai pratiqués fort modestement et toujours en amateur(4). J’atteste que vous étiez, dans ces disciplines, un pratiquant moyen voire mauvais, mais toujours entouré des meilleurs, tous grassement payés par «Ushuaïa».
Ceux qui ont travaillé pour vous, dans des conditions souvent précaires durant des semaines, se souviennent du couple-star « Nicolas et Dominique » arrivant de Paris en classe affaire, juste pour mettre « les pieds sous la table » avant la mise en scène de vos prouesses en l’air ou sous l’eau(5).
Le Français, Baron, n’est plus un aventurier, mais il aime bien les sensations fortes, le cul calé dans un fauteuil devant sa télé, une bière à la main. Des émotions «Canada-dry», vous allez lui en donner, quitte à les fabriquer de toute pièce…

Je ne perdrai pas mon temps à raconter ici vos nombreuses « gamelles » de débutant(6), votre « traversée de l’Atlantique » en dirigeable à pédale, avec Gérard Feldzer : un énorme battage médiatique et un flop dès le départ…On constate, là encore, que le ridicule ne tue pas !
Mais on parle enfin de vous, vous êtes célèbre: le photographe famélique coiffé comme un « Beatles » se donne des airs de Bonaparte au Pont d’Arcole. Vous voilà Baron de la Frime, mais vous visez déjà le titre de Prince de l’Esbroufe. En vérité, Baron, vous êtes à l’aventure ce que Patrick Balkany est à la rigueur fiscale et Bernard Tapie à la gestion d’entreprise(s): un usurpateur, un tricheur et un bluffeur ! Un foutriquet qui se prend pour un vrai dur !
En 1993, exit Dominique Cantien, vous épousez, en Bretagne, Isabelle Pâtissier, championne du monde d’escalade, cascadeuse et pilote de rallye. Mais elle vous fait de l’ombre : c’est une vraie sportive et ses exploits sont bien réels. Vous divorcez au bout de quelques mois.
En 1996 et 1997, vous présentez « Opération Okavango », puis « Ushuaia Nature » mais la mayonnaise ne prend plus; le public s’est lassé de vos gesticulations et de vos faux exploits.
Qu’à cela ne tienne, entre temps, l’amateur de grosses motos, de moteurs qui vrombissent, de déplacements en hélicoptère, est devenu un militant écologiste : une écologie bien comprise, qui remplit votre compte en banque. En 1996, la « Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme » est reconnue d’utilité publique. Depuis, les sponsors n’ont cessé de se multiplier. Vos « partenaires fondateurs » sont EDF, l’Oréal, TF1 et Véolia. TF1 possède la marque « Ushuaïa » dont vous recevez, sans travailler, de confortables royalties.
En 2002, vous épousez dans le Lubéron – sorte de parc national pour bobos de la « gauche-caviar » – Florence Lasserre, fille d’un militant écologiste, rencontrée à Chamonix.
En 2006, vous lancez le mensuel « Ushuaïa Magazine » qui fera un bide.
En 2009, vous produisez un film « le syndrome du Titanic » qui fera un flop. L’échec de ce navet vous affecte et vous faites une déprime (ou un caca nerveux d’enfant gâté ?).
En 2011, certain d’une confortable victoire, vous candidatez aux primaires écologistes et vous prenez…une mémorable claque devant Eva Joly, un petit pot-à-tabac norvégien affublé des lunettes rondes de Jacques Duclos. Rancunier, vous ne pardonnerez jamais ce camouflet aux écolos.
Par la suite, vous avouez avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon, au premier tour, le trouvant « plus pédagogue » qu’Eva Joly. Au second tour votre choix se porte sur François Hollande. Un choix assez logique pour un écologiste-pastèque : vert à l’extérieur et rose à l’intérieur.
Le 6 décembre 2012, juste renvoi d’ascenseur, « Flamby » Hollande vous nomme « envoyé spécial pour la protection de la planète ». C’est à ce titre qu’on vous retrouve dans la délégation qui l’accompagne au Vatican en janvier 2014. Vous seriez même, selon vous, l’instigateur d’une encyclique du pape François sur l’« écologie de l’humanité ». Conseiller les princes ne vous suffit plus, il vous faut murmurer à l’oreille du souverain pontife !
Pourtant Claude Allègre, ancien ministre, vous a bien jugé car il écrivait en 2009 : « Hulot est un imbécile qui envoie les gens rouler à vélo et lui, fait ses affaires en hélicoptère… » Et il ajoutait un peu plus tard dans son livre «L’imposture climatique » être « effrayé par (votre) méconnaissance de simples données de base scientifiques et par (votre) inculture littéraire et historique ».
Allègre est en scientifique, et, contrairement à vous, il sait de quoi il parle.
En décembre 2015, on vous retrouve autour de la « COP 21 » où vous partagez la vedette avec Laurent Fabius et Ségolène Royal, la folledingue du Poitou : un beau trio de pieds nickelés !
En janvier 2016, vous n’écartez pas la possibilité de vous présenter à l’élection présidentielle de 2017, mais… sans passer par une primaire : démocrate en peau de lapin, vous n’avez pas encore digéré votre gifle face à Eva Joly. Et puis, finalement, vous vous déballonnez.
Avant les élections, on vous verra pérorer sur les plateaux télé en déclarant, entre autres, avoir refusé d’être ministre de l’écologie de Chirac, de Sarkozy, de Hollande. Vous dites également n’avoir aucune confiance en Macron. Au premier tour vous choisissez de voter pour « Bilal » Hamon, la musaraigne à grandes oreilles, candidat du PS. Cet irresponsable qui s’engage à donner un «revenu universel» aux feignasses et à accueillir toujours plus de migrants.

Vous êtes quand même un triste sire, Baron, un triste sire doublé d’un traître !
Et puis, sans qu’on sache trop par quelle sombre magouille, quel intérêt non avoué, quelle entourloupe, on vous retrouve ministre de « Jupiter 1er ». Pourquoi se brusque retournement de veste ? Un adage populaire dit que « la parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien » : la preuve !
Mais vos attributions ministérielles flattent votre égo: le climat, la pollution de l’air, l’énergie et les transports. On vous donne également « la protection et la valorisation de la nature et de la biodiversité » et la conduite des négociations européennes et internationales sur le climat. En clair vous êtes un peu comme la nouvelle cuisine : des plats avec un titre ronflant et…rien dans l’assiette.
Vous êtes d’ailleurs conscient que vous ne servez à rien mais, capricieux comme une star, vous vous laissez un an…pour voir, et vous déclarez que vous mettrez votre démission dans la balance si l’on venait à construire une piste pour aéroplanes à Saint Jacques de la Lande(7).
En juillet 2017, vous lancez une vaste fumisterie appelée «plan climat» dans lequel la France s’engage à arrêter toute production énergétique à partir du charbon d’ici 2022 et, à supprimer les voitures roulant à l’essence d’ici 2040. Là, Baron, vous êtes un fou furieux et un malade mental !
Mais, à l’approche de la nouvelle année, je me prends à rêver que votre étoile s’étiole enfin : les usurpateurs finissent toujours par tomber le masque, et ce n’est que justice.
Votre patrimoine, Baron, a été rendu public en décembre. Vous êtes, parmi les millionnaires de ce gouvernement, en seconde position avec un patrimoine évalué à plus de 7,2 millions d’€.
Personne ne vous reproche d’être très riche et d’avoir quatre résidences bien placées mais vous déclarez posséder… neuf véhicules à moteur : un bateau de 200 CV, une moto, six voitures, et un scooter électrique. Et vous osez inciter les Français à rouler à vélo ! Vous ne manquez pas de souffle (comme pourrait le laisser croire votre façon de parler saccadée) ! Vous venez de nous administrer la preuve que vous n’êtes qu’un Tartuffe et un écologiste de salon.
J’apprends à l’instant que votre cote de popularité vient de dévisser de 15 points, ceci suffit à mon bonheur car, contrairement à vous, j’ai des bonheurs simples.

Je ne vous salue pas, Baron : les gens de votre espèce, je les conchie.

Eric de Valfrancisque.

 

(1) : «Bouffon» et «Bâtard» étant les insultes préférées des rappeurs et de la « diversité », j’éviterai de faire des comparaisons hasardeuses entre vous et ce brave «Némo», ce clébard n’a pas mérité ça !
(2) : Votre mère est née Mézan de Malartic, une vieille famille aisée. Soyez-en fier au lieu de vous inventer un passé miséreux et d’opter pour des tenues volontairement négligées.
(3) : La servilité étant chez vous une seconde nature : prêt à servir n’importe qui du moment que ça rapporte !
(4) : Moniteur fédéral (totalement bénévole) d’un para-club pendant plus de 10 ans, pilote delta-motorisé, brevets de pilote ULM (pendulaire, multiaxes et paramoteur), ex-moniteur parapente. A 68 ans, je pratique encore le parapente à petite dose. Médaillé – bronze et argent – de la Jeunesse et des Sports au titre de mes engagements aéronautiques, je n’ai jamais gagné un centime de mes passions, et je m’en flatte.
(5) : Un ami, moniteur fédéral de plongée sous-marine, me dit que dans cette discipline (que je ne pratique pas), vous ne valez pas « tripette » non plus. On se demande dans quel domaine, hors la servilité des larbins, vous excellez ?
(6) : On vous a vu combien de fois finir « sur le cul » en parachute (ou parapente) alors que, sur les voiles de type « aile », n’importe quel novice apprend très vite à se poser debout ?
(7) : Votre air satisfait lors de votre dernier passage à la télé me laisse supposer que ce projet est enterré.